Catégorie : Japon 2026

  • J-12 : Conditions de vol

    Le voyage par l’Est entre Paris et Tokyo.

    Il ne vous aura pas échappé que l’actualité internationale implique des difficultés de transport dans certaines zones du monde.

    Déjà que la zone russe était fermée depuis la guerre en Ukraine, et que la guerre était déclarée il y a quelques semaines entre Afghanistan et Pakistan, voilà que cet énième conflit au Moyen-Orient rétrécit encore plus le corridor safe connectant l’Europe à l’Asie orientale.

    Je guette le trajet de mon avion depuis quelques jours sur flightradar24. Il y a actuellement deux trajets que j’ai constatés. Celui de l’Est qui passe par Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, et Chine. Et celui un peu plus singulier du Nord qui passe près de l’Islande, Groenland, et Canada.

    Le trajet par le Nord semble plus sûr, mais c’est au détriment du temps de vol, 13h56 à 14h03, contre 12h33 à 12h48 pour le trajet par l’Est, soit environ 1h20 de plus.

    Le trajet passant par le nord, par delà le cercle arctique.

    Si je n’avais pas pris un direct, ça m’aurait encore plus allongé ce trajet, je pense… Par ailleurs, quand je regarde les prix du billet aller-retour dans les mêmes conditions, on est maintenant dans les 2 100 euros1, contre 1 200 euros que j’ai payés en réservant à l’avance.

    1. Compagnies chinoises exclues, qui, bien que moins chers, ont la réputation actuelle d’annuler des vols. ↩︎

  • J-15 : Forfait téléphone OK

    J’ai pris une option voyage sur mon abonnement Sosh. 39,99 € pour 120 Go pendant 31 jours. Je pense que c’est très possiblement surdimensionné. Mais ce voyage est un test qui me permettra d’évaluer ma consommation pour un usage varié : GPS, tracé d’itinéraire, surf, synchro des photos avec mon stockage perso, éventuellement des appels vidéo Whatsapp et peut-être même live streaming.

    J’ai vu qu’il y avait d’autres options chez le même opérateur. La seule qui aurait pu m’intéresser, c’est celle qui permet d’avoir 40 Go/mois à 15,99 €/mois. Cela donne accès à une ligne classique avec numéro de téléphone et carte SIM, qu’il faudra juste penser à résilier à la fin du voyage. À garder sous le coude pour un prochain voyage…

  • J-22 : Réserver un train spécial au Japon, c’est trop muzukashii

    Ce n’est pas une chose qu’on pense de premier abord. Pourtant, ça a l’air génial !

    Les trains spéciaux. Ce sont des trains dont le but n’est pas seulement de se déplacer d’un endroit à un autre. Mais il s’agit plutôt de profiter du spectacle tout le long du voyage, avec un agencement propice à la détente. Voyez cela comme une séance de cinéma où vous verrez défiler les paysages à travers les vitres.

    Ces trains ne sont pas notés sur les applications comme Google Maps. Il faut trouver ces trains grâce au bouche à oreilles ou les réseaux sociaux, ou en visitant les sites des compagnies ferroviaires.

    Un point important : ces lignes ne fonctionnent pas à toute heure, genre un ou deux aller-retours par jour, ni tous les jours, genre uniquement le weekend.

    Typiquement, j’avais regardé il y a quelques jours pour réserver le Resort Shirakami1 de JR East qui relie Aomori à Akita en longeant la côte. Hélas, il ne fonctionne que le weekend, et on ne peut même pas sélectionner à plus de deux mois d’avance non plus. Ou peut-être qu’il ne roule qu’en hiver…

    Agenda de dates réservables. Il n’y a que les jours de fin de semaine qui sont réservables, et le 23 février comme jour hors weekend.

    En plus de ces contraintes, il faut savoir que pour voir ces disponibilités réelles, il faut se connecter entre 5h et 23h30, heure du Japon. Il semblerait que ces réservations ne sont pas en temps réel, mais plutôt des demandes de réservation avec un humain pour valider derrière, d’où les heures de bureau. Il peut y avoir aussi une raison technique qui ne m’est pas familière.

    Du coup, cela oblige à rester tard sur le PC pour se projeter, étant donné qu’on ne peut voir les tarifs et disponibilités que durant ces heures. (Sinon, je suis au lit, ou au boulot…) Et ce n’est pas le seul service de réservation qui bloque ainsi. C’est vraiment bizarre.

    Au bout du fil, je n’ai donc réservé aucun de ces trains spéciaux… Pour un prochain voyage plus tranquille peut-être ?

    1. https://www.jreast.co.jp/fr/multi/joyful/shirakami.html ↩︎
  • J-23 : JR Pass commandé

    Ça y est, j’ai calculé mon itinéraire grossièrement. Et il se trouve que finalement, je dépasserai allégrement les 100 000 yens que coute le JR Pass 21 jours en 2026.

    À l’heure actuelle, 100 000 yens s’échangent à 547 euros. En 2023, j’avais payé ce même passe 412 euros en passant par un intermédiaire.

    L’augmentation n’est pas aussi forte que ce à quoi je m’attendais en lisant les titres alarmistes sur les réseaux sociaux, mais je pense que l’évolution du taux de conversion entre les devises européennes et japonaises aide à moins sentir cette augmentation.

    Photo de mon ticket d’échange en 2023. On voit le nom de l’agence officielle qui a créé ce ticket, NIPPON TRAVEL AGENCY, et le prix de l’époque de 60 450 yens.

    Il est vrai que j’ai le souvenir d’un euro à 142 yens (contre 182 à l’heure où j’écris cet article), ce qui était déjà assez remarquable. Ce qui donnait un JR Pass à 412 × 142 = 58 504 yens, soit moins cher que le prix officiel de l’époque.

    C’était une époque où les revendeurs tiers étaient moins chers que le site officiel de Japan Railways (japanrailpass-reservation.net)… Désormais, les revendeurs sont systématiquement plus chers que le site officiel. (Bon, dans le tas, j’en ai trouvé un où c’était juste un euro de plus, ce qui peut être pratique pour celles et ceux qui n’ont pas encore de carte bancaire avec devises en yens. Mais bon, je pense que tout voyageur qui se respecte aura au moins un compte dans une banque en ligne type Wise ou Revolut pour avoir un porte-monnaie numérique en devise étrangère et faire des paiements internationaux avec un minimum de frais.)

  • J-24 : hébergements réservés !

    J’ai enfin pu boucler ma longue saga de la réservation d’hébergement.

    Je dénombre 10 établissements, et 1 pote qui m’hébergera deux nuits ! Il ne me reste plus qu’à calculer mes trajets pour étudier si un Japan Rail Pass est pertinent. Je pense que oui vu les distances, mais on n’est pas à l’abri d’une surprise. Bien sûr, le prix n’est pas l’unique critère ; il y a aussi la praticité de pouvoir passer les portiques sans avoir à réserver certains sièges.

    D’ailleurs, il faudra que je songe à réserver certains sièges de trains à réservation obligatoire pour ne pas me retrouver à prendre un train lent…

  • J-27 : Le casse-tête de la logistique du voyage au Japon

    Depuis plus d’une semaine, je suis en train de travailler mon itinéraire.

    Je dois notamment composer avec Google Maps (itinéraires de base et découverte de lieux), Rome2Rio (capable d’envisager des trajets aériens, interface un peu plus réactive et pratique, mais timetables un peu plus théoriques), et Navitime (possiblement le plus précis pour la navigation, mais bug un peu au niveau des tarifs).

    La carte des points d’intérêt. C’est le bazar, et je ne ferai certainement pas tout en un seul voyage.

    Il y tellement de choses à voir et à faire au Japon. Avec pour défi d’aller à Kyushu et Hokkaido dans le même voyage, je dois composer avec de nombreux facteurs tels que la météo, les distances, les moyens de locomotion, les activités datées, les valises, et les fringues.


    Concernant la météo, il faut que je fasse attention à ne pas me retrouver bloqué dans une tempête de neige. C’est ce qui me pousse à décaler le voyage à Hokkaido et les Alpes japonaises vers le milieu et fin du voyage afin de réduire ces chances d’être bloqué.


    Ensuite, niveau distance, le Japon a à la fois l’avantage et l’inconvénient d’être un pays longiligne.

    C’est pour moi ce qui fait le succès des Shinkansen, car il n’y a besoin que d’une ligne pour desservir 70% (à vue de nez) du pays, de Kagoshima à Hakodate (bientôt jusqu’à Sapporo). En France, les lignes de TGV sont surtout en étoile, avec pour centre Paris, ce qui rend les trajets de province à province plus fastidieux et la maintenance moins optimale.

    Mais pour en revenir au Japon, cette longilignité fait que je reviendrai probablement sur mes pas. En voyage, je n’aime pas faire ça. J’aime faire des boucles qui n’empruntent pas le chemin du retour sur le chemin de l’aller. Mais voilà, la topographie ne le permet pas facilement, et le temps qui m’est imparti (trois semaines) ne m’offre pas trop le loisir de me perdre sur des lignes locales parallèles. Du coup, je dois adopter des stratégies pour limiter cet effet.


    Tiens ! En parlant de temps de parcours, il m’a fallu chercher à réduire ceux qui ne m’intéressent pas, ainsi qu’à joindre certaines localités mal connectées. Certaines sont en effet mal desservies par les transports en commun, ou ne sont pas optimisées en faisant beaucoup de détours ou lacets. C’est pour cela que j’ai pris l’initiative de conduire au Japon sur une partie du trajet.


    Au sujet des activités datées, heureusement, je n’en ai pas beaucoup, et je pense ne pas en prévoir plus. J’ai prévu une visite guidée des temples shinto de Ise, une session à Hamamatsu où je peux m’essayer à l’artisanat du taiko, ainsi qu’une visite du salon AnimeJapan 2026 au Tokyo Big Sight. Pour ce dernier, je me souviens avoir fait l’impasse alors que j’étais passé devant au voyage précédent en 2023, redoutant de ne rien piger. Cette fois, je ne pigerai pas plus le japonais, mais j’ai envie de visiter ce lieu mythique (notamment fameux pour son Comic Market), donc j’ai pris un billet daté !

    AnimeJapan 2023 au Tokyo Big Sight. Je n’étais pas entré en 2023… Mais en 2026, j’irai, pour sûr !

    Les valises. Ah ! Les valises ! Ce qui est embêtant avec elles, c’est qu’il faut se les trimballer avec soi. J’ai prévu de bien les remplir de souvenirs, donc je vais en amener deux, car elles sont prévues par mon billet d’avion. Mais il est hors de question que je les prenne tout le temps avec moi.

    Il y a deux possibilités :

    • Déposer dans une consigne à bagages.
    • Expédier via un service d’expédition, depuis un hôtel (voire konbini) vers un autre hôtel ou une des agences du service.

    J’ai trouvé que Haneda avait plusieurs bureaux de service d’entreposage temporaire de bagages1, de sociétés différentes. Cela peut durer deux semaines pour certaines d’entre elles. Je vais donc déposer une valise ici dès mon arrivée, et emporter la deuxième avec moi, jusqu’à ce que je retourne à Tokyo après la boucle du sud, où je déposerai ma valise remplie et prendrai celle qui est vide pour la deuxième partie du voyage au nord.

    Services de bagage à Haneda

    Et pour des destinations intermédiaires, quand je ne serai pas en voiture, j’utiliserai des services comme takkyubin (parfois écrit « Ta-Q-Bin ») pour expédier d’hôtel à hôtel ou à l’aéroport. En fait, faut voir ça comme un genre de Mondial Relay, en bien plus intégré dans la société. L’expédition permet une livraison rapide le jour même ou suivant (en fonction des distances), et de les entreposer à leur destination (jusqu’à 7 jours depuis la date d’envoi), donc c’est un avantage certain. Cela me permettra de faire relier deux localités en transport en commun avec juste un sac à dos.


    Dernier point : la gestion des vêtements ! En effet, je n’ai pas envie d’emporter pour trois semaines de vêtements. Déjà que je dois prendre des mesures particulières en raison de la diversité climatique entre le sud et le nord du pays. Mais en plus, ça prend de la place dans la valise, et ça pèse. Une semaine, ou max dix jours, c’est déjà suffisant. Mais n’étant pas un gros crado, il faut donc prévoir l’accès à une machine à laver.

    En général, c’est pour cela que je cherche des Airbnb équipés pour pouvoir laver en milieu de parcours. Il y a en dernier recours les services dans les hotels, moyennant un supplément, ainsi que les blanchisseries en libre-service, mais avec l’inconvénient d’être bloqué pendant le lavage pour surveiller le linge.


    Bref, ça fait pas mal de critères à prendre en compte pour un voyage bien rempli !

    1. https://tokyo-haneda.com/en/service/facilities/baggage_checkroom.html ↩︎
  • J-31 : Vue de dessus de la gare de Sapporo

    Je n’ai pas grand chose à dire ici à part partager cette vue satellite de la gare de Sapporo.

    Sur le toit, on voit la direction menant aux quartiers et villes adjacentes. J’ai envie d’applaudir le concepteur de cette idée. C’est vraiment une attention sympa !

    Toit de la gare de Sapporo, où on voit écrit en toutes lettres « hokkaido univ », « clock tower », « susukino », entre autres, avec des flèches indiquant la direction.

  • J-32 :Relis-toi avant de réserver, bordel de chiottes !

    Je viens de me rendre compte que je me suis trompé de jour dans une réservation pour un vol intérieur liant Sapporo à Sendai. Du coup, je dois revoir mon plan parfait de la boucle du nord qui m’a pris trois jours à calculer…

    Je me soule, c’est chaud. Jusqu’à présent, je faisais hyper gaffe sur tout. Et comme par hasard, j’étais pressé parce que je devais sortir, et je n’ai pas bien regardé la date. Et bien sûr, ce n’est pas déplaçable ni remboursable.

    Bon. Ne cédons pas à la panique. Ne prenons pas de nouveau billet, juste pour conserver le circuit parfait. Envisageons des opportunités.

    Déjà, sacrifions un jour de visite de Sapporo. Il me restera donc deux demi-journées pour en profiter (réparties sur deux jours). Je pouvais aussi sacrifier Hakodate, mais cette ville a l’air trop mignonne pour que je l’ignore. Ça complique un peu la gestion de la valise, mais bon, on va essayer de se trouver un coin locker pour la laisser à la gare Shin-Hakodate, et ça devrait aller.

    La question que je me pose maintenant est : comment vais-je occuper cette journée supplémentaire à Sendai ? Regardons…

    Il y a apparemment le mausolée de Date Masamune, un personnage historique d’importance, fondateur de Sendai. J’ai déjà entendu de nom, cela peut valoir le coup d’y jeter un œil.

    Il y a aussi une boucle touristique sous la forme d’un bus à l’allure trop cool, le Loople Sendai. Il fait le tour des sites touristiques de Sendai, ce qui est très cool !

    Regardez-les comme elles sont heureuses de voir ce bus old school. Je les comprends ! – Photo prise depuis loople-sendai.jp (© Copyright loople-sendai.jp)

    Ça peut être pas mal de l’utiliser pour joindre les points importants à visiter. En plus, il y a un super plan fourni par la compagnie !

    La vache ! Il est génial ce plan ! Cette compagnie de transports déchire ! – Infographie prise depuis loople-sendai.jp (© Copyright loople-sendai.jp)

    Il ne me reste plus qu’à potasser cette carte, et j’aurai de quoi occuper un jour… OMG. Je viens de tomber sur cette page :

    https://loople-sendai.jp/en/modelcourse

    Je ne sais pas si vous avez interprété ça de la même façon que moi. Mais ce site est tourist-mega-friendly ! Des suggestions de parcours en fonction du profil de visiteur, avec un temps de parcours estimé ! Rien qu’à cause de ça, je leur décerne la palme de ville la plus sympa à visiter !

    Et puis s’il me reste du temps, j’irai faire un tour dans les centres commerciaux et le Yodobashi Camera, à la recherche de bouffe, de jeux, et de whatever.

    Bon. Avec tout ça, je pense que cette partie du voyage est sauvée. Faut juste que je ne me trompe pas dans la réservation d’hôtel. N’EST-CE PAS ?!

  • J-33 :Équipement imperméable pour le Japon

    Mon article précédent mentionnait les bonnes pluies que je m’étais prises durant la saison printanière 2023 au Japon.

    Depuis quelques jours, je me suis donc intéressé aux vêtements que je pourrais porter pour éviter d’être mouillé. Je me souviens que le premier jour, j’avais déjà mes baskets Asics imbibées d’eau. C’était horrible ! Mais j’avais eu cette lucidité inhabituelle qui m’avait fait prendre une paire de chaussures supplémentaire dans mes valises, des Skechers, qui m’ont fait le reste du voyage. C’était d’ailleurs la première fois que je les portais autant, et j’ai été conquis par leur performance waterproof et leur robustesse (ville et rando en terrain un peu escarpé).

    Deux paires de chaussures de sport sur un sol en bois, l'une noire avec des détails blancs, l'autre entièrement noire.
    Mes Asics qui avaient pris la grosse douche les deux premiers jours, et les Skechers qui ont terminé le voyage. Photo de 2026. Je les porte encore !

    J’avais également dû acheter un parapluie sur place, car celui que j’avais emporté, un C&A acheté pas cher un ou deux ans plus tôt (Je me souviens l’avoir acheté pour aller voir mon pote Guillaume qui habite à 400 km de chez moi ; ce même Guillaume avec qui j’allais voyager plus tard au Japon ! La coïncidence est incroyable quand j’y pense.) commençait à rouiller du fait de l’humidité persistante. J’étais loin d’imaginer que c’était possible. Par conséquent, je m’en suis procuré un dans un konbini. Malheureusement pas le modèle transparent, parce que je craignais que ça ne rentre pas dans la valise !

    Gros plan sur le mécanisme d'un parapluie tenu par une main, montrant les baleines et le support central.
    La rouille s’est installée au niveau des articulations du parapluie.

    Bref, avec toute cette expérience, me voici devant un défi : m’équiper pour mieux affronter la pluie.

    Aux pieds, j’avais le souvenir de la pluie qui rentrait par l’ouverture des chaussures et qui me mouillait le bas du pantalon. Ce serait donc pertinent d’opter pour des guêtres. C’est le genre d’accessoire qu’on se réserve habituellement pour éviter la neige dans les bottines. Mais ça fonctionne aussi pour la pluie, évidemment.

    Cependant, mes Skechers ne sont pas compatibles avec ces guêtres. Ces dernières nécessitent un passage sous la semelle pour faire passer l’attache, et mes Skechers sont totalement plats en-dessous. Je dois donc opter pour d’autres chaussures qui permettent ce passage, imperméables, et avec une adhérence au sol pour m’autoriser à quelques sorties en terrain glissant. Ce dernier critère a son importance car je vais cette fois m’aventurer à Hokkaido, où il n’est pas exclu qu’il neige encore en Avril ! Mais attention, je ne veux pas de bottes. C’est beaucoup trop contraignant niveau place dans la valise, et possiblement trop chaud quand je serai dans le sud. J’ai donc trouvé le bon compromis dans le modèle Colorado Sneakers Low de CAT.


    Le bas des jambes est protégé. Que faire pour ce qui se trouve plus haut ?

    En bon voyageur, j’avais opté précédemment pour une stratégie en oignon, avec un gilet et un manteau, pour parer à différentes situations, accompagnés d’un parapluie. Cela s’était révélé plutôt efficace, pourvu que le parapluie tienne. J’ai envisagé d’emporter mon beau ciré jaune à la place du manteau (souvenir acheté après un voyage en Bretagne), mais il est un peu plus lourd, encombrant, et généralement moins confortable à cause de sa robustesse. Non, vraiment, la stratégie en oignon était vraiment optimale.

    Il restait néanmoins la zone des cuisses qui pouvait mouiller quand ça souffle, car mon manteau ne descend pas aussi bas.

    Donc cette fois, je vais emporter un poncho de pluie. Il s’agit d’une toile synthétique imperméabilisée qu’on porte au-dessus de tout. C’est léger, ça ne prend pas trop de place une fois plié correctement. Je concède que ce n’est pas très élégant ni très pratique à enfiler et retirer rapidement. Je vais donc réserver cela à mes quelques excursions prolongées en extérieur (protège également un éventuel sac à dos).

    Pour complément d’info, il ne faut pas prendre de poncho spécial vélo, qui ont une coupe qui donne moins d’aisance dans le mouvement des bras. J’avais acheté un Vaude. Tissu 100% polyamide, au toucher plus qualitatif que celui que je vais emporter au Japon, un Andake (polyester) (qui fera le boulot, mais qui pue au déballage ; j’ai dû le laver avec une lessive spéciale imperméables et le désodoriser). Mais il protège moins bien les bras hors session de vélo, et il est un peu moins pratique en cas de vent, car on est censés attacher ce poncho au guidon. Il aurait fallu par exemple une ceinture pour fixer le poncho au niveau de la taille pour que ce soit viable un minimum.

    Voici donc ce que ça donne, une fois le tout porté.

    Chaussures + guêtres + bas du poncho de pluie = aucun vêtement exposé !

    J’ai testé la performance du tout sous la douche. J’étais quasi-totalement au sec ! Il n’y avait qu’une légère infiltration d’eau au niveau du bas des lacets des chaussures, mais je pense que ça ira sous des conditions normales de pluie.

    Bref. Tout ceci m’a amusé à préparer.

    Tout ce que j’ai acheté, ce sont des choses que je pourrai évidemment utiliser longtemps après le voyage, comme en témoignent mes chaussures toujours là 4 ans après leur achat.

    À propos d’entretien, et en aparté de cet article, je me suis également procuré des produits d’entretien, notamment pour nettoyer les chaussures et rénover l’imperméabilité des imperméables. J’espère bien faire durer le tout le maximum de temps…

  • J-43 : La voiture au Japon au printemps ?

    Alors que j’étais en train d’étudier le sujet de la location de voiture pour mon voyage au Japon, une question m’est apparue : est-ce que je dois louer une voiture équipée de pneus hiver ?

    Mon voyage de 2023, qui s’est également déroulé en mars et avril, m’a toujours gardé dans des zones de température agréables, malgré les grosses pluies que je me suis mangées. Mais pour ce nouveau voyage, j’ai envie de m’aventurer dans d’autres contrées, notamment les alpes japonaises et Hokkaido.

    Mes recherches montrent que ces endroits seront probablement enneigés, même en avril ! Voilà qui est embêtant. Le fait de rouler en pneus hiver ou dans des conditions dégradées ne m’effraie pas. Par contre, la possibilité d’avoir des routes fermées ou impraticables au point de nécessiter des chaines, ça, c’est rédhibitoire quand on veut optimiser son temps !

    Je dois me résoudre à limiter l’usage de la voiture, en évitant les zones à risque. Cela me donne donc une orientation sur comment je vais me déplacer. Je pensais pouvoir tout faire en voiture, mais voilà que le train et les transports en commun font leur grand retour dans mon plan ! Et je dois avouer que j’aime bien le train, et si ça pouvait me faire traverser des paysages enneigés de montagne, ça me plairait beaucoup…