J’ai pris un billet d’avion de la compagnie Japan Airlines en fin d’année 2025, pour mars-avril 2026. Un direct vers Haneda. C’était un choix que je justifiais par l’envie d’entrer plus rapidement dans le voyage que lors de ma précédente excursion nipponne en 2023 (dont je parlerai surement un jour sur ce blog !) où j’avais fait une correspondance à Taipei, avec pour aéroport Narita. Le prix de ce nouveau billet, environ 1200 euros, était à peine plus élevé que mon billet de l’époque, un aller-retour via EVA Air (une bonne compagnie, soit dit en passant), donc je n’ai pas trop réfléchi.
Alors que j’achetai ce billet, je n’avais aucune idée spécifique d’endroits à visiter. Rien que l’envie d’aller me confronter à l’inconnu m’a insufflé la motivation initiale de revenir dans ce beau pays, avec de nouveaux objectifs, et de nouvelles conditions : j’y serai seul cette fois. (J’étais accompagné la dernière fois de Guillaume, un bon ami.)
Nous sommes le 2 février 2026. Il ne s’est pas passé grand chose entre le moment où j’ai pris ce billet et aujourd’hui. À mon grand regret d’ailleurs. Mais les fêtes de fin d’année, les aléas de santé, les visites chez les amis et la famille, les cours de japonais, ont fait disparaitre le temps libre qui m’aurait été nécessaire pour bien planifier les choses.
Je me retrouve donc dans une configuration où je vais devoir faire les bons choix, et vite.
Il y a déjà plusieurs objectifs que je me suis fixé :
- Conduire au Japon.
- Aller du sud (Kyushu) vers le nord (Hokkaido).
- Faire des expériences uniques, genre fabriquer des choses, aller dans des endroits moins connus.
- Voir mon pote Josselin.
- Relater mon voyage sur ce blog. C’est ce que je suis en train de faire. Haha !
Pour le moment, j’ai une carte OpenStreetMap avec quelques points par-ci par-là. Mais c’est bien trop loin de ce que je qualifierai d’un plan de voyage, et ce sera ma tâche principale dans les prochains jours.
Au sujet de la voiture
En attendant, j’ai déjà commencé à potasser pour savoir ce qu’il faut pour conduire une voiture au Japon. Ce qu’il faut savoir, c’est que le permis français ne fonctionne pas là-bas par défaut. Il faut le faire traduire. Pas par n’importe qui, mais par la fédération japonaise de l’automobile, ou JAF.
La procédure en l’an 2026 est à la fois plutôt simple, mais semée d’embûches. Il suffirait de remplir un formulaire sur internet, payer, d’attendre la traduction, et faire imprimer. Mais voici les dites embûches :
- Le formulaire ne peut se remplir que DEPUIS le Japon. Un VPN ne fonctionne pas non plus ! J’ai tenté avec Proton, mais impossible quand même.
- La traduction prend un certain temps, et de ce que j’ai compris, il faut faire imprimer cette traduction sous une semaine, dans un konbini. Le timing risque d’être très serré.
Il est également possible de demander à un ami sur place de s’occuper des démarches. Encore faut-il en avoir sur Tokyo…
À cause de cela, je vais devoir trouver des agences qui permettent d’expédier directement en France en avance. C’est un moindre mal… Si je le fais sur place, cela m’obligerait à attendre que la traduction soit faite pour pouvoir louer ; c’est un risque que je ne suis pas prêt à prendre.
À part ces histoires de permis, j’ai aussi commencé à me renseigner sur divers points réglementaires et culturels de l’usage de la route. Comment fonctionne un parking payant, les panneaux, les us et coutumes… Je me suis notamment procuré (ne me demandez pas comment) la version numérique et en anglais du livre proposé par la JAF à destination des conducteurs étrangers. Elle est normalement dispo sur amazon.co.jp, mais ils ont suspendu la commercialisation, et il ne reste que la version papier à 7xx yens… et plus d’une vingtaine d’euros d’expédition ! C’était peut-être même plus, mais le prix m’a tellement choqué que je n’ai pas réfléchi plus longtemps pour me débarrasser de cette idée d’importer le livre physique.
Allez, ce sera tout pour ce soir.



