Comme je le disais hier, je vais expédier ma valise entre hôtels.
Pour être plus précis, je l’expédie pour l’hôtel dans lequel je serai mardi prochain, c’est-à-dire dans quatre jours. Yamato, l’entreprise qui fait le service de livraison, accepte jusqu’à sept jours de livraison.
Quand j’arrive au comptoir de l’hôtel, c’est en plein petit-déjeuner. Il n’y a personne au comptoir. 😶 J’ai attendu deux minutes, cherché une cloche ou chais pas quoi pour interpeller quelqu’un. Mais je finis par me dire que j’ai qu’à me ramener dans la salle du petit-déjeuner et de bouffer le temps que quelqu’un arrive. Et pile à ce moment, une hôtesse arrive !
Du coup, elle vérifie que j’ai bien rempli. Elle me dit « jōzu » parce que j’ai écrit un bout et que c’est bien lisible. Hehe trop content ! Ensuite, elle prend les dimensions à l’aide d’une règle ruban à enroulement. Ça permet de calculer rapidement les dimensions largeur + hauteur + profondeur et d’associer le tarif du service de livraison (Yamato, le fameux kuroneko). Avec ma valise, je me retrouve donc avec une taille 140 cm, et ¥2530 à payer. (15€ environ) pour expédier à Tōkyō depuis Sendai.

Allez, je me fais un bon gros petit-déjeuner. Surtout que je me suis levé plus tôt que je l’espérais hier soir, donc ça me laisse plus de temps.

Un truc qui n’a rien à voir avec le petit-déjeuner. Ce machin là:

À quoi ça sert ? Je vois ça dans les restaurants. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est pour nettoyer le table. Mais ça a l’air bien dégueulasse d’y toucher. 🤣
Et ça m’étonnerait que ça soit pour se nettoyer les mains ou la figure…
Si quelqu’un peut me dire dans les commentaires…
Je remonte dans la chambre et je finis de ranger mon sac à dos. Mhhh… Mon t-shirt pue un peu la bouffe. Chelou ça. En plus, ce n’est pas la même odeur que ce que je viens de manger. J’essaie de le désodoriser avec le truc de la chambre d’hôtel, mais ça n’efface pas aussi bien que les sprays d’autres hôtels. Comme les mauvaises odeurs m’insupportent, je reprends le t-shirt d’hier, qui au moins, ne sent rien.
Petit brossage de dents… Oups, j’ai oublié de mettre ma brosse électrique dans la valise. Je ne voulais pas la prendre avec moi parce que ça prend de la place. Bon tant pis.
À propos de brosse à dent justement, avant de quitter l’hôtel, je rapporte les brosses à dent non utilisées au front desk. Il paraît qu’il y a un cadeau si on le fait. (Cet hôtel semble engagé dans la lutte contre les déchets et le gaspillage, et se targue d’être neutre en CO₂.) Le cadeau en question : l’hôtesse me donne des okashi, des trucs à grignoter. Je lui demande ses recommandations, et elle me donne trois okashi de Sendai. Trop cool. 😁

Il est temps de quitter ce super hôtel (l’hôtel s’appelle d’ailleurs SUPER HOTEL 🤣) et de partir vers Niigata. (Enfin, sa banlieue.) Je vais voir mon poto Joss de l’époque de l’ISART.
La dernière fois, il avait bougé à Tōkyō pour la journée pour me voir avec mon pote GB. C’est un long voyage en fait !




Je decide de faire un tour pour trouver le tampon de gare. Il se trouve à juste à la sortie du guichet tickets et service voyage de JR East. Donc il faut sortir des zones JR.

Je n’ai pas trouvé de tampon du centre de voyages de JR par contre.
Allez on réembarque pour Niigata



Je suis arrivé à Niigata ! Premier objectif, faire un petit pipi.
Ensuite, trouver le tampon… Erf je ne le trouve pas, et il ne me reste que quelques minutes !!! Je regarde côté Shinkansen et côté lignes JR, mais je ne trouve pas. 🥲
Je vais donc au moins chercher le train ; il me reste 4 minutes.
C’est le train de 12h41, numéro 5 Sakata… Moi, c’est un Inaho 5, à 12h41.
Trouvons un panneau, vite. Je consulte… Argh c’était bien le Inaho 5, et Sakata est sa destination ! Je monte et je m’installe.

12:50, le train part… Pfff il est parti en retard de 9 minutes. J’aurais pu trouver le tampon de gare.



Je retrouve mon poto Joss ! Trop content ! Ça fait trois ans depuis la dernière fois !


Première chose, on va bouffer un ramen ! C’était au restaurant Tenjinya Hiryu.
J’ai pris un ramen miso, avec un peu plus de viande charsiu. La portion était même en « omuri sa-visu », donc grosse portion de nouilles offert ! Oufff c’est bon et copieux !


Joss m’apprend que Niigata est une région réputée pour son saké quand j’étais venu en train, j’avais ete frappé par ces grandes étendues cultivées qui s’apparentait à des rizières. Et comme le nishonshū est produit avec du riz, cela explique cette réputation de fabrication.
Cette visite guidée nous emmène dans leur usine de petite production. On n’y trouve pas de grosses machines à échelle industrielle.
On est passé par une médiathèque totalement axée sur le saké.



On a ensuite vu quelques salles de production, comme la salle des cuves, la salle de travail du riz, la buanderie… Ouais, ils étaient en train de laver les sacs qui contiennent les grains de riz à fermenter et cuire !

On nous explique le procédé de fabrication (en japonais, avec quelques mots d’anglais ; heureusement que Joss était là !) en détail, ce qui différenciait les sakés les uns des autres, la gradation en qualité.
J’y ai appris que ce qui fait la meilleure partie du saké, c’est le starch, l’amidon du riz. Cette partie est protégée par plusieurs enveloppes externes, qu’il faudra retirer via un polissage.

J’élude le reste de la visite. Je pense que le procédé de fabrication du saké est déjà bien documenté en ligne. Je mets juste quelques curiosités exposées.



On finit la visite par la boutique. La visite (payante) nous donne un petit bon d’achat. Joss et moi l’avons utilisé pour une dégustation de trois saké différents produits par la marque de l’atelier.
Ils étaient tous différents ! Évidemment, les plus chers étaient les plus délicieux. Ils avaient un arôme, tandis que les moins chers ne sentaient vraiment rien.
À un moment, j’ai eu ma tasse de la plus chère qui n’a pas été remplie à fond, la bouteille arrivant à son terme. Je leur ai fait comprendre que c’était vide, et ils m’ont rempli la tasse presque à ras bord. Vu que c’était le plus cher des bouteilles, je suis content. 😁
J’envisageais de rapporter un peu de saké, mais il y a un souci. Avec le whisky déjà acheté, cela dépasserait ma limite. J’ai donc dû abandonner cette idée. Je me suis néanmoins intéressé par des chips. Mais pourquoi ces chips, me dis-tu ?
Il faut savoir que le procédé de polissage du riz induit forcément la création de sous-produits. La partie extérieure contient notamment de l’huile, et c’est cette huile qui est utilisée pour frire ces chips de patate !
Ça donne une texture légère, et avec une faible présence d’arôme d’huile. J’aime bien !

Prochaine sortie : visite de la ville, à commencer par un temple shinto du coin.




Aujourd’hui était le premier jour d’éclosion des cerisiers dans cette ville ! Donc ils ont allumé les illuminations bordant les chemins de cerisiers.

On a mangé des trucs de yatai, des commerces comme on en trouverait dans les fêtes foraines.

J’ai mangé un poppoyaki ポッポヤキ une spécialité de Niigata à base de sucre roux et de farine et d’eau. C’est un peu une pâte à crêpe qu’ils façonnent en bâton. Ça a un goût de caramel, et ça ressemble à une éponge longiligne.
Bref, ma journée de visite s’achève, et je rentre dormir chez l’habitant.
C’est une belle maison de facture traditionnelle, avec de belles boiseries, les portes qui glissent… et le système de chauffage sobre des habitations japonaises. En gros, il fait froid dans le couloir (vaut mieux avoir des chaussons) et dans les salles non chauffées par un appareil de chauffage portatif !
Dîner : un curry jap fait par la femme japonaise de Joss. On ne peut espérer plus japonais comme expérience. ✨
Petite douche. Une petite partie de shmup, et au lit ! Enfin, au futon ! 🤣 Sur le tatami, et la lampe au plafond dont il faut tirer le fil pour l’allumer et éteindre.
Tout comme dans les animes !
(J’écris cet article trois jours plus tard, et je me rends compte que je n’ai aucune photo de ce bel intérieur. J’ai profité de tout mon temps avec la famille. 🤣)
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