J+18 : départs pour la ville qui pue

Hop ! Petit lever en forme ! Bon caca, comme chaque jour.

Je suis habillé avec des vêtements fraîchement lavés. C’est quand même pratique, un vrai sèche-linge. 🤣 Pas besoin d’attendre une plombe que ce soit sec.

Ils avaient une machine sympa, où on n’a pas à remplir constamment le bac à lessive. Fait intéressant, Joss m’a montré une entrée d’eau secondaire dans sa machine. Ça sert à réutiliser l’eau du bain ! Bah oui, les japonais sont vraiment friands de ces bains, et réutiliser l’eau (chaude en plus !) est un bon moyen d’économiser un peu. Bon, là, ce n’était pas branché. Mais c’était possible.

Petit-déjeuner. Il y avait encore des œufs. 🍳

J’ai aussi grignoté des trucs comme ces cookies :

Des « COUNTRY MA’AM ».

Joss m’a raconté que ce paquet est un exemple typique du shrinkflation. Il y a une dizaine d’années, les portions étaient un peu plus généreuses.

Parfois, certaines marques le faisaient sous couvert de mesure diététique. « Nouveau format pour votre bien ». Alors que d’autres augmentaient la taille, mais réduisaient le nombre de parts.

Comme quoi, le shrinkflation touche aussi le Japon…

Joss doit partir pour une réunion de quartier. Quand se reverra-t-on ? J’espère dans pas trop longtemps !

En attendant mon départ, je joue avec le fiston à Mario Kart. On a ensuite essayé Nintendo Land, mais il y avait un petit souci de capteur. Et le temps nous a obligé à interrompre la session. 🥲

Je fais mes au revoir, et me mets en direction de ma prochaine destination : Kusatsu Onsen.

Les cerisiers viennent d’éclore. C’est beau.
Je ne comprends pas le panneau, mais j’ai confiance. Genre, même pas Niigata, c’est le terminus quoi.
Le Inaho. Train qui relie rapidement Shibata avec Niigata en une vingtaine de minutes.
Le temps est nuageux, mais il ne pleut toujours pas. Chance !

Je descends à Niigata.

Voilà ! Enfin le tampon de Niigata ! 😁

À partir de là, je prends le Shinkansen en direction de Takasaki.

La gare de Takasaki. J’avais un peu de temps pour regarder vite fait dehors.

Il y avait des gens de Témoins de Jéhovah sur le parvis de la gare, et quelqu’un a essayé de me refourguer un journal jap. Chais pas c’est quoi l’affaire, mais ça me rappelle les personnes qui vendaient des petites journaux dans la rue pour quelques sous en France. (Je n’en ai plus croisé depuis un moment d’ailleurs… Ça s’est arrêté ?)

Le tampon de Takasaki. Il se trouve côté lignes JR locaux, de mémoire.
Je prends le Limited Express Kusatsu-shima, en direction de Naganohara-kusatsuguchi.
Petit oiseau mignon et pas très farouche. Dessus noir, dessous blanc. Pattes noires.
Belle tête, ce train. Un peu les mêmes couleurs que le piaf de tout à l’heure.
J’ai réservé un siège de ce train. Il me semble que c’est à réservation obligatoire. Il restait beaucoup de places libres, plus de la moitié. On était le 5 avril.
On traverse de beaux paysages. Les cerisiers étaient en fleurs.
Arrivé à la gare de Naganohara-kusatsuguchi. À mes souhaits, une nouvelle fois !

En arrivant à la gare, j’ai spotté le tampon ! Mais vu que les bus sont calés sur le train, je ne voulais pas être comme un con à rater le bus pour un tampon… Bah tu sais quoi ? J’ai quand même raté mon bus !… Mais non, je déconne. J’essayais de mettre un peu de piment, parce que c’est ennuyeux quand ça se passe comme prévu. D’ailleurs, t’as remarqué ? Je ne fais plus trop de conneries. Bah oui, je ne prends quartier plus le bus.

Ah tiens ! En parlant de bus. Je pense que l’info que je donne là peut servir à quelqu’un.

Le trajet que je fais n’est ni proposé par Navitime, ni Google Maps dans son entièreté.

En effet, il y a un bus qui n’est pas connu de ces services et qui, pourtant, est super pratique. Ce bus est géré par JR East, et il fonctionne avec le JR Pass global ! Ses horaires sont calés sur ceux des trains JR qui vont et partent du terminus de Naganohara-kusatsuguchi.

Donc pour celles et ceux qui veulent aller à Kusatsu Onsen en train, je conseille de tracer le trajet jusqu’à la gare de Naganohara-kusatsuguchi (JR), puis de trouver le bus JR qui attend juste à la sortie.

Ce bus peut transporter de grosses valises car il a un compartiment à valises sous les sièges (ce serait un car en France).

Le bus en question. C’était le jour de mon départ de Kusatsu, mais c’est globalement le même qu’à l’aller. Et ouais, le mec à droite est en train de faire un petit karaoké. (Absolument faux. Il annonçait le début de la montée dans le bus.)

Aussi, si tu te dis que tu risques d’avoir le bus plein, détrompe-toi. Quand on arrive à Naganohara-kusatsuguchi, il y a plusieurs bus qui attendent les passagers du train, et qui partent en même temps.

Les deux bus qu’on voit là sont partis juste derrière celui que j’ai pris. On les reconnaît à leur nom : JR BUS KANTO.

De là, c’est environ une vingtaine de minutes pour un direct, ou une trentaine pour un bus en service local. Je pense que tu peux avoir ce service local, notamment si ton train n’est pas un Limited Express, mais un Agatsuma Line local.

Je mets cette photo du bus JR et de mon JR Pass pour que les gens qui tombent dessus comprennent bien que le JR Pass fonctionne sur ce bus.

Pour utiliser le pass, il faut juste le présenter au conducteur en sortant. Il peut potentiellement faire un truc sur un bout de papier, je pense pour comptabiliser l’utilisation d’un JR Pass sur la ligne. Vaut mieux sortir en dernier pour ne pas gêner la file qui descend. Je crois que tous les passagers à l’aller et au retour ont payé avec une carte IC ou en monnaie. À croire que je suis le seul à avoir ce JR Pass… En même temps, qui peut vraiment se targuer de rentabiliser un passe à ¥100,000 en trois semaines ? (Je flexe un peu là.)

Un truc que je conseille de faire en arrivant : se renseigner sur les temps des bus. Sur ce panneau, il y a marqué dans le tableau en bas à gauche les horaires de bus, et les trains qui correspondent. Par exemple, je voulais prendre le train pour Takasaki de 10h08, donc je devrai prendre le bus de 9h20.

Pour en revenir au voyage. Donc Kusatsu Onsen, c’est une ville thermale. Elle est bâtie autour de sources jaillissant de montagnes adjacents et qui ont la particularité d’avoir une eau chaude (48,5°C je crois), un peu acide, et de transporter des minéraux.

Un peu trop chaude pour se baigner dedans… Et c’est pour cela que la ville dispose d’installations complexes et de traditions pour faire baisser cette température. Qu’on verra plus tard.

Dès l’entrée dans la ville, on est accueilli par des bains de pieds à la limite de la brûlure. 🤣 Je ne supporte pas bien l’eau brûlante, c’est vraiment limite pour moi.

Le terminal de bus en arrière-plan, et un bain de pieds à droite dans le petit kiosque. C’est gratuit évidemment.

Quand on se dirige vers le cœur de la ville, on commence à humer l’odeur caractéristique du soufre. Cette odeur d’œuf trop cuit ou pourri. Ou d’oignon pourri. Ou de durian pas pourri.

Avant d’aller visiter ce cœur de ville, je préfère aller à mon hôtel pour poser mes affaires qui pèsent un peu sur mes jambes.

Oula c’est pas très sexy de l’extérieur… Bon, ben j’espère que c’est nickel dedans…
Ah mais non ! C’est le bâtiment d’en face, mon hôtel. Ouf. Le GPS m’a fait un coup de chaud.

Dans cet hôtel, on enlève ses godasses à l’entrée pour y marcher en chaussettes, ou chaussons d’hôtel, ou j’ai même vu certains pieds nus. Les oufs.

Chambre avec réfrigérateur, grand sofa, lit king size, chiottes Toto à actionnement automatique (si, si, ça tire la chasse tout seul quand on se lève), et surtout, baignoire extérieure privée à l’eau de source. Hehe
J’ai pris un bain direct !… Après m’être douché, évidemment. Ce bain est très chaud ! Je transpire. Mais ça fait du bien. 😌

Je suis ensuite ressorti pour visiter un peu.

(Petite note : je suis actuellement en train d’attendre l’avion pour rentrer à Paris depuis Haneda Tokyo. Je suis tellement en retard sur les articles ! 🤣)

Mon hôtel se trouve à deux pas du centre historique ! C’est vraiment top !

Au bout de l’allée en contrebas, il y a le Yubatake.

Voici le Yubatake en question :

Il commence à faire sombre. Les illuminations commencent.

Le Yubatake, c’est le cœur de la ville. Des flots d’eau de source qui pue coulent dans ces caissons de bois.

Le soleil se couche vite. Je me suis posé pour apprécier les illuminations.

Il y a beaucoup de monde. Pas ultra blindé, non plus, mais on croise toujours quelqu’un à chaque coin de rue. On était dimanche soir.

C’est sympa à regarder, cette chute d’eau.

Comme il y a beaucoup de monde, c’est un peu difficile d’avoir une bonne photo sans qu’il y ait un couple ou des amis qui se prennent en photo. Je dois être le seul à venir tout seul ici.

Il est temps de rentrer. Je pourrai me lever tôt le lendemain et faire une visite plus exhaustive de l’endroit.

Petit dîner viteuf de konbini. Au menu : nouilles random, onigiri thon mayo, et tresses à la pomme. Avec une boisson chocolatée gratuite de l’hôtel.

J’ai hâte de voir la tronche du petit-déjeuner d’hôtel du lendemain.

Commentaires

2 réponses à “J+18 : départs pour la ville qui pue”

  1. Avatar de Elsental

    Ouah, la tête de la chambre d’hôtel (⓿_⓿)

  2. Avatar de Dakwamine
    Dakwamine

    でしょ!

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