J’ai pas mal bougé durant ce voyage. Je suis certain que je ne serais pas allé à certains endroits si j’étais accompagné. Mais être accompagné, ça peut aussi donner plus d’opportunités de chouettes surprises, choses qui sont rarement arrivées. Au final, ce voyage a été conforme pour la plupart à la planification initiale et mes attentes.
Il y a eu des déconvenues, des moments inconfortables. Cela m’a permis de reprendre conscience de ma nature insouciante et gaffeuse, et des efforts que je dois déployer quotidiennement pour être moins étourdi.
J’espère avoir donné un point de vue qui te servira à de futurs voyages. J’ai donné des infos en toute honnêteté, en évitant toute idéalisation ou enrobage de la réalité. Les moments chiants, je les ai partagés, tout comme les moments sympas.
Bref. Sans plus tarder, les souvenirs que j’ai ramenés (il manque juste quelques uns, car déjà mangés).
Sachets de thé (genmaicha, puerh…), financiers, mochi au thé.De gauche à droite : souvenirs de Iga orientés ninja (tshirt, tongs, shurikens, stickers, tenugui, serviette), souvenirs de Kumamoto (tenugui, nanoblock, curry au cheval), taiko de Hamamatsu, curry jap, souvenirs de Nachi (clochette, assiette, plaque ema, statuette du corbeau), souvenirs de Ise et Meotoiwa (miroir, amulettes pendentifs), omikuji de Kusatsu, goodies divers de Anime Japan 2026 (pochette plastique, livre des 10 ans de Egg Firm), dépliant de la douane française, pot de pudding de Kusatsu, tasse de dégustation de saké Kikusui Garden, verre à shot de Odawara, livres divers, marque pages et tampons de Ise.De gauche à droite : gateaux omiyage, verre de Otaru, sachets de thé d’hotels, carillon de Edo Fuurin, mini figurine Frieren qui dort, contrôleur Switch pour jouer aux trains, sels de bains d’hotels, dessous de verre Goryokaku Hakodate, brosse à dents d’hotel, peluche coussin Kumamon, sac à bento Kumamon, articles trains miniatures, porte-clés panneau station Akihabara.Boite de 6 peluches (kurumitapi) Lucky Star, boite de 8 mini standees Bocchi The Rock, de Anime Japan 2026.4 bouteilles de whisky (1 déjà consommée donnée) de Nikka Whisky à Yoichi, harengs en jerky de la distillerie.
Il est 5h. Pour la première fois de ce voyage, le réveil m’a réveillé. Je suis un peu fatigué, et je sens que mes pieds auraient apprécié un peu plus de ménagement. 🥲 Bon, je ne traine pas, et j’arrive à prendre une douche, à m’habiller.
Je fais un petit check des horaires du shuttle gratuit de mon hôtel. Toutes les demi heures le matin. OK. Je vise celui de 6h30. Let’s go prendre le petit-déjeuner en vitesse.
Légumes !! C’est plus ou moins la même programmation que le jour précédent.
Je remonte. Je rends visite à Toto la cuvette. Brossage de dents, et on range tout. Il n’y avait pas grand chose, puisque je range toujours la veille au maximum. C’est chiant de le faire, mais ça aide à partir à l’heure. 😌
J’enlève les dernières étiquettes avec des code barres de la valise. Celui posé par Yamato résiste, il faut couper un anneau plastique… Putain ! Je me suis fait mal au doigt en déchirant l’anneau. Ça saigne. Fait chier. Bon, ben, mouchoir à tenir.
Paré au départ. Et surtout, on vérifie qu’il ne manque rien, en bas, en haut, dans le frigo, dans la salle de bain… Cool… Je sors de la chambre. Et je rentre à nouveau pour vérifier une dernière fois. Je ne me sentais pas serein. Mais c’est bon.
Je rejoins l’arrêt de bus réservé aux clients de l’hôtel. Cool, quasiment premier arrivé. Bon, le bus était loin d’être rempli au final, mais j’ai ma valise qui sortira parmi les premiers.7h00, le bus part à l’heure.Arrivée à Haneda, terminal 3. Let’s go récupérer ma deuxième valise.Je retrouve le coin très rapidement. C’est pratique, ce terminal. ✨
C’est la première fois que je suis à cet aéroport le matin. Je constate qu’il n’y a pas autant de monde que les dernières fois où je suis passé au pôle arrivée. Les départs le matin, et les arrivées le soir ?
Mes fidèles partenaires de voyage enfin réunis !
Je me suis acquitté d’une facture de ¥8400 pour le stockage. Totalement acceptable ! J’ai apprécié ce service. 👌
J’en profite pour répartir les objets, notamment en mettant le taiko dans la grosse valise, qui a une coque rigide qui protègera mieux. Je pense que niveau poids, ça devrait le faire aussi. Et on enlève aussi les vieilles étiquettes.
Je prends l’ascenseur pour arriver aux départs. Il y a pas mal de monde qui s’enregistre au comptoir ANA… Au bout d’une file de 150 voire 200 personnes, je vois un gars tenir une pancarte « Security end of line ». C’est comme ça qu’ils appellent l’enregistrement de bagages au Japon ?… Oh ! Bien sûr que non ! C’est la file pour passer la sécurité !
Fait chier de faire la queue… Mais l’expérience de Sapporo me donne une idée, celle de chercher un autre point de passage. J’y penserai après l’enregistrement des bagages.
Comptoir Japan Airlines, classe éco. Mhh il y a un peu de monde devant les bornes… Et si j’allais plus loin ?… Bingo ! Plein de bornes libres !
Je fais l’impression des étiquettes pour les deux valises à la borne en libre service.Les étiquettes sont un peu moins faciles à utiliser que celles de Sapporo (New Chitose), dans le sens qu’il y a des trucs à décoller par exemple. C’est ce genre d’étiquette que je n’aimais pas, mais en version encore plus compliquée avec 3–4 étapes. Là, il y en a juste deux. Ça va encore.Aussitôt réunis, mais on se sépare déjà. Ce n’est qu’un au-revoir mes amis !… On dirait que je raconte un épisode HS de retrouvailles éclairs d’un anime genre One Piece.Zone de dépôt de bagages. Je n’ai pas eu le droit au self baggage drop. Ma grosse valise pèse finalement 18kg, et ma « petite » valise pèse 13kg. Mes souvenirs sont gros, mais c’est surtout pas mal d’air. Mdr
J’ai terminé mon enregistrement de bagages. Allez, petit pipi, et passons la sécu. J’en reviens à la question de tout à l’heure. Est-ce que cet aéroport a plusieurs points d’entrée de sécurité comme à Sapporo ?
… On dirait ? Je vois au loin « Departures ». Le même panneau de part et d’autre. Je me rapproche de celui qui est éloigné des terminaux de trains et qui est blindé.OMG. On dirait que je peux utiliser ce point de sécurité. Il n’y a aucune queue ! Je m’y engouffre, et en moins de dix minutes, je passe la sécu et la douane. Incroyable. L’autre porte m’aurait fait attendre bien plus longtemps, je pense ! Un vrai hack de voyageur.Bon, je n’avais rien de spécial à acheter au duty free. Donc je me suis posé. L’avion part à 10h20. Plus qu’à patienter.Il est 8h55.
L’équipage arrive progressivement. Courbettes au niveau des portiques pour saluer les kyakusama, les clients. Comme à l’aller. 😁 Mais c’est moins bien fait qu’à l’aller quand même. Ouais je chipote.
Je commence à avoir soif. Je pars remplir mon thermos que j’avais laissé vide après l’avoir nettoyé à l’hôtel au préalable.
10h00. On n’a toujours pas embarqué. On aurait dû commencer à 9h55. Je pars faire un pipi. J’espère qu’on ne me piquera pas ma place, c’est la plus proche de l’entrée.
10h02. God damnit! On m’a chouré la place. Pffff c’est l’inconvénient d’être seul : il n’y a personne pour garder les places.
10h05. Embarquement des gens aisés de première et business. Les prolos de la classe éco entreront juste après.10h34. Tout le monde est installé. L’avion bouge enfin. On part donc avec 14 minutes de retard.10h54. Décollage ! Allez, sayōnara Japon ! 🥲
11h03. J’ai toute une rangée de sièges pour moi. 👀 La voyageuse qui était à l’autre bout de ma ligne de 3 sièges est partie rejoindre sa pote. Trop cool !
11h05. Ah non, ils ont juste échangé de place. Bon au moins, personne n’est à côté de moi. Et ça, c’est cool quand même. Les deux accoudoirs sont miens. ☺️
Je me demande si je vais réussir à faire un somme. J’étais déjà un peu fatigué à l’aéroport…
11h14. Je regarde le plan de vol… Normalement, on ne passera pas par le chemin tracé qui est le plus court. On devrait suivre le chemin du Groënland.
11h27. Je me rends compte que la plupart des sièges à l’arrière sont remplis aux deux-tiers. Comment ça se fait ? Sur le plan des sièges, quasiment tous le sièges étaient marqués comme pris. 🤔
12h07. Petit rafraîchissement. J’ai pris un jus de pomme. Non, j’ai menti. C’est du umeshu. Le paquet vert, ce sont des apéritifs salés. Par contre, la passagère de devant qui a baissé son siège en arrière, elle fait chier. J’espère que le personnel fera remonter son siège au moins pour la bouffe.13h00. Turbulences. Ouais, c’est méga flou parce que ça bouge trop. Le service de bouffe est suspendu. J’ai de la peine (Non.) pour celles et ceux en train de manger. 🤣
13h07. Fin des turbulences. Allez, j’attends mon plateau !
13h28. C’est bon, la passagère de devant a enfin remonté son siège suite à la demande du personnel. Plus qu’à attendre mon plateau.
13h31. Bouffe ! C’était délicieux !Le menu.Une petite glace Häagen-Dazs en plus. Comme à l’aller, il me semble !15h30 (à peu près). Avec l’obscurité qui commence à s’installer, j’ai fermé les yeux. Comme d’hab, je n’ai pas dormi. Mais j’ai pu me détendre.Détail du trajet. On passe entre Russie et États-Unis (Alaska).
18h09. C’est le plus long lever de soleil que je n’ai jamais vécu. Ou bien est-ce un coucher de soleil ? Hey mais je viens de réaliser un truc. Je vais vivre deux levers de soleil et deux couchers en un seul jour ! C’est rigolo non ?
La banquise polaire. Il y avait beaucoup de brume, mais on arrivait à voir un peu à travers quand même.On passe pas loin du pôle Nord !Là, c’est le nord du Canada, ou le Groenland. Je ne sais plus. XD
18h50. Des boissons commencent à être servies, comme si c’était le matin. Mdr c’est factuel que c’est le matin, mais pour moi, c’est l’heure à laquelle je prendrais un apéro au Japon. Allez, encore 5h45 à endurer avant l’atterrissage.
19h20. Collation du « matin ». Nahhh je ne prends pas d’alcool cette fois. Un café pour rester réveillé, du jus de pomme (et je ne mens pas cette fois), plus leur gâteau au macha et chocolat blanc.Le gâteau au macha. Marrant, le vert ne sort pas bien sur la photo.19h43. Attention ! Je m’apprête à jouer sur ma Switch ! Je l’ai trimballée pendant tout mon voyage, oubliée dans le Shinkansen, mise en valise et dans le sac à dos selon les situations, mais jamais utilisée. C’est le moment où jamais d’y jouer !
En effet, à ce moment, je n’ai plus rien à raconter dans mes articles ; ayant enfin rattrapé tout mon retard. Il ne reste que des commentaires de photos à écrire, mais ça, je ferai uniquement quand je téléverserai les images sur ce blog. (J’ai pas le réseau dans l’avion, et leur wifi gratuit une heure ne fonctionne pas.)
Actuellement au large de l’Islande.23h12. Le petit-déjeuner est servi ! Pas de légumes. Mais un peu de fruit quand même.
24h11. J’ai rangé la Switch. J’ai presque joué quatre heures en tout. Ça fait longtemps que je n’ai pas joué autant ! Truc cool, je suis moins cassé physiquement qu’à l’aller. Je pense que le vol dans le sens Tōkyō > Paris me réussit mieux.
24h15. On commence la descente depuis les 39000 pieds d’altitude.
24h28. Les côtes françaises sont en vue ! Ça doit être pas loin de Dieppe, ici.Dernier virage avant l’atterrissage.Atterrissage ! Aux alentours de 18h (Paris).Le trajet final sur le globe.Arrivé. Moteur éteint.J’ai bien aimé ce vol. 9/10.C’est un peu chelou à CDG au terminal 2E. Il faut prendre la navette pour prendre les valises et passer la douane. C’est perturbant parce qu’on croise les gens qui sont au départ ! Je suis moi-même passé par là à mon aller vers Tōkyō.
Une fois mes bagages récupérés du tapis, je sors…
« Monsieur ! » entends-je.
C’est un agent de la douane. Ça fait longtemps que je ne m’étais pas fait arrêter par la douane. Il a dû se dire qu’un gars tout seul avec deux valises, c’était inhabituel. Et il a sans doute raison. Haha !
Il m’a demandé combien j’avais dans ma valise. Là, j’en savais rien, donc j’ai dit un truc genre 3.000 euros. Il m’a aussi demandé ce que j’avais, je lui ai dit des souvenirs, des livres, un taiko.
Il a donc procédé à l’inspection de ma grosse valise. Je lui ai par ailleurs montré ce qu’était un taiko, vu qu’il avait l’air curieux. Il était très sympa par ailleurs.
Bon, on a ensuite révisé à la baisse l’estimation de mes bagages, parce qu’avec le taiko étant l’objet le plus cher à 67000 yens (400 euros grosso modo, et encore, c’est le prix de l’expérience + traducteur professionnel), c’était difficilement concevable que ça aille aussi haut que 3.000 euros.
Il m’a rappelé juste les règles pour l’application de la TVA et m’a laissé passer.Et voilà ! Mon voyage est terminé. ^^
Lever aux aurores. Aujourd’hui est un jour spécial. C’est le dernier de ce voyage. J’avais prévu d’aller à Enoshima, puis Odawara. Mais en regardant les trajets, il y a une interruption de service sur une ligne qui m’empêche de prendre le JR pour Enoshima. J’adapte donc le trajet pour commencer par Odawara.
Petit-déjeuner. Varié ! Il y avait le choix dans ce buffet. J’ai évidemment pris des légumes, et des viennoiseries (territoire de pain au chocolat ici, désolé les chocolatinéens !).Il y avait aussi des œufs brouillés, du bacon, du hareng, du poulet… Varié, comme je le disais en préambule.
J’arrête de traîner, et je me motive. Je vais prendre le métro.
Je vais en direction de la ligne Keikyū à Anamori-Inari. Il me faut affronter la horde de gens qui vont bosser qui marchent dans le sens opposé au mien.Ça fait un bail que je n’avais pas utilisé ma carte IC.J’arrive à Shinagawa. Et de là, je réserve un siège dans le prochain Shinkansen Kodama.Ah ! Et aussi, je prends le tampon de Shinagawa. J’avais oublié celui-là.Okayyy Odawara, me wara !Tampon de Odawara. Facilement trouvable près des portes de validation, côté extérieur.
Je suis choqué du nombre de jeunes en uniforme dans cette ville. Peut-être qu’il y a un évènement, ou que je les esquivais toujours naturellement dans mes déplacements. Il est 10h43, mercredi 8 avril.
On voit le donjon depuis la gare.
Le château d’Odawara. C’était un château important dans l’histoire médiévale japonaise. Le famille Hojo y siégea durant cinq générations, avant de faillir face à Toyotomi Hideyoshi qui aspirait à conquérir le Japon. En gros, ce dernier a brisé le combo. Pas cool. Bon, le musée avait l’air de dire que la famille Hojo était super et tout, aspirant à la paix. Chais pas si c’est vrai. Mais ils ont tristement échoué à la préserver. Méchant Hideyoshi.
Le parc du château était magnifique, bien que de taille assez modeste. Il y a de nombreux endroits instagrammables. Ici, ils plantent de l’iris.Les plants d’iris. Ça fleurira dans quelques mois.Je suis ensuite monté dans le château qui fait office de musée, moyennant ¥800.Je n’ai pas cherché à tout comprendre, mais j’ai au moins installé l’application qui fait audio guide. Cet audio guide était très sommaire malheureusement. J’aurais souhaité un peu plus d’information comme l’app de Kumamoto.L’intérieur n’est pas d’époque. C’est un intérieur moderne, donc pas la peine de montrer des choses, à part cette belle illustration au début de la visite. (Et les armures de samurai à l’avant-dernier étage étaient protégées par une interdiction de photo.) Dommage qu’on ne puisse pas acheter des mini reproductions comme celui que j’avais acheté au château d’Ōsaka. Magnifique souvenir.J’arrive au sommet. On a une belle vue sur les instagrammeuses en herbe, et la baie. La vue n’est pas spécialement exaltante. Mais bon, ce sont mes préférences personnelles.Il y a une app en réalité augmentée, mais ça ne fonctionnait pas sur les versions récentes d’Android.Petit verre à shot souvenir. (Note : il parait qu’on ne peut pas utiliser ce verre pour boire ni manger, selon l’étiquette en bas de l’emballage.)Tampons souvenirs du château.
Allez, je me barre. À noter que le ticket du château donne accès à l’expo du musée des samurai. Mais je n’étais pas intéressé, ayant déjà vu pas mal d’objets à leur sujet dans d’autres occasions.
Une dernière photo du donjon avec des fleurs de cerisiers.
Je pars donc en suivant le chemin des grandes portes, sous les cerisiers en fleurs.
Présentation d’une vue en coupe d’un mur.
Je me prends un truc au konbini, que je mangerai dans le Shinkansen.
Triforce ?!… Non c’est juste l’emblème des Hojo.
J’arrive à la gare d’Odawara.
Mhh… En fait, je ne prendrai pas le Shinkansen. Je dois passer par le JR Shōnan-Shinjuku jusqu’à Fujisawa, puis prendre un Keikyū sur le Enoshima line. Y a plus qu’à !Le tampon de Fujisawa ! Faut le demander au staff dans le box des agents aux portails.Keikyū… Je prends rarement autant de fois une ligne non-JR dans une même journée. Je ne veux pas tamponner mon carnet JR avec leurs tampons. Et comme je n’ai pas de carnet Keikyū… Je suis triste. 🥲J’arrive à Katase-Enoshima, l’une des stations permettant d’aller à Enoshima.Le bâtiment de la gare. Ouais, elle a une tronche marrante.À partir de la gare, il faut prendre un long pont.On peut voir le mont Fuji de ce pont ! Si, si, il est sur la photo. Bon derrière le palmier. Mais on voit le sommet blanc !J’avais entendu parler de cet endroit dans Bocchi The Rock. Je trouvais que ça avait l’air d’être un coin touristique sympa à faire.
Il s’agit d’un lieu mêlant shintoïsme, bouddhisme, et capitalisme. On trouvera plein de boutiques bordant le chemin des sanctuaires. Et comme ça grimpe, il y a également des escalators payants. On utilise ceux-là comme un transport normal, en achetant des tickets. Et il y a à parier que la carte IC fonctionne également.
J’ai l’impression que cet escalator est une institution, à écouter les Japonais qui en parlent autour. Et il est vrai que j’en avais même entendu parler dans Bocchi The Rock. Mais j’ai préféré tout faire à pied pour trimer le plus pour mon dernier jour. 🤣
J’arrive à l’un des shrines. Je me pose quelques instants pour faire une enquête, pour constater que très peu de personnes saluent au niveau des torii. Mais il y a quelques uns qui font quand même preuve de respect. De mon côté, je l’ai fait, bien sûr. Par contre, à l’autel, je n’ai pas jeté de pièce. Je ne me suis pas senti de le faire ici.
Je passe à la suite. Ça grimpe encore. Le parcours est joli.
J’arrive au point culminant, là où il y a le Sea Candle, une petite tour d’observation. Je monte.On voit moins bien le Fuji maintenant. 😅Belle vue sur la ville.Une partie de l’île à explorer.On peut descendre à pied de la tour. C’est ce que j’ai fait, pour profiter un peu plus de cette tour.Ensuite, direction le bout de l’île. Il y a une cave qui s’appelle Iwaya. Il s’agit d’une cave creusée par la mer.
Et probablement suite à un tremblement de terre, le niveau de cette cave s’est relevé et est devenue accessible.
Cette île et cave sont reliées à des légendes autour de Benzaiten et un Dragon. Cette cave aurait également été l’endroit où un membre Hojo a eu une révélation après une quarantaine de jours de méditation, sur l’avenir de sa famille, en ayant vu ce fameux Dragon. Ce dernier lui aurait laissé quelques écailles, inspirant ainsi le logo des Hojo : la Triforce (les trois triangles). (non, ça ne s’appelle pas la Triforce, évidemment, mdr)
Ptain ça descend bien… Je vais donc devoir remonter ensuite. XDIl y a deux caves à visiter.Tampon de visite des caves d’Enoshima.Ils nous prêtent une bougie. C’est plus pour l’ambiance, car c’est plutôt bien éclairé dedans.Idoles bouddhistes.Il parait que le caillou à gauche est un saint couché, Saint Nichiren. Tu peux faire une petite prière ici si tu veux. (J’ai vu des personnes en faire.)En route vers la cave 2.Bon, cette deuxième cave est un peu moins mystique.Il y a une statue de dragon au fond qui gronde quand on clape des mains devant… Mouais. J’ai pas fait.
Je commence à avoir mal aux pieds. Il est temps de rentrer.
Je suis le même chemin qu’à l’aller. Arrivé à Katase-Enoshima, je m’interroge sur le diner. Je n’ai pas spécialement faim. Et je me disais que je pourrais m’offrir un dernier petit kiff jap… Finalement, non. Ce n’est pas raisonnable.
OMG ! Mes pieds ! Ça fait du bien de s’asseoir dans le train.
Arrivé à Fujisawa. Sauf qu’au lieu d’aller à Odawara, je prends le JR Shōnan-Shinjuku jusqu’à Yokohama, puis le Keikyū Haneda Airport pour revenir à Anamori-Inari.
Arrivée à Yokohama.
Purée, il y a un monde de fou dans la gare de Yokohama ! En même temps, je crois comprendre que quatre voire cinq compagnies de train s’y arrêtent !
Je pense avoir été à cette gare en 2023, pour aller voir le Gundam en taille réelle. (Qui n’est plus là.)
Je me mets en quête du tampon de Yokohama… Mh… Le site que j’utilise dit que c’est près de la sortie centrale… Je ne vois aucune sortie centrale sur les panneaux. Je demande à un agent de gare. Apparemment, il faut rejoindre la zone centrale, se situant entre la zone ouest et la zone est. En suivant des indications, j’arrive à l’endroit… Ah ! Spotté !
Allez, direction rentrage.
Dernier coucher de soleil du voyage.L’hôtel est pas loin de la bouche de métro. J’affronte la horde d’étudiants en uniforme et de salaryman. Qui partent prendre le métro. D’ailleurs, cette station est infernale sur un des quais car le quai est réduit à moins d’un mètre de largeur à cause de travaux. Les pauvres ! Ils étaient entassés !Mhh… Sukiya… Il me fait de l’œil. Il se trouve juste au coin de rue, en face de l’hôtel. Est-ce que je m’autorise ce dernier kiff typiquement jap ? Allez. Go !Menu avec curry et gyūdon. Trop cool ! Dans ce restaurant, ils donnent aussi une bouteille pour pimenter le curry. Ça tombe bien, j’avais envie d’un peu de piquant… Oups, j’en ai mis un peu trop. 🤣 Pas grave, je vais bien mélanger. J’avais hésité à prendre une bière pression, mais il n’y en a pas.
Je finis de manger. Et je vais aller payer. C’est le genre de restaurant où on prend le ticket de table et on le scanne à une borne pour payer— Oh shit ! Je me casse la gueule !
Il y avait une marche ! Grrr ! Et mon téléphone a fait un petit vol et a heurté un petit gars. 😬 Je vérifie l’état du téléphone… Bon, pas de fissure. Merci la coque de protection. 👍👍
Putain j’ai failli me croûter et j’ai fait tomber mon téléphone ! Ça m’aurait bien cassé les couilles !
Je remonte dans la chambre. Il est environ 19h. Je m’offre un dernier bain.
Il est temps de ranger mes affaires.
Je mets ma petite tasse souvenir de saké avec le pot de pudding de Kusatsu et le verre à shot Odawara dans la valise. Ça doit être assez costaud pour supporter le voyage en soute et les manipulations des manutentionnaires de Paris. (Ouais, j’ai pas autant confiance en eux que ceux du Japon.)
Je décide de tester l’option d’agrandissement de la valise. C’est un zip qui fait le tour, et qui donne genre 5cm d’épaisseur en plus. Ça fonctionne. Ça pourra servir pour le taiko qui se trouve pour l’instant dans l’autre valise.
Le temps de me laver et de ranger, il est 23h. Le lever sera à 5h. Ça devrait le faire. Je me lève souvent tout seul vers cette heure-là.
Petite photo de l’horizon tokyoïtes. À droite la lumière blanche, le sommet du Skytree. Et j’ai l’impression que c’est le sommet de la Tour de Tokyo derrière le bâtiment ANA de gauche (le petit bout de lumière qui dépasse à peine à gauche).
Première chose à faire : un petit bain dans ma baignoire exclusive. 😌
Ensuite petit-déjeuner. Rien à signaler ! Les légumes sont là.
Je prépare mes affaires et fais le checkout… Y a personne au comptoir. J’appuie sur la cloche. Une deuxième fois. Une troisième fois. J’attends depuis huit minutes. J’espère que ça ne va pas me faire rater le bus !
Enfin, ça arrive ! Pfiouuu.
Allez, on retourne au terminal de bus.
On dirait qu’il y a un fou, en tous cas, quelqu’un qui parle au premier passant venu. Mdr j’ai bien fait de ne pas m’être assis à côté de lui.
Le terminal de bus.On finit par monter et on part à l’heure.Le tampon de Naganoharakusatsuguchi ! Il est très usé !Gare de Naganoharakusatsuguchi.Il n’y avait pas grand monde… Ça se remplira petit à petit en arrivant dans les zones urbaines, sans jamais être vraiment inconvenant.La campagne de la préfecture de Gunma.Le Mcdal de Takasaki ! Ça mange vite comme ça !Je prendrai le Hakutaka de 13h04 en direction de Tokyo.Takasaki est une gare d’où bifurquent deux lignes de Shinkansen.OMG J’ai été béni une troisième fois d’un train d’essai ! J’ai fait un joli combo sur ce voyage ! Celui-là, c’est le East-i, et il sert à tester les voies du coin.Le Shinkansen Hakutaka. Vous aurez noté qu’il n’a pas la même tête que les autres Shinkansen qu’on a déjà vus ici. C’est un modèle qui ne va pas à plus de 260 km/h ! Ça va vite certes, mais pas à fond comme les autres qui peuvent aller à 320 km/h en vitesse de croisière.Bye bye la montagne. Retour à la cité.Arrivé à Tokyo Station !Hamamatsucho, encore une fois ! C’est pas pour aller à l’aéroport, mais la station juste avant : Tenkuubashi !Il est 14h08. Il n’y a pas trop de passagers en montée depuis Hamamatsucho.
J’arrive à Tenkuubashi. Il n’y a pas grand chose à dire sur ce coin.
C’est juste très pratique pour repartir à l’aéroport de Haneda, 1 station de métro de distance. Ça peut même se faire à pied au pire.
Mon aibo ! Ma valise est bien arrivée à bon port ! ^^
Il est 15h environ. Je me décide à faire une excursion éclair dans Tōkyō centre. J’ai deux endroits à visiter : un artisan de fuurin, ces cloches à vent en verre que les Japonais accrochent en été pour avoir la sensation de se rafraîchir ; et le Shosen Grande, un magasin pour otaks.
Pour le premier, je me dirige vers Okachimachi. C’est une belle coïncidence que ce soit à cet endroit car c’était là où j’ai séjourné au Japon pour la première fois en 2023 !
J’étais encore assez frais, donc je suis reparti tout de suite.
Je repends le monorail à nouveau. Direction Hamamatsucho. Suite à quoi je prendrai la Keihin-Tohoku ou la Yamanote.Je sors finalement à la station Okachimachi. Je suis un peu nostalgique de cette station, car c’était là qu’on prenait le train pour visiter et bouger quand on était en 2023. Petite station très pratique ; pas de dédale de couloirs : on entre, les escalators sont juste derrière, hop sur les quais.Tampon de Okachimachi.Une avenue classique de Tōkyō.Ne faites pas gaffe aux tas de cartons de l’entrée. C’est bien un atelier ! Je pousse la porte, en espérant y trouver quelqu’un… Sumimasen ? J’espère que ce n’est pas fermé. On approchait en effet de l’heure de fermeture.
Un gaillard au fond de la salle, caché derrière les tas de cartons et de bordel, fait surface. Il m’a présenté l’étagère où se trouvait des articles. Il parlait quelques mots d’anglais, et moi, quelques mots de japonais. Donc on arrivait à se faire comprendre !
Il a plusieurs motifs exposés, et d’autres peuvent être faits à la commande, j’imagine. Je me suis contenté un motif inspirant la poursuite du bonheur, avec un oiseau.
Ah! Que j’aurais aimé discuter avec lui ! Mais mon niveau de japonais est trop naze. 😭
Il faut savoir que cet endroit propose des ateliers do it yourself, où on peut souffler soi-même sa bulle et peindre. Mais ce n’était en ce moment que le samedi. En été, il y aurait eu plus de créneaux sur d’autres jours.
Allez, je décolle, direction Shosen Grande !
Gogole Maps me dit que je devrais pouvoir passer par le métro et tout en deux fois moins de temps qu’à pied. Mais je n’ai pas envie, tout simplement parce que j’ai envie de marcher en passant par Akihabara !
Okachimachi est en effet accolé à ce quartier mythique. Et je voulais juste marcher à travers pour avoir l’ambiance.
Bon, les maids qui font du racolage sur le trottoir me font toujours de la peine. Mais passons.
Je traverse le fleuve Kanda. Dommage qu’il n’y ait pas de berges piétonnes.Sur le chemin, je constate des thématiques. Le premier est un quartier orienté sport et glisse. Puis j’arrive sur le quartier des libraires. Et c’est d’ailleurs là où se trouve mon magasin.Le Shosen Grande, j’ai dû l’avoir vu sur une vidéo de réseau social. Il y a des mangas, des livres, et un étage complet dédié… aux transports en commun !
Voici un résumé des étages indiqué sur le panneau :
7F (7e étage)
* Espace événementiel
6F
* Comptoir d’événements * Espace événementiel * Idols, films, musique
5F
* Trains et bus (thématique transport)
4F
* Divination / monde spirituel * Mathématiques, sciences * Art * Livres illustrés, animaux
J’ai pas vu l’étage des idols. Je me demande ce qu’il y a…
Pas de surface inutile dans les ascenseurs du coin ! Les trois murs sont habillés d’affiches de promo.
L’étage des transports en commun regorge de produits dérivés de plein de compagnies de transport. Il y a des peluches, des modèles réduits, des livres de photos, des annales sur des lignes spécifiques, des cartes postales, porte-clés…
C’est sans commune mesure avec le Popondetta de Sapporo !Miniature du Doctor Yellow, et porte-clés JR East Akihabara.À un des étages inférieurs, j’ai trouvé du chouchen et autres bouteilles bien françaises au rayon médiéval. 🤣J’ai aussi pris un livre d’illustrations pour des amis, au coin des livres sur les jeux vidéo. Ça sera sûrement moins cher d’acheter ça ici que d’importer.
Allez, je paie aux bornes self-service et je m’en vais. J’ai mal aux pieds !
Je m’enfile un deuxième mcdal pour le soir. Bah quoi ? C’était juste en face, et j’avais mal aux pieds ! (Et je ne voulais pas interagir avec qui que ce soit aussi.) Truc marrant, j’avais presque le même numéro de commande entre le midi et le soir. Il doit y avoir un pattern.Je suis tombé par hasard sur le quartier des vendeurs d’instrument en me dirigeant vers la station Ochanomizu. Il y a plein de boutiques de guitare ici ! Je pense que c’est dans ce coin que Hitori Gotō a acheté sa nouvelle guitare dans Bocchi The Rock…Tampon de Hamamatsuchō. Je ne sais plus si je l’avais mis dans un article précédent. En tous cas, je n’ai pas pensé à le récupérer en début de ce voyage.Si tu cherches le tampon de Tenkūbashi, Seibijō et Shin-Seibijō, c’est ici qu’il faut s’adresser, au guichet de Tenkūbashi, côté sortie « HiCity » (un centre commercial / d’affaires).Tampon de Tenkuubashi. Ouais, je me suis loupé une fois. XDSeibijō et Shin-Seibijō sont également à cet endroit. Et ouais, j’ai tamponné un des deux à l’envers. Bah oui, ils ont changé l’emplacement des kanjis et j’ai pas pris la peine de vérifier le sens de ces kanjis !
Le soleil se lève et vient frapper ma chambre de ses rayons.
Il fait un peu frais dehors. On voit de la vapeur s’échapper du bain.
L’appel du bain est irrésistible !
J’ai encore un peu de temps avant le petit-déjeuner. J’en profite pour calculer l’heure de mon départ le lendemain. Il se trouve que je dois décaler le petit-déjeuner du lendemain pour ne pas rater le bus et le train.
Plan de Kusatsu Onsen trouvé au terminal de bus.
C’est l’heure des légumes.
On dirait qu’il n’y a pas grand chose. Et je suis d’accord ! Je me suis resservi ensuite. Mdr
Je finis ça et je sors, accompagné d’une petite serviette ! Ça me servira à sécher les pieds que je tremperai éventuellement.
On commence par faire le tour de l’hôtel. La première place à visiter est juste à côté.Voici l’endroit nommé Jizō no yū. À gauche, on peut baigner ses pieds et laver ses mains. Au milieu, on a un bain de vapeur pour le visage. Et à droite, une source historique. Un petit temple bouddhiste se trouve plus à droite hors cadre.Le bain de vapeur de visage de plus près.Bac d’eau de source. Il est dit sur un panneau adjacent que cette eau aurait miraculeusement sauvé la vue de quelqu’un qui se serait lavé les yeux avec…
À partir de là, je commence à aller dans les hauteurs du village.
Vue du Yubatake depuis un parc en hauteur, le parc Kakoiyama.On tombe sur la place shinto Shirane.L’autel Shirane.Je me suis pris un petit omikuji, une « divination ».Le contenu du omikuji.
Je copie l’interprétation selon chatgpt :
🔮 Résultat global : 吉 (kichi)
👉 Bonne chance / chance modérée (pas la meilleure, mais favorable)
📝 Poème (résumé)
Il parle de feuilles qui tombent et de graines emportées par le vent, suggérant que : 👉 Le moment viendra naturellement, mais il faut agir avec droiture et patience.
💡 Interprétation générale
Le moment attendu finira par arriver.
Il est important de rester honnête et droit dans ses actions.
Sinon, cela peut causer des conflits ou des troubles, surtout dans le foyer.
📊 Détails par domaine
🙏 Souhait (願望) : Peut se réaliser, mais lentement
❤️ Amour (恋愛) : Des complications ou malentendus possibles
👤 Personne attendue (待人) : Arrive tardivement
🔍 Objet perdu (失物) : Difficile à retrouver
🧭 Voyage (旅行) : Mieux vaut être prudent
💼 Affaires / commerce (商売) : Ça ira si tu fais des efforts
📈 Marché (相場) : Pas de grands changements
🧘 Autres conseils
⚖️ Disputes : Mieux vaut ne rien dire pour éviter d’empirer la situation
💍 Relations / mariage : Bien réfléchir avant d’agir
🏠 Déménagement / changement : Plutôt favorable
🤰 Grossesse / accouchement : Sans danger
🤝 Relations humaines : Favorables
🏥 Santé : Consulter un médecin et garder confiance
🌿 Conclusion
C’est une bonne fortune calme, qui te dit : 👉 Les choses iront bien si tu restes patient, honnête, et prudent dans tes relations.
Mouais. Là, ça parle de mon passé, et pas de mon avenir…
Je continue mon chemin pour arriver au temple bouddhiste Kosenji.
Fondé vers l’an 700 apparemment. C’est vieux !Petit temple sympa mais sans plus. La pagode à cinq étages au fond fait vraiment neuf. Je me demande si c’est une construction récente.Un peu de lore japonais sur la séparation des temples bouddhistes et shinto lors de la reprise du pouvoir par l’empereur Meiji, et la destruction d’idoles bouddhistes à ce moment.On peut faire sonner la cloche si on fait une donation.Le détail des textes pour les curieux. (chais pas lire, sorry…)On revient au Yubatake. J’ai effectivement fait une boucle.Il y a un bus touristique qui fait le tour de Kusatsu. Elle a une tronche mignonne et des couleurs pétantes.Une autre source historique dans laquelle on ne peut pas tremper quoi que ce soit. Des gens y ont jeté des pièces, malgré le panneau d’interdiction. Les pièces se corrodent dans l’eau de source.Live streaming de cette ville. J’avais effectivement regardé quelques vidéos live pour voir s’il neigeait encore. C’est en partie pour ça que j’ai décidé de ne pas prendre la voiture pour rejoindre cet endroit.Sols pavés avec gravure. On voit une gravure avec des personnes dévêtues de leurs kimonos, tenant des planches et frappant l’eau.
Il y a en effet une tradition à Kusatsu Onsen qui consistait à frapper l’eau pour la refroidir et la rendre adéquate pour s’y baigner. Cette tradition est désormais uniquement reproduite à l’occasion de spectacles quotidiens où l’on peut voir des comédiens s’y atteler.
Je n’avais pas la motivation de faire la queue ; c’est un spectacle assez populaire, donc ça peut bloquer facilement une demi-heure de temps juste pour la queue ; et les préventes étant impossibles, ça oblige à rester dans le coin entre la fin des ventes et le début du spectacle. Mais je te conseille de le faire si t’es motivé·e !
J’enchaine avec le parc Sainokawara.
Entrée du parc Sainokawara.De l’eau de source brulante coule librement le long de ce parc.Il y a des endroits adaptés pour y tremper ses pieds. C’est très chaud ! Même les Japonais s’exclament « Attsu ! » pour signifier leur surprise au contact de cette eau. Ça prend au moins une minute pour commencer à s’y habituer, et chaque mouvement nous redonne cette sensation de brûlure.Un banc en pierre polie. Amitié entre le Japon et l’Allemagne. Non, c’est pas à propos de leur alliance lors de la Seconde Guerre mondiale, mais un truc plus ancien où des médecins biologistes Allemands étaient venus étudier les vertus des sources chaudes de Kusatsu, et auraient prodigué des soins gratuits aux habitants du coin.Au bout du parc, on a des sentiers entourés de conifères. Ce n’est pas très grand, donc t’attends pas à une grosse rando. Là, j’étais assis sur un banc, en train de méditer sur la bouffe du midi.
À la suite de ça, je suis redescendu, en passant par la rue principale bordée par les commerces touristiques.
J’ai testé un œuf de onsen. C’est un œuf cuit dans l’eau de source chaude. Ça donne un œuf mollet, dans lequel on y verse une sauce. J’ai pas trouvé ça spécialement ouf, mais c’était rigolo dans le principe.Le poste de cuisson en question. Les œufs sont dans les petits paniers plongés dans l’eau de source.
Plus bas, je me fais alpaguer par un vendeur de manjū, des boules sucrées fourrées aux haricots rouges (azuki). Je mange un demi. Pas mal. Bon, je vais me prendre une boîte de six. Ça se périme vite ces machins.
D’ailleurs, à propos de dates de péremption, certaines étiquettes mettent par exemple 8 – 4 – 7. Ça veut dire 7 avril 2026. Le 8 est l’année dans le style japonais de comptage des années qui se base sur l’ère, c’est-à-dire la prise de pouvoir d’un empereur. Le dernier « sacrement » était il y a 8 ans.
Mise à jour post retour : photo de ce à quoi ça ressemble dans la boite.
Je décide d’aller rendre visite à une boutique qui fait du pudding. Ça a un goût d’œuf et de caramel. Il paraît qu’il y avait d’autres goûts, mais ça part vite le matin. Ça ne m’intéressait pas spécialement non plus, même quand j’étais passé devant alors qu’il y en avait.
Le pudding se présente sous la forme d’un pot en verre qui contient le produit à manger à la cuillère.
On peut recycler les pots en échange de ¥10. J’allais le faire, mais ça impliquait de jeter le couvercle à la poubelle. Même pas il est recyclé… Bon, ben je garde tout, ça me fera un souvenir du coin !
Allez, je ne vais pas ne rien manger non plus, même si le petit-déjeuner était bien. Un truc pas trop copieux… J’avais spotté un karaage en bas des escaliers du Kōsenji. Allez je me fais ça, topping oignons.
C’était délicieux !Petite photo de la partie basse du Yubatake.
J’arrive à l’hôtel. C’est cool, il n’a pas plu une seule goutte alors qu’il y avait un risque non négligeable selon la météo. Allez petit repos après le bain !
La nuit tombée, je m’offre un Kusatsu by night. Je commence par un petit tour du Yubatake. Il ne pleut toujours pas ! Les couples s’amoncellent, tentant d’obtenir le plus beau cliché de l’endroit avec leur frimousse réjouie.
Je m’éloigne de ces gens heureux et me mets en direction du Sainokawara que j’avais visité en journée. Il y a moyen que ce soit illuminé de façon stylée, et plus serein.
Je retourne sur mes pas. Pas de passage dans la forêt cette fois.
Juste pour regarder, je suis monté dans le petit sanctuaire. C’était assez minimaliste.Belle collec’ de bouteilles de saké though.
Décidément, je n’arrive pas à me motiver pour dîner dans un restaurant. Ça me fait tellement chier, les restaurants de zones touristiques. La proposition ne m’emballe pas. En plus, quand je mange tout seul dans ce genre d’endroit, je ne profite pas vraiment. Ce sera konbini.
Je fais un dernier tour du Yubatake et je retourne à l’hôtel après avoir pris trois onigiris thon mayo et un Fanta melon. Hop au frigo ! En effet, je ne mange pas tout de suite.
Je vais au bar de l’hôtel. J’ai un bon de ¥500 à dépenser !
Je prends un siège. Un couple de jeunes était assis à deux sièges de moi. Ils semblaient intéressés par un high ball pour monsieur, et un cocktail coloré pour madame.
Moi, j’étais intéressé par noyer mon chagrin d’être solo dans un bon cocktail. J’ai laissé la barman choisir le cocktail. Elle m’a proposé trois bases, le premier est un Marie Brizard aromatisé à la poire, le deuxième un Tiffin Tea Liquor, et le troisième est un Mistia, une liqueur de muscat de France (c’est ce qui est écrit sur la bouteille). J’ai pris ce dernier par pur hasard.
Les trois bouteilles de gauche m’ont été proposées comme base.Dans un verre haut avec de gros glaçons cubiques. Une dose de Mistia. Elle y a ensuite ajouté une dose de grapefruit, du jus de raisin blanc, j’imagine. Et enfin du tonic Wilkinson qui pétille, jusqu’à complétion du verre.
Dès la première gorgée, j’ai trouvé cela rafraîchissant ! J’y ai trouvé de la douceur et un soupçon d’amertume. Comme ma vie. 🥲
J’ai pris mon temps pour déguster ça. Le couple de jeunes est déjà en train de commander la suite. Pfff… Je quitte le bar pour rejoindre ma chambre.
Petite baignade du soir. Et je mange mes onigiris. Le bain, toujours avant la bouffe.
Hop ! Petit lever en forme ! Bon caca, comme chaque jour.
Je suis habillé avec des vêtements fraîchement lavés. C’est quand même pratique, un vrai sèche-linge. 🤣 Pas besoin d’attendre une plombe que ce soit sec.
Ils avaient une machine sympa, où on n’a pas à remplir constamment le bac à lessive. Fait intéressant, Joss m’a montré une entrée d’eau secondaire dans sa machine. Ça sert à réutiliser l’eau du bain ! Bah oui, les japonais sont vraiment friands de ces bains, et réutiliser l’eau (chaude en plus !) est un bon moyen d’économiser un peu. Bon, là, ce n’était pas branché. Mais c’était possible.
Petit-déjeuner. Il y avait encore des œufs. 🍳
J’ai aussi grignoté des trucs comme ces cookies :
Des « COUNTRY MA’AM ».
Joss m’a raconté que ce paquet est un exemple typique du shrinkflation. Il y a une dizaine d’années, les portions étaient un peu plus généreuses.
Parfois, certaines marques le faisaient sous couvert de mesure diététique. « Nouveau format pour votre bien ». Alors que d’autres augmentaient la taille, mais réduisaient le nombre de parts.
Comme quoi, le shrinkflation touche aussi le Japon…
Joss doit partir pour une réunion de quartier. Quand se reverra-t-on ? J’espère dans pas trop longtemps !
En attendant mon départ, je joue avec le fiston à Mario Kart. On a ensuite essayé Nintendo Land, mais il y avait un petit souci de capteur. Et le temps nous a obligé à interrompre la session. 🥲
Je fais mes au revoir, et me mets en direction de ma prochaine destination : Kusatsu Onsen.
Les cerisiers viennent d’éclore. C’est beau.Je ne comprends pas le panneau, mais j’ai confiance. Genre, même pas Niigata, c’est le terminus quoi.Le Inaho. Train qui relie rapidement Shibata avec Niigata en une vingtaine de minutes.Le temps est nuageux, mais il ne pleut toujours pas. Chance !
Je descends à Niigata.
Voilà ! Enfin le tampon de Niigata ! 😁
À partir de là, je prends le Shinkansen en direction de Takasaki.
La gare de Takasaki. J’avais un peu de temps pour regarder vite fait dehors.
Il y avait des gens de Témoins de Jéhovah sur le parvis de la gare, et quelqu’un a essayé de me refourguer un journal jap. Chais pas c’est quoi l’affaire, mais ça me rappelle les personnes qui vendaient des petites journaux dans la rue pour quelques sous en France. (Je n’en ai plus croisé depuis un moment d’ailleurs… Ça s’est arrêté ?)
Le tampon de Takasaki. Il se trouve côté lignes JR locaux, de mémoire.Je prends le Limited Express Kusatsu-shima, en direction de Naganohara-kusatsuguchi.Petit oiseau mignon et pas très farouche. Dessus noir, dessous blanc. Pattes noires.Belle tête, ce train. Un peu les mêmes couleurs que le piaf de tout à l’heure.J’ai réservé un siège de ce train. Il me semble que c’est à réservation obligatoire. Il restait beaucoup de places libres, plus de la moitié. On était le 5 avril.On traverse de beaux paysages. Les cerisiers étaient en fleurs.Arrivé à la gare de Naganohara-kusatsuguchi. À mes souhaits, une nouvelle fois !
En arrivant à la gare, j’ai spotté le tampon ! Mais vu que les bus sont calés sur le train, je ne voulais pas être comme un con à rater le bus pour un tampon… Bah tu sais quoi ? J’ai quand même raté mon bus !… Mais non, je déconne. J’essayais de mettre un peu de piment, parce que c’est ennuyeux quand ça se passe comme prévu. D’ailleurs, t’as remarqué ? Je ne fais plus trop de conneries. Bah oui, je ne prends quartier plus le bus.
Ah tiens ! En parlant de bus. Je pense que l’info que je donne là peut servir à quelqu’un.
Le trajet que je fais n’est ni proposé par Navitime, ni Google Maps dans son entièreté.
En effet, il y a un bus qui n’est pas connu de ces services et qui, pourtant, est super pratique. Ce bus est géré par JR East, et il fonctionne avec le JR Pass global ! Ses horaires sont calés sur ceux des trains JR qui vont et partent du terminus de Naganohara-kusatsuguchi.
Donc pour celles et ceux qui veulent aller à Kusatsu Onsen en train, je conseille de tracer le trajet jusqu’à la gare de Naganohara-kusatsuguchi (JR), puis de trouver le bus JR qui attend juste à la sortie.
Ce bus peut transporter de grosses valises car il a un compartiment à valises sous les sièges (ce serait un car en France).
Le bus en question. C’était le jour de mon départ de Kusatsu, mais c’est globalement le même qu’à l’aller. Et ouais, le mec à droite est en train de faire un petit karaoké. (Absolument faux. Il annonçait le début de la montée dans le bus.)
Aussi, si tu te dis que tu risques d’avoir le bus plein, détrompe-toi. Quand on arrive à Naganohara-kusatsuguchi, il y a plusieurs bus qui attendent les passagers du train, et qui partent en même temps.
Les deux bus qu’on voit là sont partis juste derrière celui que j’ai pris. On les reconnaît à leur nom : JR BUS KANTO.
De là, c’est environ une vingtaine de minutes pour un direct, ou une trentaine pour un bus en service local. Je pense que tu peux avoir ce service local, notamment si ton train n’est pas un Limited Express, mais un Agatsuma Line local.
Je mets cette photo du bus JR et de mon JR Pass pour que les gens qui tombent dessus comprennent bien que le JR Pass fonctionne sur ce bus.
Pour utiliser le pass, il faut juste le présenter au conducteur en sortant. Il peut potentiellement faire un truc sur un bout de papier, je pense pour comptabiliser l’utilisation d’un JR Pass sur la ligne. Vaut mieux sortir en dernier pour ne pas gêner la file qui descend. Je crois que tous les passagers à l’aller et au retour ont payé avec une carte IC ou en monnaie. À croire que je suis le seul à avoir ce JR Pass… En même temps, qui peut vraiment se targuer de rentabiliser un passe à ¥100,000 en trois semaines ? (Je flexe un peu là.)
Un truc que je conseille de faire en arrivant : se renseigner sur les temps des bus. Sur ce panneau, il y a marqué dans le tableau en bas à gauche les horaires de bus, et les trains qui correspondent. Par exemple, je voulais prendre le train pour Takasaki de 10h08, donc je devrai prendre le bus de 9h20.
Pour en revenir au voyage. Donc Kusatsu Onsen, c’est une ville thermale. Elle est bâtie autour de sources jaillissant de montagnes adjacents et qui ont la particularité d’avoir une eau chaude (48,5°C je crois), un peu acide, et de transporter des minéraux.
Un peu trop chaude pour se baigner dedans… Et c’est pour cela que la ville dispose d’installations complexes et de traditions pour faire baisser cette température. Qu’on verra plus tard.
Dès l’entrée dans la ville, on est accueilli par des bains de pieds à la limite de la brûlure. 🤣 Je ne supporte pas bien l’eau brûlante, c’est vraiment limite pour moi.
Le terminal de bus en arrière-plan, et un bain de pieds à droite dans le petit kiosque. C’est gratuit évidemment.
Quand on se dirige vers le cœur de la ville, on commence à humer l’odeur caractéristique du soufre. Cette odeur d’œuf trop cuit ou pourri. Ou d’oignon pourri. Ou de durian pas pourri.
Avant d’aller visiter ce cœur de ville, je préfère aller à mon hôtel pour poser mes affaires qui pèsent un peu sur mes jambes.
Oula c’est pas très sexy de l’extérieur… Bon, ben j’espère que c’est nickel dedans…Ah mais non ! C’est le bâtiment d’en face, mon hôtel. Ouf. Le GPS m’a fait un coup de chaud.
Dans cet hôtel, on enlève ses godasses à l’entrée pour y marcher en chaussettes, ou chaussons d’hôtel, ou j’ai même vu certains pieds nus. Les oufs.
Chambre avec réfrigérateur, grand sofa, lit king size, chiottes Toto à actionnement automatique (si, si, ça tire la chasse tout seul quand on se lève), et surtout, baignoire extérieure privée à l’eau de source. HeheJ’ai pris un bain direct !… Après m’être douché, évidemment. Ce bain est très chaud ! Je transpire. Mais ça fait du bien. 😌
Je suis ensuite ressorti pour visiter un peu.
(Petite note : je suis actuellement en train d’attendre l’avion pour rentrer à Paris depuis Haneda Tokyo. Je suis tellement en retard sur les articles ! 🤣)
Mon hôtel se trouve à deux pas du centre historique ! C’est vraiment top !
Au bout de l’allée en contrebas, il y a le Yubatake.
Voici le Yubatake en question :
Il commence à faire sombre. Les illuminations commencent.
Le Yubatake, c’est le cœur de la ville. Des flots d’eau de source qui pue coulent dans ces caissons de bois.
Le soleil se couche vite. Je me suis posé pour apprécier les illuminations.
Il y a beaucoup de monde. Pas ultra blindé, non plus, mais on croise toujours quelqu’un à chaque coin de rue. On était dimanche soir.
C’est sympa à regarder, cette chute d’eau.
Comme il y a beaucoup de monde, c’est un peu difficile d’avoir une bonne photo sans qu’il y ait un couple ou des amis qui se prennent en photo. Je dois être le seul à venir tout seul ici.
Il est temps de rentrer. Je pourrai me lever tôt le lendemain et faire une visite plus exhaustive de l’endroit.
Petit dîner viteuf de konbini. Au menu : nouilles random, onigiri thon mayo, et tresses à la pomme. Avec une boisson chocolatée gratuite de l’hôtel.
J’ai hâte de voir la tronche du petit-déjeuner d’hôtel du lendemain.
Je me réveille. J’ai pas envie de sortir du futon. Il fait frais dehors. XD
Après de longues dizaines de minutes, j’arrive à me motiver. Si je devais habiter dans ce genre d’endroit, je me ferais installer un démarreur à distance de chauffage pour m’aider à sortir du lit. 🤣
Ohayō à la famille qui était déjà debout. À vrai dire, j’étais réveillé avant qu’ils soient descendus, mais comme j’ai traîné…
Au menu : du café, des œufs brouillés à la sauce soja, et des chocopan. Non ce ne sont pas des pains au chocolat ni des chocolatines ! Mais du pain brioché en forme allongée, d’une vingtaine de centimètres de longueur, et avec des pépites de chocolat.
Allez, petit tour d’horizon des programmes jeunesse.
Bluey faisait apparemment ses débuts sur la télé japonaise en ce jour même !Ça, c’est un épisode du détective fesses. Oshiri tantei. Si si, c’est une vraie émission. C’est même un épisode où on suit une aventure du père du protag. Quand ces détectives fesses utilisent leur super pouvoir, ils pètent un gaz qui semble puer super fort, tellement que ça fait s’évanouir les ennemis… Je ne sais pas par où ils mangent, cela dit…Et ça, c’est le South Park japonais… Non je déconne. Je ne sais pas. Mais le petit à gauche avait l’air relou. Mdr
Une fois ce petit-déjeuner dans le ventre, on part vers Niigata en voiture, avec Joss et le fiston !
Niigata est une ville assez récente. Même le premier Kanji de son nom veut dire nouveau (新). Joss me raconte qu’elle a été conçue pour avoir suffisamment d’habitants pour obtenir des subventions du gouvernement pour se développer. Donc c’est une ville plutôt étendue, avec beaucoup de rizières et de champs entre les bourgades, et un centre-ville honnête mais pas aussi dense que d’autres métropoles comme Sapporo ou Sendai par exemple.
En parlant de centre-ville, on commence notre visite par une exposition de manga. C’est un manga que je ne lis pas, Blue Exorcist, mais on s’est dit que si ce n’était pas cher, pourquoi ne pas y aller pour passer le temps.
Une photo avec un combo ambulance et pompier.La gare de Niigata. J’aurai ton tampon demain.Ça, c’est une église mytho pour les mariages ! On y célèbre des mariages avec de faux prêtres. Mdr. Le St Valentine Church, que ça s’appelle. 🤣Berges du fleuve.
On arrive à l’endroit de l’expo. Erf. C’est plus cher que ce qu’on pensait au début… Ça fait cher pour un manga qui nous intéresse pas. 🤣
Changement de plan. On va à la salle d’arcade à côté. Il paraît que cette salle avait une collection de fou de figurines anciennes genre des Star Wars et autres licences internationales connues, mais comme ça n’attirait pas de monde, c’est maintenant caché derrière les machines d’arcade. On ne peut qu’entrevoir une infime portion entre deux machines.
On continue notre balade dans la ville.
Cet endroit est une institution. Il sert un curry jaune, peut-être le seul de la ville. Les gens font la queue juste pour ça, dans un terminal de bus.
On finit enfin dans une des tours de la ville pour s’offrir une vue panoramique.
On peut voir à 360°, et c’est gratuit. C’est très appréciable !
On poursuit notre excursion par une visite d’un Hardoff Bookoff. C’est un magasin d’occasions. On a regardé les vieux jeux et matériels. Il paraît qu’à cause des influenceurs qui ont déclenché des ruées vers l’or vidéo-ludiques, les prix des jeux ont augmenté sensiblement. Relous. Après, je n’ai pas un grand intérêt pour les vieux jeux ni les jeux récents. Enfin, je n’ai pas le temps d’y jouer.
Allez, il est temps de grailler. Le petit a faim depuis un bail.
On a réservé à l’avance un Hama-Sushi. C’est un restaurant de sushi à tapis roulant. Mais pas le genre où les sushis sont préparés à l’avance et restent sur le tapis pendant des heures. Ils sont fait à la minute, et les tapis sont simplement là pour livrer du maître sushier au consommateur. (Y a aussi les desserts et autres, qui seront assurés par le maître dessertier et autresier respectivement.)
Le petit a enchaîné les sushis. XD j’étais encore à mon deux ou troisième plat.
Au final, ça revient à environ ¥2000 par tête. Ça va.
Petit détail d’actualité : cette chaîne de restaurant a réellement pris de la place ces dernières années, suite au COVID. Les restaurants en tapis roulant classique perdent le marché, m’a-t-on dit.
Allez, on se tire, et on se dirige vers la maison. Mais avant ça, petit détour à… Hey ! Un Autobacs !
Il y en a un pas loin de chez moi. Hehe ouais il m’en faut pas beaucoup pour me surprendre.
Donc je disais, petit détour à Tsukioka, une ville d’onsen. Il paraît que c’était à l’origine une ville de yakouze pour blanchir de l’argent. Mdr en tous cas, on a pu tremper les pieds dans un bassin d’eau thermale chaude.
On repart une vingtaine de minutes plus tard. Cette fois, on rentre. Et on se fait une bouffe juste mon pote et moi. Entre bonhommes.
On commence les festivités avec un tonkatsu.
Bah c’était copieux et bon.
Puis on a enchaîné avec un izakaya.
Alors là, on s’est fait plaisir.
Une bière, un saké chaud, un shōchū et un umeshū nous ont accompagné avec divers petits trucs à grailler à côté. Punaise j’étais blindé !Poiscaille et fruits de mer.
Mon pote m’a présenté un système marrant dans certains izakayas. On pouvait acheter une bouteille entière de saké et la mettre en « consigne ». Par exemple, on l’achète, on la boit un peu, et on laisse le patron la remettre quelque part avec le nom du propriétaire marqué dessus. Mon pote en avait acheté un avec un voisin, donc ils sont copropriétaires.
Il est clair que cet izakaya un peu paumé est surtout tourné vers une clientèle habituée et dont la langue japonaise est maîtrisée un minimum.
On finit la soirée à réfléchir à l’avenir face à l’IA…
Comme je le disais hier, je vais expédier ma valise entre hôtels.
Pour être plus précis, je l’expédie pour l’hôtel dans lequel je serai mardi prochain, c’est-à-dire dans quatre jours. Yamato, l’entreprise qui fait le service de livraison, accepte jusqu’à sept jours de livraison.
Quand j’arrive au comptoir de l’hôtel, c’est en plein petit-déjeuner. Il n’y a personne au comptoir. 😶 J’ai attendu deux minutes, cherché une cloche ou chais pas quoi pour interpeller quelqu’un. Mais je finis par me dire que j’ai qu’à me ramener dans la salle du petit-déjeuner et de bouffer le temps que quelqu’un arrive. Et pile à ce moment, une hôtesse arrive !
Du coup, elle vérifie que j’ai bien rempli. Elle me dit « jōzu » parce que j’ai écrit un bout et que c’est bien lisible. Hehe trop content ! Ensuite, elle prend les dimensions à l’aide d’une règle ruban à enroulement. Ça permet de calculer rapidement les dimensions largeur + hauteur + profondeur et d’associer le tarif du service de livraison (Yamato, le fameux kuroneko). Avec ma valise, je me retrouve donc avec une taille 140 cm, et ¥2530 à payer. (15€ environ) pour expédier à Tōkyō depuis Sendai.
À plus tard, aibō !
Allez, je me fais un bon gros petit-déjeuner. Surtout que je me suis levé plus tôt que je l’espérais hier soir, donc ça me laisse plus de temps.
Bouffe de toutes sortes, et surtout, des légumes ! Miam
Un truc qui n’a rien à voir avec le petit-déjeuner. Ce machin là:
Une sorte de torchon enroulée, posée sur une assiette de métal.
À quoi ça sert ? Je vois ça dans les restaurants. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est pour nettoyer le table. Mais ça a l’air bien dégueulasse d’y toucher. 🤣
Et ça m’étonnerait que ça soit pour se nettoyer les mains ou la figure…
Si quelqu’un peut me dire dans les commentaires…
Je remonte dans la chambre et je finis de ranger mon sac à dos. Mhhh… Mon t-shirt pue un peu la bouffe. Chelou ça. En plus, ce n’est pas la même odeur que ce que je viens de manger. J’essaie de le désodoriser avec le truc de la chambre d’hôtel, mais ça n’efface pas aussi bien que les sprays d’autres hôtels. Comme les mauvaises odeurs m’insupportent, je reprends le t-shirt d’hier, qui au moins, ne sent rien.
Petit brossage de dents… Oups, j’ai oublié de mettre ma brosse électrique dans la valise. Je ne voulais pas la prendre avec moi parce que ça prend de la place. Bon tant pis.
À propos de brosse à dent justement, avant de quitter l’hôtel, je rapporte les brosses à dent non utilisées au front desk. Il paraît qu’il y a un cadeau si on le fait. (Cet hôtel semble engagé dans la lutte contre les déchets et le gaspillage, et se targue d’être neutre en CO₂.) Le cadeau en question : l’hôtesse me donne des okashi, des trucs à grignoter. Je lui demande ses recommandations, et elle me donne trois okashi de Sendai. Trop cool. 😁
Des okashi de Sendai.
Il est temps de quitter ce super hôtel (l’hôtel s’appelle d’ailleurs SUPER HOTEL 🤣) et de partir vers Niigata. (Enfin, sa banlieue.) Je vais voir mon poto Joss de l’époque de l’ISART.
La dernière fois, il avait bougé à Tōkyō pour la journée pour me voir avec mon pote GB. C’est un long voyage en fait !
J’ai été béni une nouvelle fois par la présence d’un train de test, cette fois un blanc à rayure verte de JR East.Direction Ōmiya.
Je decide de faire un tour pour trouver le tampon de gare. Il se trouve à juste à la sortie du guichet tickets et service voyage de JR East. Donc il faut sortir des zones JR.
Tampon de Ōmiya. Il n’y a plus beaucoup d’encre. 😅
Je n’ai pas trouvé de tampon du centre de voyages de JR par contre.
Allez on réembarque pour Niigata
Ce train a aussi un service chariot.Là aussi, il reste un peu de neige. Il fait plutôt bon en plus ! Petit 16°C.
Je suis arrivé à Niigata ! Premier objectif, faire un petit pipi.
Ensuite, trouver le tampon… Erf je ne le trouve pas, et il ne me reste que quelques minutes !!! Je regarde côté Shinkansen et côté lignes JR, mais je ne trouve pas. 🥲
Je vais donc au moins chercher le train ; il me reste 4 minutes.
C’est le train de 12h41, numéro 5 Sakata… Moi, c’est un Inaho 5, à 12h41.
Trouvons un panneau, vite. Je consulte… Argh c’était bien le Inaho 5, et Sakata est sa destination ! Je monte et je m’installe.
Train confortable, avec chiottes. L’espace pour les jambes n’est pas ouf, mais c’est correct.
12:50, le train part… Pfff il est parti en retard de 9 minutes. J’aurais pu trouver le tampon de gare.
Il fait super beau aujourd’hui. Pas sûr pour demain, cela dit.Un aperçu de la Green Car, la première classe des trains JR. Je ne vois pas souvent de première classe dans les trains. J’imagine que c’est la raison pour laquelle les sièges de la classe normale sont si serrés. La faute des richous.Descente à la ville de Shibata (新発田), en périphérie de Niigata. Le trajet a duré une vingtaine de minutes.
Je retrouve mon poto Joss ! Trop content ! Ça fait trois ans depuis la dernière fois !
Eki stanppu de Shibata. Il faut le demander à l’agent de gare, car il n’est pas en libre accès. On voit qu’il est peu utilisé ! L’encre est bien visible, et ça traverse même un peu la page.Ramen. Avec des gyozas derrière.
Première chose, on va bouffer un ramen ! C’était au restaurant Tenjinya Hiryu.
J’ai pris un ramen miso, avec un peu plus de viande charsiu. La portion était même en « omuri sa-visu », donc grosse portion de nouilles offert ! Oufff c’est bon et copieux !
On les voit fabriquer les nouilles !On s’est ensuite offert une visite d’une distillerie de saké, de nihonshū, le Kikusui.
Joss m’apprend que Niigata est une région réputée pour son saké quand j’étais venu en train, j’avais ete frappé par ces grandes étendues cultivées qui s’apparentait à des rizières. Et comme le nishonshū est produit avec du riz, cela explique cette réputation de fabrication.
Cette visite guidée nous emmène dans leur usine de petite production. On n’y trouve pas de grosses machines à échelle industrielle.
On est passé par une médiathèque totalement axée sur le saké.
D’anciens médias.Affiches publicitaires anciennes.On a vu des objets, type tasses, bouteilles pour saké chaud (on plantait le bout pointu dans la cendre chaude des foyers, quand il y en avait à l’époque). Au premier plan, c’est un ustensile de chauffage de saké portatif. On mettait du carbone dans un côté, on remplissait le reste d’eau. Et en faisant brûler, ça faisait un bain marie portatif sur lequel on peut poser une bouteille à chauffer.
On a ensuite vu quelques salles de production, comme la salle des cuves, la salle de travail du riz, la buanderie… Ouais, ils étaient en train de laver les sacs qui contiennent les grains de riz à fermenter et cuire !
Chais pas à quoi ça sert, mais c’est sympa !
On nous explique le procédé de fabrication (en japonais, avec quelques mots d’anglais ; heureusement que Joss était là !) en détail, ce qui différenciait les sakés les uns des autres, la gradation en qualité.
J’y ai appris que ce qui fait la meilleure partie du saké, c’est le starch, l’amidon du riz. Cette partie est protégée par plusieurs enveloppes externes, qu’il faudra retirer via un polissage.
À gauche, le riz complet. À droite, le riz poli à 77%, dont il ne reste que 23% de matière.
J’élude le reste de la visite. Je pense que le procédé de fabrication du saké est déjà bien documenté en ligne. Je mets juste quelques curiosités exposées.
C’est une tasse qu’on tient par le nez du tengu. Y a pas intérêt à le poser alors qu’il y a du liquide dedans !Les petits cubes en bas, ce sont des tasses de différentes tailles et un dé. C’est un petit jeu de chance pour départager les tasses. Il y a aussi un dévidoir qui fait un petit bruit d’oiseau quand ça coule.Cette boule est présente dans tous les ateliers de saké. C’est un porte-bonheur, une tradition. Elle est changée tous les ans.
On finit la visite par la boutique. La visite (payante) nous donne un petit bon d’achat. Joss et moi l’avons utilisé pour une dégustation de trois saké différents produits par la marque de l’atelier.
Ils étaient tous différents ! Évidemment, les plus chers étaient les plus délicieux. Ils avaient un arôme, tandis que les moins chers ne sentaient vraiment rien.
À un moment, j’ai eu ma tasse de la plus chère qui n’a pas été remplie à fond, la bouteille arrivant à son terme. Je leur ai fait comprendre que c’était vide, et ils m’ont rempli la tasse presque à ras bord. Vu que c’était le plus cher des bouteilles, je suis content. 😁
J’envisageais de rapporter un peu de saké, mais il y a un souci. Avec le whisky déjà acheté, cela dépasserait ma limite. J’ai donc dû abandonner cette idée. Je me suis néanmoins intéressé par des chips. Mais pourquoi ces chips, me dis-tu ?
Il faut savoir que le procédé de polissage du riz induit forcément la création de sous-produits. La partie extérieure contient notamment de l’huile, et c’est cette huile qui est utilisée pour frire ces chips de patate !
Ça donne une texture légère, et avec une faible présence d’arôme d’huile. J’aime bien !
Je repars avec la tasse de la dégustation.
Prochaine sortie : visite de la ville, à commencer par un temple shinto du coin.
Au soleil couchant. On voit nos ombres se projeter au loin dans ce temple shintō. 😁D’anciennes demeures de samouraï. Il paraît que le confort était appréciable. Ils avaient leur petit studio chacun.Le château de Shibata. Il ne reste plus que les deux tours de garde et l’entrée. Le reste des constructions a été démoli sur ordre de l’empereur car ce dernier n’était pas satisfait de la loyauté du seigneur local lors de la guerre qui opposa l’empire au shogunat.
Aujourd’hui était le premier jour d’éclosion des cerisiers dans cette ville ! Donc ils ont allumé les illuminations bordant les chemins de cerisiers.
On a mangé des trucs de yatai, des commerces comme on en trouverait dans les fêtes foraines.
J’ai mangé un poppoyaki ポッポヤキ une spécialité de Niigata à base de sucre roux et de farine et d’eau. C’est un peu une pâte à crêpe qu’ils façonnent en bâton. Ça a un goût de caramel, et ça ressemble à une éponge longiligne.
Bref, ma journée de visite s’achève, et je rentre dormir chez l’habitant.
C’est une belle maison de facture traditionnelle, avec de belles boiseries, les portes qui glissent… et le système de chauffage sobre des habitations japonaises. En gros, il fait froid dans le couloir (vaut mieux avoir des chaussons) et dans les salles non chauffées par un appareil de chauffage portatif !
Dîner : un curry jap fait par la femme japonaise de Joss. On ne peut espérer plus japonais comme expérience. ✨
Petite douche. Une petite partie de shmup, et au lit ! Enfin, au futon ! 🤣 Sur le tatami, et la lampe au plafond dont il faut tirer le fil pour l’allumer et éteindre.
Tout comme dans les animes !
(J’écris cet article trois jours plus tard, et je me rends compte que je n’ai aucune photo de ce bel intérieur. J’ai profité de tout mon temps avec la famille. 🤣)
Déjà, je prends mon temps pour me lever. Que ça fait du bien !
J’ai le petit-déjeuner à prendre a 8h30. Erf, il pleut fort dehors. Bon, tant pis. Je visiterai sous la pluie avec la protection.
Des légumes ?Des légumes !!! Et un curry. Mdr j’étais plein.
Ensuite, je me mets à visiter la ville… Ou pas !
J’avais des trajets futurs à envisager, la valise à gérer pour le voyage à Kusatsu Onsen qui s’annonce compliqué. Ça m’a pesé sur l’esprit, donc j’ai potassé et j’ai fait un somme supplémentaire. Jusqu’à… 13h, je crois ?
Et c’est tant mieux d’avoir attendu, car en fait, j’ai évité la pluie ! Le petit rayon de soleil qui fait du bien. 😁 (Il a fait nuageux surtout ensuite.)
Donc je sors. Déjà pour réserver les billets de train pour Kusatsu. Ensuite pour chercher ce bus Loople.
Il s’agit d’un bus un peu spécial dans le sens qu’il fait le tour de la ville dans un seul sens dans un but essentiellement touristique. Il y en a un environ toutes les vingt minutes et dessert la plupart des points culturels importants de la ville.
Pour y accéder, il faut aller au terminal de bus côté sortie ouest de la gare de Sendai.
À noter que j’aurais pu me procurer le pass 1 jour du Loople au lieu du passe de Sendai Area, au vu du temps qu’il me reste pour l’utiliser. Cela m’aurait coûté deux fois moins cher, aux alentours de ¥650. Ce passe s’obtient au kiosque d’info et d’achat à côté du quai du Loople, donc c’est pratique.
Le quai de la station de Sendai Station.Les bus de cette ligne sont très reconnaissables à leur style d’un autre temps.
Donc j’embarque et m’installe au fond en bon délinquant du fond de bus que je suis.
L’arrière est surtout fait pour rester debout. C’est bizarre comme concept. Mais j’étais bien assis.
Bon, je dis pas ça pour casser le rêve, mais tout n’est pas en bois. Il y a de l’imitation bois. Logique d’un point de vue sécurité. Les sièges sont en bois cela dit.
Destination : Zuihoden Mausoleum.
Cet endroit est un mausolée dédié au héros de la ville, qui s’est illustré à l’époque féodale jusqu’à arriver au top de la hiérarchie des seigneurs. Date Masamune de son petit nom, a donc eu droit à un joli tombeau au sommet d’une colline, après sa mort quand il était à Edo (l’ancienne Tōkyō).
Ça grimpe un peu mais ça va. Par contre, pas sûr de l’accessibilité pour fauteuil roulant du lieu entier.Ce n’est pas très grand. L’atmosphère est sympa tout de même.Billetterie.
Si vous avez le passe Sendai Loople ou le Sendai Area Pass, vous avez une réduction sur l’accès à cet endroit. Faut juste montrer le passe et ils réduisent le prix.
Je ne vais pas mettre toutes mes photos. Mais sachez que cet endroit est en fait une reconstruction suite à la destruction après des bombardements américains durant la seconde guerre mondiale. Et c’est plutôt joli.
Il y a de jolis détails. Ici, c’est la porte principale qui mène au mausolée du patron.Le mausolée en question.
Il paraît que suite aux bombardements, ils en ont profité pour faire des fouilles archéologiques, et ils ont retrouvé le corps du bonhomme qui a été conservé.
Il y a des ours dans le coin. Des chemins sont fermés.
Il y a aussi certains de ses descendants qui ont été inhumés ici.
Par exemple le fils se trouve ici. Les ornements colorés sont très sympas.
Je descends ensuite la pente pour retrouver l’arrêt de bus, mais pas pour prendre le Loople. Je décide de marcher un peu.
C’est joli, non ? Ce p’tit bout de verdure.Oui, bon, c’est juste un tout petit bout du paysage urbain, hein. La magie du cadrage…Je reprends ensuite le Loople depuis la station Sendai City Museum. Il paraît que le musée est pas mal, mais je n’avais pas beaucoup de temps (ça ferme tôt dans cette ville). Ce musée retrace l’histoire de la ville.Cet endroit est le Ōsaki Hachimangū, un temple shinto. Ça avait l’air joli sur photos. Mais je n’étais pas spécialement chaud, surtout que si j’y vais, je devrais possiblement rentrer avec autre chose que le Loople, et je ne voulais pas. Mdr Peut-être une autre fois.
On revient à Sendai Station. Je vais me faire un BK. Commandé aux bornes, à emporter, mangé à l’hôtel.
Ils ont un burger qui s’appelle le « ugly ». 🤣 J’imagine qu’il est tellement blindé que ça déborde de partout.
Il y a un truc sympa avec la façon dont ils mettent les menus dans les sacs (c’est pareil au mcdal et dans d’autres restaurants à emporter). Ils mettent un petit sac pour la boisson, et concernant le grand sac (plastique) qui contient tout, ils font passer une des poignées dans le trou des poignées du petit sac, ce qui rend le transport de la boisson plutôt sûre. En France, je n’arrête pas de galérer à garder la boisson droite pour ne pas que ça se renverse.
Après cette bouffe, je commence à réfléchir sérieusement pour la valise. Je fais des réorganisations. Au final, il y a moyen que je me sépare de la valise et que je prenne le minimum dans mon sac à dos et bandoulière.
Je descends voir la réception de l’hôtel pour voir s’ils peuvent expédier ma valise.
Les hôtesses d’accueil ne parlent pas super bien anglais, et moi, je ne parle pas super bien japonais. Mais elles ont compris la plupart de ce que j’ai dit, et inversement, c’était pareil ! On a dû se comprendre à 80%, et quand c’était compliqué ou qu’on voulait être sûr, on a complété avec une app.
Elles étaient rigolotes, et m’ont encouragé à remplir moi-même la partie qui me concernait, c’est-à-dire le destinataire (l’hôtel qui recevra la valise). Elles m’ont donné un papier pour m’entraîner à écrire les Kanji. Il y en avait juste un que j’avais vraiment un doute, le « hane » de « Haneda » (celui-là -> 羽) et l’hôtesse avec qui je traitais principalement m’a appris à l’écrire.
Donc, ce qu’il faut mettre, c’est le code postal, le nom de l’hôtel, l’adresse (jūchō), la date du checkin (c’est demandé par l’hôtel de destination), et son nom.
Côté expéditeur, j’ai laissé les hôtesses remplir, vu qu’elles connaissent.
Une fois rempli, elles ont collé le papier (c’est un truc à impression, le truc qui écrit sur plusieurs feuilles en même temps comme les bordereaux d’accusé de réception de La Poste.) sur un carton rigide avec un élastique au bout.
Le paiement se fera le lendemain quand je déposerai la valise au comptoir.
Maintenant que la question de la valise est réglée, me voilà plus serein.
Quand j’irai et repartirai de Kusatsu, je n’aurai pas à porter ma grosse valise.
Plus qu’à siroter le cocktail de bienvenue de l’hôtel en écrivant quelques lignes d’article, et de remonter dans ma chambre pour ranger la valise et dormir.
Le lever ne fut pas spécialement difficile. J’arrive à me préparer à l’heure, enfin avec sept minutes de retard. Ça fait que je ne peux pas profiter du petit-déjeuner, car le train étant à 7h01, la fenêtre était trop petite. (Le petit-déjeuner commence à 6h30.) Donc je pars un peu triste de ne pas avoir le ventre blindax comme j’aime.
La destination du jour est Sendai. Et j’irai en avion. Je ne sais pas si t’as lu mon blog, mais c’était le fameux vol dont je me suis planté de jour. J’irai avec la compagnie IBEX, opéré par ANA.
Pour cela, il faut prendre le train rapide qui mène à l’aéroport. Je l’avais réservé quand j’étais à Kokura. C’est l’heure d’utiliser le ticket !
On devrait avoir ça en France. Des trucs pour te dire où te placer pour monter, et pas être comme un gogol tassé devant les portes.
Je monte dans le wagon. Cool ! Y a personne, et je peux mettre la valise… Oups! Je suis du mauvais côté du wagon. Bon, je bouge la valise… Je passe la porte… Et merde… Il y a des familles avec des grosses valises qui ont déjà rempli les racks. 😬 Je décide de mettre à l’arrache derrière un siège. Blocage de roue, et espérance que ça va bien se passer. (Je n’ai aucune visibilité dessus.)
Tchou Tchou ! On arrive quelques instants plus tard. Si si, j’ai bien dit Tchou Tchou. C’est le klaxon des trains de la région de Sapporo ! Tu ne le savais pas, hein ?
Tampon de la gare de New Chitose Airport.
Allez, sans plus attendre, je vais faire l’enregistrement… Mon vol est un IBEX, mais c’est opéré par ANA… Euh, mon app dit qu’il faut aller à la porte D. C’est pas là où il y a ANA. C’est même le coin de JAL. Bon. Je reviens là où j’étais.
Je regarde l’écran. Il faut aller à la porte 2… Où est cette porte ? C’est quoi une porte ? Grr.
Je vois des bornes automatiques pour faire l’enregistrement. Par désespoir de cause, j’y vais… Mettre le passeport… Ah, le système reconnaît le vol. Je suis sur la bonne piste !
Sélection du siège. T’as vu, je suis en business class dans les rangées 2+2… Non, je rigole. C’est juste un tout petit avion ! Donc même si t’es en business t’as un siège pourri comme les autres. 🤣
Il me sort le billet de vol. Mais je ne sais pas quoi faire de ma valise… Et si j’allais dans la file « baggage » ?
Cette file mène vers un système automatique de chargement de valises. 😲 Je stresse un peu. Je ne connais pas. Et ça n’a pas l’air traduit quand je regarde les autres utiliser…
Mon tour arrive. Ah ! « Language select » ! Ouf !
Donc le processus se fait ainsi : on pose la valise dans le chargeur. On scanne le billet. On répond à des questions sur un écran tactile. Puis ça imprime le ticket à accrocher à la valise.
Ma valise se trouve derrière la grille et est en train d’être basculée sur un tapis roulant arrière. Il suffit de suivre les instructions de l’écran tactile à droite, d’accrocher l’étiquette imprimée par la machine, et de prendre le ticket de bagage à la fin du processus.
J’ai le souvenir d’étiquettes un peu compliquées à poser. Mais cette étiquette est très facile à poser ! Il suffit de mettre en contact les deux parties indiqués 1 et 2, et ça colle tout seul ! Pas de bandelette à retirer ou que sais-je d’autre. J’ai l’impression d’un principe physique et chimique qui fait que quand les deux côtés se touchent, ça quadruple la force d’adhésion comme s’il y avait des crochets orientés au niveau moléculaire… OK je m’enflamme. Je me calme.
Petit pipi, je vide les bouteilles et le thermos, et go passer le contrôle de sécurité. Je passe sans problème, même si j’avais un doute à cause de baguettes de konbini que je n’ai pas jeté depuis mon premier jour arrivé ici. 🤣
En fait, j’ai vu des gens passer avec des bouteilles de liquide, genre du thé vert. Les agents de sécurité utilisent une machine pour voir si la composition est dangereuse. Donc pas forcément besoin de vider en fait ? C’est peut-être moins strict selon certaines conditions.
Bien plus tard, alors que j’écris cet article dans le futur de la temporalité de ce passage, j’ai compris que la porte (gate) correspondait bien à la porte d’embarquement. Ce qui me fait penser à une petite astuce !
Le terminal dispose de plusieurs points de passage de check-up sécurité. Tous les gens qui prennent ANA s’entassent au check-up à côté (comme j’ai fait). Mais une fois passé le check-up, l’espace sécurisé est le même pour tous. Donc il peut être pertinent de trouver un autre check-up sécurité, et par exemple dans mon cas, j’aurais pu aller au check-up qui se trouvait juste en face de ma porte d’embarquement.
Autre petit point, cette fois culturel : je remarque pas mal de jeunes en costard. Et mon pote Joss m’informe que ces personnes sont certainement de jeunes diplômés ! En effet, on est le 1er avril, et c’est leur jour. Il me semble avoir observé la même chose en 2023, mais j’avais peut-être oublié ce détail culturel.
Fin de l’aparté du futur.
Il est petit cet avion, comme je l’ai déjà dit !Bombardier CRJ700 NextGen, pour les aficionados des avions.
Ce sera très probablement la seule fois de ma vie que je prends un vol dans ce modèle d’avion. Déjà que je prends pas souvent l’avion !
Mais sachez qu’il y a quand même des chiottes dedans, et je les ai testées ! Bah, c’est des chiottes d’avion, quoi. Petit. Ça bouge un petit peu, donc on en met partout si on fait pas gaffe, etc.
Bon par contre, j’ai rien pigé des instructions sécurité. Des franszosich dans un vol interne au Japon, ça doit se faire un peu rare !
Petit check GPS. J’étais censé voir Hakodate mais il y avait trop de brume !
Bref. On atterrit environ une heure plus tard à Sendai. C’est pas la même envergure que New Chitose (l’aéroport de Sapporo) ! Au moins, la récup des valises ne prend pas une plombe.
Non c’est pas ce hangar, l’aéroport, mais c’est pas un énorme truc.
Il faut ensuite aller chercher le train pour Sendai centre.
Une carte au cas où on est perdu.J’ai dû me farcir le plan des trains pour comprendre. Enfin, Navitime m’avait dit quoi faire, mais pas comment payer mon trajet.
Déjà, il faut savoir que je n’ai pas vu de tampon de gare à la station de l’aéroport.
Ensuite, le train qui relie l’aéroport au centre de Sendai n’est que partiellement JR.
C’est un peu comme un célèbre métro qui va à Orly et qui nécessite un petit extra pour arriver à Orly depuis Paris.
Ce qu’il faut faire pour les détenteurs de JR Pass (et que même chatgpt n’a pas trouvé en ligne parce que personne ne semble se faire chier comme moi, et parce que je ne voulais pas payer la partie gérée par JR) :
Il faut acheter un ticket local entre l’aéroport et Natori. Natori est une gare JR.
Ensuite, passer le petit ticket aux tourniquets. (OK, ce ne sont pas des tourniquets, mais des bornes de validation. Pfff…)
À Natori, rester dans le train.
Descendre à Sendai.
Deux sorties possibles : est et ouest. Si vous ne savez pas, je conseille est, il y a moins de monde.
Ne pas passer par la borne de validation ! Bah oui, t’as un ticket qui va à Natori. Ici, il faut entrer dans le petit guichet de l’agent de gare. Dire gentiment qu’on vient de l’aéroport, et montrer le ticket + le JR pass. Genre : « kuukou kara kimashita. Kore wa daijoubu desu ka ».
L’agent prendra le petit ticket.
Sourir à l’agent et lui dire merci.
Et sortir.
Le ticket est le papier en haut. En bas, c’est juste un reçu. Ouais, le ticket est tout petit, bien plus étroit que la bouche qui avale les tickets JR pass. Faut pas avoir peur, ça marche ainsi.
À noter que si vous ne voulez pas vous faire chier (ou que vous n’avez pas de JR Pass), ça coûte juste ¥260 en plus, donc ¥680 en tout.
A priori, tous les trains vont à Sendai. Prends juste garde au nombre de voitures. Là, il n’y en avait que deux, donc ceux qui attendaient à la voiture trois et quatre ont dû refaire la queue.
Faut savoir qu’on est serré dans ce train. Heureusement, j’avais capté le nombre de voitures, donc je suis rentré parmi les premiers. Je me suis donc posé avec ma valise tranquillement. Et au fil des stations, c’était de plus en plus blindé. Cette ligne souffre d’un excès d’affluence. Ou plutôt d’un déficit d’affrètement. (Pas sûr du mot, mais tu vois quoi.)
La gare de Sendai côté Est.
Bien sûr, je n’oublie pas le tampon de gare, et ça tombe bien, il est du côté Est.
Le tampon spécial du centre de service de JR East de Sendai.
Je me dirige vers l’hôtel qui, comme d’habitude, est à deux pas de la station. J’arrive un peu tôt pour le checkin, mais ils prennent la valise en attendant. Je pourrai regarder un peu le coin et grailler quand l’heure viendra.
Je regarde au Yodobashi. Hah! Les nazes, ils n’ont pas de contrôleur de train Zuiki Mascon pour Densha de Go!
Je finis par manger dans un Matsuya.
C’est un restau où on commande sur une borne. (Avec option traduction anglaise. 👌👌) Ça donne un ticket. On s’assoit quelque part. Et quand ils appellent le numéro, on va chercher le plateau et on s’installe. Le processus est rodé. Et quand on a fini, on ramène le plateau.
Chais même plus comment ça s’appelle. Mais c’est simple et bon. 👍
Ayant un peu de temps à perdre, je me renseigne à nouveau sur Sendai. Il y a un passe 1 jour qui peut être sympa, le Sendai Area Pass. Je le commande à une borne dans la gare de Sendai. Mais pas n’importe quelle borne : une qui peut lire les passeports.
Il y en a une à côté de la porte ouest de l’étage des trains locaux, et une près de l’entrée des Shinkansen à l’étage supérieur.
Il faut naviguer un peu dans les menus pour trouver le Sendai Area Pass 1 day (il me semble qu’il y a aussi l’option deux jours existante quelque part). Après avoir scanné le passeport et payé, ça imprime au final le passe, un résumé du fonctionnement, et un éventuel reçu.
Ce Sendai Area Pass peut servir à prendre les bus, + les trains JR du coin si vous n’avez pas le JR pass, je crois.
On peut commander en avance. J’ai pris par exemple pour le lendemain.
UPDATE du moi du lendemain : si tu penses avoir une grosse flemme comme moi j’ai eu le lendemain, et que tu veux juste aller faire quelques spots via le Loople Bus (Franchement bien !), tu peux juste prendre un passe 1 jour du Loople uniquement, et pas le Pass 1 jour du Sendai Area Pass (qui donne accès aux trains, aux bus, et permet d’aller plus loin). Ça coûte deux fois moins cher. Plus d’info dans l’article du lendemain.
Je retourne finalement à l’hôtel pour le checkin et récup la valise. Allez petite sieste.
Je me réveille deux heures plus tard.
C’était pas ouf niveau qualité de sommeil. Surtout qu’en fait, il y a un problème de joint dans la fenêtre qui fait que l’air y passe en sifflant. J’ai maintenant réglé le problème en mettant un stylo pour faire pression sur l’endroit qui sifflait.
Je descends profiter d’un cocktail de bienvenue. Il est cool cet hôtel.
Je reste dans la salle du cocktail jusqu’aux environs de 21h, heure à laquelle ferme le cocktail de bienvenue. J’étais pendant tout ce temps en train d’écrire l’article d’hier et d’aujourd’hui. Ça prend du temps, ça.
Ensuite, je remonte mettre ma veste, pour sortir chercher un p’tit dîner. Vu l’heure, je vais me contenter d’un mcdal à emporter. Ça devrait le faire.