Le lever ne fut pas spécialement difficile. J’arrive à me préparer à l’heure, enfin avec sept minutes de retard. Ça fait que je ne peux pas profiter du petit-déjeuner, car le train étant à 7h01, la fenêtre était trop petite. (Le petit-déjeuner commence à 6h30.) Donc je pars un peu triste de ne pas avoir le ventre blindax comme j’aime.
La destination du jour est Sendai. Et j’irai en avion. Je ne sais pas si t’as lu mon blog, mais c’était le fameux vol dont je me suis planté de jour. J’irai avec la compagnie IBEX, opéré par ANA.
Pour cela, il faut prendre le train rapide qui mène à l’aéroport. Je l’avais réservé quand j’étais à Kokura. C’est l’heure d’utiliser le ticket !

Je monte dans le wagon. Cool ! Y a personne, et je peux mettre la valise… Oups! Je suis du mauvais côté du wagon. Bon, je bouge la valise… Je passe la porte… Et merde… Il y a des familles avec des grosses valises qui ont déjà rempli les racks. 😬 Je décide de mettre à l’arrache derrière un siège. Blocage de roue, et espérance que ça va bien se passer. (Je n’ai aucune visibilité dessus.)

Tchou Tchou ! On arrive quelques instants plus tard. Si si, j’ai bien dit Tchou Tchou. C’est le klaxon des trains de la région de Sapporo ! Tu ne le savais pas, hein ?

Allez, sans plus attendre, je vais faire l’enregistrement… Mon vol est un IBEX, mais c’est opéré par ANA… Euh, mon app dit qu’il faut aller à la porte D. C’est pas là où il y a ANA. C’est même le coin de JAL. Bon. Je reviens là où j’étais.

Je regarde l’écran. Il faut aller à la porte 2… Où est cette porte ? C’est quoi une porte ? Grr.
Je vois des bornes automatiques pour faire l’enregistrement. Par désespoir de cause, j’y vais… Mettre le passeport… Ah, le système reconnaît le vol. Je suis sur la bonne piste !

Il me sort le billet de vol. Mais je ne sais pas quoi faire de ma valise… Et si j’allais dans la file « baggage » ?
Cette file mène vers un système automatique de chargement de valises. 😲 Je stresse un peu. Je ne connais pas. Et ça n’a pas l’air traduit quand je regarde les autres utiliser…
Mon tour arrive. Ah ! « Language select » ! Ouf !
Donc le processus se fait ainsi : on pose la valise dans le chargeur. On scanne le billet. On répond à des questions sur un écran tactile. Puis ça imprime le ticket à accrocher à la valise.

J’ai le souvenir d’étiquettes un peu compliquées à poser. Mais cette étiquette est très facile à poser ! Il suffit de mettre en contact les deux parties indiqués 1 et 2, et ça colle tout seul ! Pas de bandelette à retirer ou que sais-je d’autre. J’ai l’impression d’un principe physique et chimique qui fait que quand les deux côtés se touchent, ça quadruple la force d’adhésion comme s’il y avait des crochets orientés au niveau moléculaire… OK je m’enflamme. Je me calme.
Petit pipi, je vide les bouteilles et le thermos, et go passer le contrôle de sécurité. Je passe sans problème, même si j’avais un doute à cause de baguettes de konbini que je n’ai pas jeté depuis mon premier jour arrivé ici. 🤣
En fait, j’ai vu des gens passer avec des bouteilles de liquide, genre du thé vert. Les agents de sécurité utilisent une machine pour voir si la composition est dangereuse. Donc pas forcément besoin de vider en fait ? C’est peut-être moins strict selon certaines conditions.
Bien plus tard, alors que j’écris cet article dans le futur de la temporalité de ce passage, j’ai compris que la porte (gate) correspondait bien à la porte d’embarquement. Ce qui me fait penser à une petite astuce !
Le terminal dispose de plusieurs points de passage de check-up sécurité. Tous les gens qui prennent ANA s’entassent au check-up à côté (comme j’ai fait). Mais une fois passé le check-up, l’espace sécurisé est le même pour tous. Donc il peut être pertinent de trouver un autre check-up sécurité, et par exemple dans mon cas, j’aurais pu aller au check-up qui se trouvait juste en face de ma porte d’embarquement.
Autre petit point, cette fois culturel : je remarque pas mal de jeunes en costard. Et mon pote Joss m’informe que ces personnes sont certainement de jeunes diplômés ! En effet, on est le 1er avril, et c’est leur jour. Il me semble avoir observé la même chose en 2023, mais j’avais peut-être oublié ce détail culturel.
Fin de l’aparté du futur.


Ce sera très probablement la seule fois de ma vie que je prends un vol dans ce modèle d’avion. Déjà que je prends pas souvent l’avion !
Mais sachez qu’il y a quand même des chiottes dedans, et je les ai testées ! Bah, c’est des chiottes d’avion, quoi. Petit. Ça bouge un petit peu, donc on en met partout si on fait pas gaffe, etc.
Bon par contre, j’ai rien pigé des instructions sécurité. Des franszosich dans un vol interne au Japon, ça doit se faire un peu rare !

Bref. On atterrit environ une heure plus tard à Sendai. C’est pas la même envergure que New Chitose (l’aéroport de Sapporo) ! Au moins, la récup des valises ne prend pas une plombe.

Il faut ensuite aller chercher le train pour Sendai centre.


Déjà, il faut savoir que je n’ai pas vu de tampon de gare à la station de l’aéroport.
Ensuite, le train qui relie l’aéroport au centre de Sendai n’est que partiellement JR.
C’est un peu comme un célèbre métro qui va à Orly et qui nécessite un petit extra pour arriver à Orly depuis Paris.
Ce qu’il faut faire pour les détenteurs de JR Pass (et que même chatgpt n’a pas trouvé en ligne parce que personne ne semble se faire chier comme moi, et parce que je ne voulais pas payer la partie gérée par JR) :
- Il faut acheter un ticket local entre l’aéroport et Natori. Natori est une gare JR.
- Ensuite, passer le petit ticket aux tourniquets. (OK, ce ne sont pas des tourniquets, mais des bornes de validation. Pfff…)
- À Natori, rester dans le train.
- Descendre à Sendai.
- Deux sorties possibles : est et ouest. Si vous ne savez pas, je conseille est, il y a moins de monde.
- Ne pas passer par la borne de validation ! Bah oui, t’as un ticket qui va à Natori. Ici, il faut entrer dans le petit guichet de l’agent de gare. Dire gentiment qu’on vient de l’aéroport, et montrer le ticket + le JR pass. Genre : « kuukou kara kimashita. Kore wa daijoubu desu ka ».
- L’agent prendra le petit ticket.
- Sourir à l’agent et lui dire merci.
- Et sortir.

À noter que si vous ne voulez pas vous faire chier (ou que vous n’avez pas de JR Pass), ça coûte juste ¥260 en plus, donc ¥680 en tout.

Faut savoir qu’on est serré dans ce train. Heureusement, j’avais capté le nombre de voitures, donc je suis rentré parmi les premiers. Je me suis donc posé avec ma valise tranquillement. Et au fil des stations, c’était de plus en plus blindé. Cette ligne souffre d’un excès d’affluence. Ou plutôt d’un déficit d’affrètement. (Pas sûr du mot, mais tu vois quoi.)


Bien sûr, je n’oublie pas le tampon de gare, et ça tombe bien, il est du côté Est.


Je me dirige vers l’hôtel qui, comme d’habitude, est à deux pas de la station. J’arrive un peu tôt pour le checkin, mais ils prennent la valise en attendant. Je pourrai regarder un peu le coin et grailler quand l’heure viendra.
Je regarde au Yodobashi. Hah! Les nazes, ils n’ont pas de contrôleur de train Zuiki Mascon pour Densha de Go!
Je finis par manger dans un Matsuya.

C’est un restau où on commande sur une borne. (Avec option traduction anglaise. 👌👌) Ça donne un ticket. On s’assoit quelque part. Et quand ils appellent le numéro, on va chercher le plateau et on s’installe. Le processus est rodé. Et quand on a fini, on ramène le plateau.

Ayant un peu de temps à perdre, je me renseigne à nouveau sur Sendai. Il y a un passe 1 jour qui peut être sympa, le Sendai Area Pass. Je le commande à une borne dans la gare de Sendai. Mais pas n’importe quelle borne : une qui peut lire les passeports.

Il y en a une à côté de la porte ouest de l’étage des trains locaux, et une près de l’entrée des Shinkansen à l’étage supérieur.
Il faut naviguer un peu dans les menus pour trouver le Sendai Area Pass 1 day (il me semble qu’il y a aussi l’option deux jours existante quelque part). Après avoir scanné le passeport et payé, ça imprime au final le passe, un résumé du fonctionnement, et un éventuel reçu.
Ce Sendai Area Pass peut servir à prendre les bus, + les trains JR du coin si vous n’avez pas le JR pass, je crois.
On peut commander en avance. J’ai pris par exemple pour le lendemain.
UPDATE du moi du lendemain : si tu penses avoir une grosse flemme comme moi j’ai eu le lendemain, et que tu veux juste aller faire quelques spots via le Loople Bus (Franchement bien !), tu peux juste prendre un passe 1 jour du Loople uniquement, et pas le Pass 1 jour du Sendai Area Pass (qui donne accès aux trains, aux bus, et permet d’aller plus loin). Ça coûte deux fois moins cher. Plus d’info dans l’article du lendemain.
Je retourne finalement à l’hôtel pour le checkin et récup la valise. Allez petite sieste.
Je me réveille deux heures plus tard.
C’était pas ouf niveau qualité de sommeil. Surtout qu’en fait, il y a un problème de joint dans la fenêtre qui fait que l’air y passe en sifflant. J’ai maintenant réglé le problème en mettant un stylo pour faire pression sur l’endroit qui sifflait.
Je descends profiter d’un cocktail de bienvenue. Il est cool cet hôtel.
Je reste dans la salle du cocktail jusqu’aux environs de 21h, heure à laquelle ferme le cocktail de bienvenue. J’étais pendant tout ce temps en train d’écrire l’article d’hier et d’aujourd’hui. Ça prend du temps, ça.
Ensuite, je remonte mettre ma veste, pour sortir chercher un p’tit dîner. Vu l’heure, je vais me contenter d’un mcdal à emporter. Ça devrait le faire.

C’était vraiment une journée tranquille !
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