J+9 : Petit saut à Hamamatsu

Cette journée devrait être relativement soft. Il n’y a qu’une chose de prévue, et même si je dois prendre le Shinkansen, je n’ai pas à prendre ma valise.

Petit café réchauffé au micro-ondes (acheté la veille), petite douche, et go.

Je rejoins encore une fois Shinagawa. Je commence à la connaître, cette gare.

Par curiosité, comme j’avais un peu d’avance sur le prochain train, je vais voir s’il reste des sièges réservables… Oh shit! Il y en a un ! Bah je prends. 🤣

J’embarque donc sur un Hikari. C’est effectivement plein à craquer. Il n’y a plus une place dispo, et ce ne sont même pas des touristes pour la plupart. Il y a pas mal de collégiens. Peut-être qu’il y a un évènement scolaire dans le coin.

Le mont Fuji depuis le Shinkansen ! Je pense que c’est la première fois où je le vois ainsi. Faut dire que je ne prends quasiment jamais la place fenêtre, donc ça réduit mes chances.

Le trajet se passe bien. J’arrive à Hamamatsu.

Deuxième tampon de gare. J’oublie tout le temps de remplir ce carnet.

Cette ville est historiquement connue pour ses instrumentiers. C’est apparemment le berceau de grands groupes comme Yamaha, Roland et Kawai, si vous avez entendu parler. Il y a par ailleurs un piano Kawai dès la sortie du shinkansen dans un coin promo.

C’est pour cette raison que j’y suis. J’ai trouvé un peu par hasard une expérience d’artisanat de taiko dans un atelier. L’expérience n’est pas donnée, genre ¥67000 je crois environ, soit dans les 400€. (Comme d’hab dans ce genre d’expérience réservée, je paye le tarif pour deux personnes.) Mais je partirai avec le petit taiko que je vais fabriquer et un stand !

J’arrive un peu en avance, donc je vais manger un petit bout. Tiens, un mcdal. Je fais genre je fais un tour du centre commercial de la gare pour voir si quelque chose interpelle mon regard, mais rien ne m’attire donc je vais revenir sur ma première idée.

C’est donc la première fois que je m’enfile un mcdal jap.

J’ai pris un menu en recommandation.

Quand le serveur apporte la commande, il demande s’il ne manque rien à la commande. Sur le moment, je n’avais pas hyper capté, mais j’ai déduit du contexte que c’était ça, donc j’ai juste dit oui.

C’est un genre de Royal avec oeuf et sauce barbecue.
Ichigo shortcake pie. Un dessert chaud un peu comme une tarte à la crème et confiture de fraise.

Je finis de manger. Je décolle après avoir bien verifié de ne rien oublier.

Il fait plutôt bon et beau. Le soleil est fort, mais il fait pas chaud. Un super temps.

Je n’ai pas le temps de faire n’importe quoi, mais j’ai quand même presque 1h devant moi. donc je vais juste me déplacer dans le quartier autour du point de rendez-vous.

Beau temps n’est-ce pas ?

Je me pose à un parc. Il y a des chiottes à gauche, dans un mini cabanon. Parfait ! Je commençais à avoir envie de pisser, après ce verre de cola bu. C’est vraiment cool qu’il y ait autant de chiottes publiques gratuites dans ce pays.

Ensuite, je me rends à l’atelier.

On commence à l’heure, dès que la traductrice, Jessica, arrive.

Je suis accueilli par l’artisan qui va m’assister dans l’expérience. Je l’appellerai Ando-sensei.

Il s’agit d’un atelier où trois artisans travaillent à fabriquer et restaurer des taikos. Ils travaillent notamment avec des écoles, comme celles de Hamamatsu, mais ont également des commandes venant d’aussi loin que Hokkaidō.

Le gros tambour, c’est pour l’un des festivaux principaux à Hamamatsu qui se passe en mai.
Ce tambour est en opération de maintenance pour une des écoles de Hamamatsu. Une opération qui coûte environ ¥500,000. Mais cet instrument sera utilisable environ une dizaine d’années, donc ce n’est pas si énorme (pourvu qu’il est utilisé).

Les taikos sont ici faits avec de la peau de vache. La partie du dos donne un timbre plus sombre tandis que le ventre un timbre clair. Le corps des taikos est d’une pièce ; il n’y a pas de lamelles de bois collées.

L’expérience que je fais consiste à faire l’assemblage, en particulier, poser la membrane et la fixer à l’aide des clous noirs.

Côté outil, on a un marteau et un tasseau de bois pour travailler la membrane, un martelet pour les clous, et un tourniquet qui permet de travailler facilement tout le tour du taiko.

Ce tourniquet a un système de cordage qui arrime fermement le taiko sur le socle tournant, en tirant sur la membrane via des bâtons qui enroulent les cordes entre elles. Je mettrai une photo quand la traductrice m’enverra les photos.

Bref, on commence par régler la tension de la membrane.

Ça se passe en tapant sur les bords de la membrane avec le tasseau et le marteau pour l’étirer et l’assouplir.

Ensuite, il faut tourner les bâtons pour enrouler les cordes, pour étirer la membrane.

Et enfin, taper avec le marteau au centre de la membrane tout en tournant le tambour. Cela a pour effet de redistribuer les tensions.

Une fois ceci fait, on teste le son. Si c’est pas assez tendu, on recommence le processus. On peut faire autant de fois, tant qu’on n’entend pas la membrane craquer en tournant les bâtons.

Quand le son est bon, il faut planter les clous. Cela permet de fixer définitivement la membrane. Avant de planter ces clous, Ando-sensei utilise une équerre pour tracer une ligne autour qui va servir de guide. Ando-sensei m’apprend à bien tenir le clou pour le frapper, et ça s’enlève si c’est foiré, donc aucune crainte. C’était un peu laborieux au début de planter les clous, mais on s’y fait assez vite, quand on a le geste enregistré dans la mémoire musculaire.

Ensuite, on fait le deuxième côté. Pour cette fois, Ando-sensei propose de faire un son plus aigu, donc avec plus de tension dans la membrane. C’est exactement le même procédé, mais il faut mettre bien plus de force au moment de tourner les bâtons. Et il y a un léger risque de casse, donc il faut bien tendre l’oreille pour écouter si la membrane est en train de craquer ; auquel cas la membrane est tendue au maximum.

Une fois ceci fait, l’expérience est terminée. Ando-sensei s’occupe de faire le finish en nettoyant le tambour et en découpant l’excès de membrane. On retourne voir l’atelier, et déguster un petit thé vert offert.

Le résultat. C’est beau !

Sur la photo, il manque juste le pompon qui s’accroche dans la boucle au-dessus. Je pouvais choisir entre rouge et violet. J’ai pris violet.

Voilà pour l’expérience. C’était très cool !

Ando-sensei l’a emballé. Soit un sac, soit carton. J’ai opté pour le carton. Ce sera plus sûr pour le voyage… Heureusement que j’ai deux grosses valises. Mdr

Possiblement un de mes souvenirs préférés.

Allez, rentrage.

Retard d’une trentaine de minutes du Shinkansen. Et ouais, ça arrive aux meilleurs.

Je commence à réfléchir au trajet du lendemain. Mais il y a un truc que j’aimerais faire, c’est trouver un nouveau sac bandoulière. Apparemment, je cherche un sac dont le type s’appelle « Messenger ». C’est un sac en longueur, avec une contenance assez élevée, mais pas trop gros non plus. Ça compte comme un sac à main dans les transports.

J’ai cherché sur le net, chatgpt. On me sort un magasin à Shinjuku.

Je rentre au logement. Je mets en express les vêtements à laver dans la machine. Je dois le faire absolument aujourd’hui sinon je n’aurai pas mes vêtements secs au moment de partir du Airbnb.

Une fois ceci fait, je fonce à Tamachi. Coup d’œil à la montre. Zut ! Le magasin est trop loin ; ce sera fermé.

Je vais donc à Shinbashi. Ou Shimbashi. Chais pas comment c’est écrit.

Sortie vers Ginza.

Je ne pensais pas y foutre les pieds dans ce coin. Mais bon. J’avais besoin d’un truc.

Je commence par regarder la section sac d’un Donki. Ils n’ont pas le type de sac que je cherche.

Je bouge au Ginza Six, un centre commercial un peu comme la Samaritaine. (Je crois.) Mais il y a de tout, pas que des trucs de luxe chèrosse. Mais rien trouvé à ma convenance.

Je vais au Uniqlo d’en face. Ils ont le truc qui ressemble le plus à ce que je cherche. Mais le sac est en toile molle. Je veux un sac qui conserve sa forme naturellement.

Je continue de regarder par-ci par-là. Mais l’heure de fermeture approche ou est dépassée. Je finis par rentrer. Faut croire que mon type de sac est extrêmement rare. Même au centre commercial de Kumamoto, j’avais fait les rayons sacs d’un magasin de sport orienté rando, sans rien trouver. (Il y avait toutes sortes de sac, mais pas de messenger.)


Petit passage au supermarché pour acheter de la sauce toute faite pour finir les pâtes. J’ai pris une pseudo carbo. C’était ok.

Je me suis acheté aussi des petits sandwich en promo. C’était pas ouf. En fait, je n’aime pas trop leur assaisonnement. C’est trop particulier en goût et en trop grande quantité.

Je finis sur les fruits achetés hier et quelques Kiri.

Finalement, je peux vous dire comment utiliser les caisses automatiques. C’est un peu comme en France. On pose son panier. On appuie sur l’écran pour commencer. On prend un sac et on le scanne si besoin. On l’accroche aux poignées et on peut mettre directement dedans. Je crois qu’il n’y a pas une histoire de balance qui check. L’employé nous surveille… 👀

Puis quand on finit de scanner, on choisit le mode de paiement (pas de liquide ici). On paie comme d’habitude. On prend le ticket. On s’en va en rangeant le panier à un endroit approprié. (Je l’ai ramené à la sortie.)

Commentaires

2 réponses à “J+9 : Petit saut à Hamamatsu”

  1. Avatar de Elsental

    Je crois que de mon côté, s’il y a bien une chose que je n’oublierais lors de mon futur voyage au Japon, c’est bien les tampons ! Mon côté complétionniste, très clairement ahah.

    Je trouve bien intéressant ce passage en atelier. Cela ne m’étonne pas que tu dises que cela pourrait être l’un de tes souvenirs préférés. De ce que tu relates jusqu’à ce point, c’est ce que j’ai préféré découvrir.

  2. Avatar de Dakwamine
    Dakwamine

    Depuis ce jour, j’y pense systématiquement dès que j’arrive à une station ! C’est marrant de le faire. Faut juste que ça fasse pas rater le train ! J’ai trouvé ce site qui permet de retrouver un tampon https://japan-stamp-hunt.com/stamps/ paid parfois, ça n’y est pas non plus ! (Une des villes où j’ai été avait un eki stamp où il faut demander à un agent !

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