Catégorie : Voyages

  • J+14 : Voyage vers Sendai

    Le lever ne fut pas spécialement difficile. J’arrive à me préparer à l’heure, enfin avec sept minutes de retard. Ça fait que je ne peux pas profiter du petit-déjeuner, car le train étant à 7h01, la fenêtre était trop petite. (Le petit-déjeuner commence à 6h30.) Donc je pars un peu triste de ne pas avoir le ventre blindax comme j’aime.

    La destination du jour est Sendai. Et j’irai en avion. Je ne sais pas si t’as lu mon blog, mais c’était le fameux vol dont je me suis planté de jour. J’irai avec la compagnie IBEX, opéré par ANA.

    Pour cela, il faut prendre le train rapide qui mène à l’aéroport. Je l’avais réservé quand j’étais à Kokura. C’est l’heure d’utiliser le ticket !

    On devrait avoir ça en France. Des trucs pour te dire où te placer pour monter, et pas être comme un gogol tassé devant les portes.

    Je monte dans le wagon. Cool ! Y a personne, et je peux mettre la valise… Oups! Je suis du mauvais côté du wagon. Bon, je bouge la valise… Je passe la porte… Et merde… Il y a des familles avec des grosses valises qui ont déjà rempli les racks. 😬 Je décide de mettre à l’arrache derrière un siège. Blocage de roue, et espérance que ça va bien se passer. (Je n’ai aucune visibilité dessus.)

    Tchou Tchou ! On arrive quelques instants plus tard. Si si, j’ai bien dit Tchou Tchou. C’est le klaxon des trains de la région de Sapporo ! Tu ne le savais pas, hein ?

    Tampon de la gare de New Chitose Airport.

    Allez, sans plus attendre, je vais faire l’enregistrement… Mon vol est un IBEX, mais c’est opéré par ANA… Euh, mon app dit qu’il faut aller à la porte D. C’est pas là où il y a ANA. C’est même le coin de JAL. Bon. Je reviens là où j’étais.

    Je regarde l’écran. Il faut aller à la porte 2… Où est cette porte ? C’est quoi une porte ? Grr.

    Je vois des bornes automatiques pour faire l’enregistrement. Par désespoir de cause, j’y vais… Mettre le passeport… Ah, le système reconnaît le vol. Je suis sur la bonne piste !

    Sélection du siège. T’as vu, je suis en business class dans les rangées 2+2… Non, je rigole. C’est juste un tout petit avion ! Donc même si t’es en business t’as un siège pourri comme les autres. 🤣

    Il me sort le billet de vol. Mais je ne sais pas quoi faire de ma valise… Et si j’allais dans la file « baggage » ?

    Cette file mène vers un système automatique de chargement de valises. 😲 Je stresse un peu. Je ne connais pas. Et ça n’a pas l’air traduit quand je regarde les autres utiliser…

    Mon tour arrive. Ah ! « Language select » ! Ouf !

    Donc le processus se fait ainsi : on pose la valise dans le chargeur. On scanne le billet. On répond à des questions sur un écran tactile. Puis ça imprime le ticket à accrocher à la valise.

    Ma valise se trouve derrière la grille et est en train d’être basculée sur un tapis roulant arrière. Il suffit de suivre les instructions de l’écran tactile à droite, d’accrocher l’étiquette imprimée par la machine, et de prendre le ticket de bagage à la fin du processus.

    J’ai le souvenir d’étiquettes un peu compliquées à poser. Mais cette étiquette est très facile à poser ! Il suffit de mettre en contact les deux parties indiqués 1 et 2, et ça colle tout seul ! Pas de bandelette à retirer ou que sais-je d’autre. J’ai l’impression d’un principe physique et chimique qui fait que quand les deux côtés se touchent, ça quadruple la force d’adhésion comme s’il y avait des crochets orientés au niveau moléculaire… OK je m’enflamme. Je me calme.

    Petit pipi, je vide les bouteilles et le thermos, et go passer le contrôle de sécurité. Je passe sans problème, même si j’avais un doute à cause de baguettes de konbini que je n’ai pas jeté depuis mon premier jour arrivé ici. 🤣

    En fait, j’ai vu des gens passer avec des bouteilles de liquide, genre du thé vert. Les agents de sécurité utilisent une machine pour voir si la composition est dangereuse. Donc pas forcément besoin de vider en fait ? C’est peut-être moins strict selon certaines conditions.


    Bien plus tard, alors que j’écris cet article dans le futur de la temporalité de ce passage, j’ai compris que la porte (gate) correspondait bien à la porte d’embarquement. Ce qui me fait penser à une petite astuce !

    Le terminal dispose de plusieurs points de passage de check-up sécurité. Tous les gens qui prennent ANA s’entassent au check-up à côté (comme j’ai fait). Mais une fois passé le check-up, l’espace sécurisé est le même pour tous. Donc il peut être pertinent de trouver un autre check-up sécurité, et par exemple dans mon cas, j’aurais pu aller au check-up qui se trouvait juste en face de ma porte d’embarquement.

    Autre petit point, cette fois culturel : je remarque pas mal de jeunes en costard. Et mon pote Joss m’informe que ces personnes sont certainement de jeunes diplômés ! En effet, on est le 1er avril, et c’est leur jour. Il me semble avoir observé la même chose en 2023, mais j’avais peut-être oublié ce détail culturel.

    Fin de l’aparté du futur.


    Il est petit cet avion, comme je l’ai déjà dit !
    Bombardier CRJ700 NextGen, pour les aficionados des avions.

    Ce sera très probablement la seule fois de ma vie que je prends un vol dans ce modèle d’avion. Déjà que je prends pas souvent l’avion !

    Mais sachez qu’il y a quand même des chiottes dedans, et je les ai testées ! Bah, c’est des chiottes d’avion, quoi. Petit. Ça bouge un petit peu, donc on en met partout si on fait pas gaffe, etc.

    Bon par contre, j’ai rien pigé des instructions sécurité. Des franszosich dans un vol interne au Japon, ça doit se faire un peu rare !

    Petit check GPS. J’étais censé voir Hakodate mais il y avait trop de brume !

    Bref. On atterrit environ une heure plus tard à Sendai. C’est pas la même envergure que New Chitose (l’aéroport de Sapporo) ! Au moins, la récup des valises ne prend pas une plombe.

    Non c’est pas ce hangar, l’aéroport, mais c’est pas un énorme truc.

    Il faut ensuite aller chercher le train pour Sendai centre.

    Une carte au cas où on est perdu.
    J’ai dû me farcir le plan des trains pour comprendre. Enfin, Navitime m’avait dit quoi faire, mais pas comment payer mon trajet.

    Déjà, il faut savoir que je n’ai pas vu de tampon de gare à la station de l’aéroport.

    Ensuite, le train qui relie l’aéroport au centre de Sendai n’est que partiellement JR.

    C’est un peu comme un célèbre métro qui va à Orly et qui nécessite un petit extra pour arriver à Orly depuis Paris.

    Ce qu’il faut faire pour les détenteurs de JR Pass (et que même chatgpt n’a pas trouvé en ligne parce que personne ne semble se faire chier comme moi, et parce que je ne voulais pas payer la partie gérée par JR) :

    • Il faut acheter un ticket local entre l’aéroport et Natori. Natori est une gare JR.
    • Ensuite, passer le petit ticket aux tourniquets. (OK, ce ne sont pas des tourniquets, mais des bornes de validation. Pfff…)
    • À Natori, rester dans le train.
    • Descendre à Sendai.
    • Deux sorties possibles : est et ouest. Si vous ne savez pas, je conseille est, il y a moins de monde.
    • Ne pas passer par la borne de validation ! Bah oui, t’as un ticket qui va à Natori. Ici, il faut entrer dans le petit guichet de l’agent de gare. Dire gentiment qu’on vient de l’aéroport, et montrer le ticket + le JR pass. Genre : « kuukou kara kimashita. Kore wa daijoubu desu ka ».
    • L’agent prendra le petit ticket.
    • Sourir à l’agent et lui dire merci.
    • Et sortir.
    Le ticket est le papier en haut. En bas, c’est juste un reçu. Ouais, le ticket est tout petit, bien plus étroit que la bouche qui avale les tickets JR pass. Faut pas avoir peur, ça marche ainsi.

    À noter que si vous ne voulez pas vous faire chier (ou que vous n’avez pas de JR Pass), ça coûte juste ¥260 en plus, donc ¥680 en tout.

    A priori, tous les trains vont à Sendai. Prends juste garde au nombre de voitures. Là, il n’y en avait que deux, donc ceux qui attendaient à la voiture trois et quatre ont dû refaire la queue.

    Faut savoir qu’on est serré dans ce train. Heureusement, j’avais capté le nombre de voitures, donc je suis rentré parmi les premiers. Je me suis donc posé avec ma valise tranquillement. Et au fil des stations, c’était de plus en plus blindé. Cette ligne souffre d’un excès d’affluence. Ou plutôt d’un déficit d’affrètement. (Pas sûr du mot, mais tu vois quoi.)

    La gare de Sendai côté Est.

    Bien sûr, je n’oublie pas le tampon de gare, et ça tombe bien, il est du côté Est.

    Le tampon spécial du centre de service de JR East de Sendai.

    Je me dirige vers l’hôtel qui, comme d’habitude, est à deux pas de la station. J’arrive un peu tôt pour le checkin, mais ils prennent la valise en attendant. Je pourrai regarder un peu le coin et grailler quand l’heure viendra.

    Je regarde au Yodobashi. Hah! Les nazes, ils n’ont pas de contrôleur de train Zuiki Mascon pour Densha de Go!

    Je finis par manger dans un Matsuya.

    C’est un restau où on commande sur une borne. (Avec option traduction anglaise. 👌👌) Ça donne un ticket. On s’assoit quelque part. Et quand ils appellent le numéro, on va chercher le plateau et on s’installe. Le processus est rodé. Et quand on a fini, on ramène le plateau.

    Chais même plus comment ça s’appelle. Mais c’est simple et bon. 👍

    Ayant un peu de temps à perdre, je me renseigne à nouveau sur Sendai. Il y a un passe 1 jour qui peut être sympa, le Sendai Area Pass. Je le commande à une borne dans la gare de Sendai. Mais pas n’importe quelle borne : une qui peut lire les passeports.

    Il y en a une à côté de la porte ouest de l’étage des trains locaux, et une près de l’entrée des Shinkansen à l’étage supérieur.

    Il faut naviguer un peu dans les menus pour trouver le Sendai Area Pass 1 day (il me semble qu’il y a aussi l’option deux jours existante quelque part). Après avoir scanné le passeport et payé, ça imprime au final le passe, un résumé du fonctionnement, et un éventuel reçu.

    Ce Sendai Area Pass peut servir à prendre les bus, + les trains JR du coin si vous n’avez pas le JR pass, je crois.

    On peut commander en avance. J’ai pris par exemple pour le lendemain.


    UPDATE du moi du lendemain : si tu penses avoir une grosse flemme comme moi j’ai eu le lendemain, et que tu veux juste aller faire quelques spots via le Loople Bus (Franchement bien !), tu peux juste prendre un passe 1 jour du Loople uniquement, et pas le Pass 1 jour du Sendai Area Pass (qui donne accès aux trains, aux bus, et permet d’aller plus loin). Ça coûte deux fois moins cher. Plus d’info dans l’article du lendemain.


    Je retourne finalement à l’hôtel pour le checkin et récup la valise. Allez petite sieste.


    Je me réveille deux heures plus tard.

    C’était pas ouf niveau qualité de sommeil. Surtout qu’en fait, il y a un problème de joint dans la fenêtre qui fait que l’air y passe en sifflant. J’ai maintenant réglé le problème en mettant un stylo pour faire pression sur l’endroit qui sifflait.

    Je descends profiter d’un cocktail de bienvenue. Il est cool cet hôtel.

    Je reste dans la salle du cocktail jusqu’aux environs de 21h, heure à laquelle ferme le cocktail de bienvenue. J’étais pendant tout ce temps en train d’écrire l’article d’hier et d’aujourd’hui. Ça prend du temps, ça.

    Ensuite, je remonte mettre ma veste, pour sortir chercher un p’tit dîner. Vu l’heure, je vais me contenter d’un mcdal à emporter. Ça devrait le faire.

    Bah il était pas mal ce Big Mac !

    C’était vraiment une journée tranquille !

  • J+13 : Yoichi, Otaru, et Sapporo

    Il y avait un petit-déjeuner à l’hôtel. Pas de fruits ni légumes. Je suis un peu triste. Mais j’ai mangé quand même.

    Je vais à la gare de Sapporo. Je cherchais le tampon de gare hier soir, sans l’avoir trouvé. J’ai demandé au JR Information Center (là où on retire les JR pass à Sapporo) qui me redirige ensuite au bon endroit. Ça se trouve juste après les tourniquets quand on entre. (Donc c’est dans une partie qui nécessite de pouvoir entrer.)

    Le tampon de Sapporo est un peu usé. 😅

    Ensuite, prendre le train local pour Otaru. Pas pour le visiter tout de suite, mais pour correspondre pour Yoichi.

    La ligne que je prends passe le long de la côte.

    Ensuite reprendre un autre train local. Attention, cette ligne n’a pas des portiques lisant les cartes IC sur toute la ligne. Donc si t’as pas de JR pass, soit faut acheter le billet de train en avance, soit il faut prendre un ticket numéroté en montant dans le train, et le présenter à l’agent quand on sort pour payer en liquide. (Comme en bus quoi. Grrr les bus…)

    On passe par là pour entrer sur et sortir des quais. Il n’y a pas d’agent là parce que ce n’est pas encore ouvert à l’embarquement. C’est une petite gare…
    Ce tampon de gare de Yoichi était facile à trouver. La gare est petite, après tout.

    Il est temps de te dire ce que je fais ici dans ce coin paumé.

    C’est l’endroit où se trouve une distillerie, la Nikka Yoichi. Ils font du whisky réputé. Comme je voulais en apporter pour un pote pour moi, j’ai donc fait ce petit détour.

    On peut a priori faire une visite guidée dans la distillerie elle-même, ainsi que faire une visite d’un musée dédié à l’histoire de la distillerie. Mais n’étant pas spécialement intéressé par le sujet, j’ai passé mon tour.

    On voit l’entrée de la distillerie dès la sortie de la station de Yoichi.
    Comme je le disais, je ne suis intéressé que par la boutique. Donc il faut suivre un autre chemin.
    L’entrée du coin visiteurs / boutique. Le chemin n’est pas hyper sexy, eet j’avais même eu un doute si je ne m’étais pas trompé de route. Mais une fois que j’ai vu les deux gaillards de la photo avec des sacs à dos, j’ai été rassuré. On sait pourquoi on vient. 😏

    Je fais mes emplettes avec des exclusivités de la boutique de la distillerie. Bah oui sinon, ça sert pas trop de venir si c’est pareil partout ailleurs.

    J’ai aussi pris du jerky de hareng. J’ai l’impression que c’est un truc local.

    Et a propos de hareng, j’ai été juste après dans un restaurant à ramen dont le bouillon est fait avec du hareng. C’est un restaurant près de la gare, marqué fermé sur Google Maps, mais j’ai vu des gens dedans et ça avait l’air ouvert.

    C’était un ramen avec du charsiu et une émulsion de chais pas quoi mais c’était délicieux ! J’ai pris avec un highball contenant du whisky je pense de coin.

    En plus, le personnel était sympa. 👌👌

    Je retourne à la gare de Yoichi. Si j’ai mangé à Yoichi, c’est parce qu’il n’y avait plus de train pendant 1h30.

    Un train par heure environ. Au moins, j’ai rentabilisé mon attente avec un super ramen.

    Train de 12h37. Punaise y a du monde ! Ils viennent de quel coin paumé ? Il y a pas mal de gaijin en plus. Moi qui m’attendais à m’asseoir tranquillou et aller aux chiottes… Plus qu’à rester debout. (UPDATE : ils viennent probablement d’une attraction qui s’appelle le blue cave.)

    Pendant le trajet, j’étudie un peu la visite de Otaru. Je vais essayer de ne pas me spoiler avec Gogole Maps, et de juste me baser sur un papier d’information touristique trouvé à la gare d’Otaru.

    Tampon de la gare de Otaru.

    Otaru, c’est la ville moyenne du coin. Fait remarquable, il y a un bon nombre de fast-food américains sur l’avenue en face de la station. KFC, Burger King, Pizza Hut… Et j’ai eu l’impression que c’était pareil à Sapporo. Ce qui peut être compréhensible, vu l’histoire qui lie le Japon et les États-Unis en Hokkaidō. Des liens commerciaux et culturels ont dû être facilités.

    Otaru, c’est aussi la Venise de Hokkaidō… Non, je plaisante. Mais je suis sûr que des gens l’ont déjà appelée ainsi.

    Gnagnagna j’ai un canal et des bateaux qui passent sous les ponts, je suis comme Venise…

    J’essaie de saisir la magnificence des lieux en faisant le tour, mais le seul sentiment qui me traverse est la déception.

    Le papelard d’information de tourisme m’a un peu survendu le truc. C’est pas super ouf. Mais plein de touristes font des photos. Chacun ses kiffs !

    Je poursuis mon chemin sur un autre truc qui semble lié à la ville : la verrerie artisanale. D’après quelques infos glanées, c’est un héritage des professionnels de la verrerie qui faisaient de l’équipement pour pêcheurs en verre, genre des flotteurs. Et comme leur métier devenait inutile avec l’évolution, ils se sont reconvertis ensuite dans l’artisanat.

    Bah écoute, en m’y dirigeant, j’ai trouvé un aspect plus sympa de la ville.

    Atmosphère sympa avec plein de petites boutiques vendant directement de petits délices au passants.

    J’ai trouvé la boutique où on peut acheter ces objets en verre. Il y a des verres pour boire, de la déco, des luminaires… Vraiment beaucoup de choses ! Je n’ai pas tout regardé. Par contre, c’est évidemment un peu cher. C’est pas du verre Ikea ou Duralex. On est sur du verre unique. J’ai acheté une petite cloche à ¥4200, et j’ai complété avec un verre à ¥1800 pour passer la limite pour acheter HT. Bon, j’aurais payé ¥420 de taxes sinon…

    Ça ne se voit pas de l’extérieur mais les bâtiments sont connectés par l’intérieur et forment une même boutique.

    À cet endroit, il y a aussi un genre de piano bar. J’ai vu des photos, ça a l’air très stylé, mais j’avais la flemme de faire la queue. (J’aurais pu entrer avant, mais je voulais faire les courses avant.)

    Je finis par rentrer en allant à la gare de Minami-Otaru pour rentrer à Sapporo.

    La gare de Minami-Otaru ne ressemble à rien. Je mets juste le tampon qui met en lumière les verres cordées qui servaient de flotteurs.
    Cette ligne sera celle que je prendrai le lendemain. Ça me rassure car il y a des compartiments valises. Je ne devrais pas galérer à la poser sur le rack.

    Chargé de souvenirs, je rentre à l’hôtel pour m’en délester, et faire un petit somme. Il est aux alentours de 15h45. Je suis rentré un peu plus tôt que prévu, donc ça me permet de souffler un peu avant de passer à la suite : une courte visite de Sapporo.

    Je me dirige donc vers le quartier de Susukino, qui est au sud de la gare de Sapporo.

    J’y vais à pied pour profiter un peu de l’ambiance de la ville. C’est une ville très quadrillée d’inspiration nord-américaine.

    Comme c’est très neigeux par ici, il existe une cité souterraine qui permet de rester à l’abri sur de longues distances. On y trouve boutiques et restaurants tout le long. Ça me rappelle Montréal, mais en plus grand encore. (Je pense.)

    Après un court trajet en souterrain, je remonte en surface pour chercher une boutique. C’est un magasin de modélisme de train (Popondetta), et j’espérais y trouver des porte-clés comme celui que j’ai acheté à la branche de Kyōto. Malheureusement, je ne trouve pas mon bonheur. Ce que j’ai trouvé par contre, c’est dans un Junkudo un livre pour mon cours de japonais à Paris. Beaucoup moins cher que si je l’avais acheté en France !

    Je pars enfin pour la tour télé. J’ai acheté les tickets chez Trip.com sur le moment, car il y avait une petite réduc genre de 20%. La confirmation du ticket arrive très vite.

    En fait, j’étais déjà passé devant de jour, mais une seule photo suffit, et celle-ci est plus sympa.

    Je monte. Il n’y a pas énormément de monde. C’est peut-être assez peu populaire. Ou alors, c’était le mardi donc pas un jour de visite. Mais j’ai trouvé ça sympa.

    Il y avait un petit jeu avec des tampons. Genre, on a une feuille, et il y a cinq tampons qu’il faut chercher dans la tour pour avoir le dessin complet. Et chaque tampon a une couleur dédiée.

    J’avais compris le principe assez rapidement, mais quand j’ai vu une petite jeune et sa grand-mère ne pas comprendre le principe, j’ai bredouillé mes quelques mots de japonais pour leur expliquer. On a causé un chouïa. C’était cool.

    Par exemple, là, il y avait deux couleurs.
    Et là, l’image complète. Très cool comme idée ! Et les petits malins, ils ont mis le dernier tampon dans la zone restauration de la tour. Hehe

    À savoir que la tour est accessible par la ville souterraine, même depuis la gare de Sapporo.

    Ensuite, je vais voir un autre monument historique, la tour de l’horloge. C’est un ancien bâtiment du XIXe siècle au style américain, où était enseigné l’agriculture. L’horloge vient des USA, d’ailleurs. C’était fermé, mais je n’étais pas intéressé d’y entrer de toute manière.

    Aux abords de la gare de Sapporo, je trouve un BicCamera. J’y vais pour voir s’il y a des trucs intéressants… Mouais, c’est comme tous les autres… OMG !!! Il y a un contrôleur pour Densha de Go!! Le truc que j’avais hésité d’acheter à mon premier voyage, et que je regrettais de ne pas l’avoir pris !

    Il n’y a pas le prix indiqué ! Grrr je demande au vendeur. Ouf, ça va, ¥14,500 (je crois, les souvenirs sont flous). C’est moins cher que la manette Switch de pros à côté à ¥3X,XXX. Hop ! Achat en hors taxe bien sûr. La leçon a été apprise.

    La boîte est grosse n’empêche. J’espère que je n’aurai pas de souci pour rentrer ça dans la valise.

    Je vais dîner.

    Pour que ce soit clair, parce que mon pote G. me l’a dit en lisant mes posts. Je ne crève pas la dalle ! Je mange bien. C’est quasiment jamais arrivé que je sois en mode grosse dalle.

    Bref. J’ai trouvé un restau italien qui se trouve au 8e étage du Daimaru, un bâtiment annexe à la gare. On y accède par l’ascenseur à côté de la sortie sud de la gare.

    Pizza, grande taille. Bah voilà enfin une pizza de taille respectable ! Pas comme la Domino’s de l’autre jour ! J’ai pris une à la mortadelle et champignon. C’était bon. J’ai enchaîné avec un tiramisu OK-tier. Bref, c’était bien.

    Ah ! Si tu te demandes pourquoi j’ai pas testé plus de spécialité locale, je vais t’éclairer. Déjà, j’aime toutes les bouffes. (Enfin, >90% au moins.) Donc j’aime bien changer. Ensuite, il y a un truc connu à Sapporo, et je ne parle pas de la bière : le jingisukan (Genghis khan). C’est juste du barbeuc’ avec de la viande d’agneau. Je ne voulais pas que mes vêtements puent la grillade, tu vois ?

    Rentrage à l’hôtel. Partie de Tetris avec la valise et les souvenirs… C’est chaud, mais ça passe ! Chuis trop fort. Évidemment, les souvenirs en verre de Otaru, je les garde dans mon bagage cabine. Trop dangereux de les voir casser, et c’était par ailleurs une recommandation de la vendeuse.

    Une dernière petite boisson, un Monster donné dans la rue par des promoteurs de la marque, et dodo pas trop tard, car lever tôt !


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  • J+12 : Hakodate de jour, puis départ pour Sapporo

    Sur Gogole Maps, j’ai trouvé une activité qui avait l’air sympa : la pêche au calamar.

    Ça se passe en fait dans une halle de marché aux fruits de mer, juste à côté de la gare de Hakodate ; et a fortiori, de mon hôtel. Bah oui, j’allais pas partir en pleine mer quand même.

    Ah bah le calamar mascotte de la ville, on va manger tes copains !

    Ça ouvre officiellement à 7h du matin. Mais il y a déjà de la queue à cette heure-ci !

    J’étais arrivé vers 6h50, il y avait déjà une dizaine de groupes devant. Pas beaucoup, me dis-tu ? Oh là là… Si tu savais le temps que prend chaque groupe pour sa pêche… Chaque groupe prend environ 5 minutes. Et en fait, c’est normal, parce qu’ils n’ont pas beaucoup de tables. Les proprios doivent temporiser.

    L’activité coûte 1500 yens. Ouais c’est pas donné, mais on paie pour le divertissement.

    La livraison des calamars se fait à 6h57, trois minutes avant l’heure d’ouverture officielle.

    Ouverture aux environs de 7h05. Ca avance très lentement, comme je le disais avant. C’est 1 client à la fois.

    7h15 : ouah la queue a doublé de taille ! C’est super populaire, même un lundi matin. Ou peut-être que c’est justement populaire le lundi matin ? Non, je pense que c’est pas mal de touristes comme moi qui veulent faire un petit truc fun. Surtout des touristes jap. J’ai très peu vu de gaijin dans le coin.

    7h48 : c’est à mon tour ! Le monsieur du stand me montre avec une petite image où je dois accrocher le hameçon. Il faut viser la nageoire, la tête, et pas les tentacules. C’est en fait très facile ! Ça accroche tout seul presque. Même les enfants le font sans problème… Oups ! Au moment de sortir, ça a giclé sur l’endroit des préparateurs. Ça fait partie du spectacle. Haha

    Juste après la pêche, le monsieur apporte le calamar au préparateur. Faut avoir son ordiphone prêt, parce que les gestes sont précis et rapides ! (Si je trouve comment mettre des vidéos simplement, je mettrai.)

    Calamar extra frais ! Tout se mange dans ce plat. 👌 Il y a la nageoire, les tentacules, et des entrailles. La petite pâte jaune en haut à gauche, c’est du gingembre. Assez relevé !

    Voilà pour l’activité du matin. Je retourne à l’hôtel pour faire les valises, les déposer en consigne de l’hôtel (gratuit bien évidemment), faire le checkout, et entamer la deuxième partie de la visite de Hakodate de jour : le Goryōkaku.

    Pour cela, je prends le tramway… J’aime pas. Mais bon, c’est obligé parce que c’est un peu loin. J’ai lu les instructions officielles en ligne en avance. On monte à l’arrière, on bip la carte IC (Suica acceptée) et on bip en sortant.

    Sans plus tarder :

    Le Goryōkaku !… Non, je plaisante, c’est la tour d’observation qui permettra de l’admirer ! 108m de haut, je crois.

    L’entrée coûte ¥1200. C’est le même délire que les autres tours d’observation que j’ai faites à Tokyo (Tokyo Tower & Skytree).

    C’est un fort Vauban, le machin !

    Apparemment, c’est un gars (Ayasaburo Takeda) qui a reçu une éducation néerlandaise qui a conçu ce fort en s’inspirant de techniques européennes.

    Statue de Toshizō Hijikata. Gintama, vous connaissez ? Bah c’est le personnage de Hijikata du Shinsengumi. 😁

    L’histoire de Hakodate est par ailleurs intéressante, car elle marque la fin du shogunat et le début de la restauration de l’empereur à la tête des affaires du pays. C’est une ville de rebelles. C’est pour ça qu’elle a une vibe sympa, peut-être.

    Au sommet, je me suis permis de manger une petite glace.

    Saviez-tu que la glace était une spécialité de Hakodate ? Je crois que c’est une fierté chez eux. C’était bon, en tous cas.

    Allez, après un dessous de verre Goryōkaku acheté aux souvenirs uniques à la tour d’observation, je descends faire un tour dans le parc, gratuit cette fois.

    Le parc doit être tellement stylé quand ce sera en fleurs !

    La balade reste assez anecdotique en cette saison. Je pense qu’avec les cerisiers en fleurs, c’est un must absolu. Il y avait une maison visitable au milieu, mais je n’ai pas eu l’envie de dépenser du temps et ¥500.

    Je finis par reprendre le tram dans l’autre sens tout en méditant mon repas du midi. C’est que je n’ai pas beaucoup mangé au petit-dej non plus !

    Je tente une dernière spécialité de la ville. Le shio ramen, aka ramen au sel. Et je l’ai pris dans un établissement pas bien noté sur Google Maps, parce que je ne voulais pas de queue et qu’une expérience dégradée me suffisait.. Hehe

    Bah c’était bon. Chais pas si c’est le goût qu’on attend, mais j’ai apprécié. Je n’ai pas bu toute la soupe pour ne pas être trop salé dans mon corps. On ne sait jamais. 😅

    Je repars ensuite visiter les halles de brique rouge de Kanemori. C’est pas spécialement intéressant, donc j’ai été au Starbucks pour profiter d’une offre de boisson gratuite. (J’avais acheté un cadeau pour la belle-sœur, et je crois qu’à partir d’un certain montant, ils donnent un ticket pour une boisson gratuite.)

    Bon. Il est temps de revenir à l’hôtel pour reprendre la valise, et aller patienter dans la gare.

    En attendant le départ du train, j’étudie le chemin entre Sendai et un bled autour de Niigata. Apparemment, ce n’est pas trop chiant, environ 3-4h avec deux correspondances pour des trains à siège réservé.

    Je me prends les tickets aux automates. Pratique, cette gare qui n’a pas beaucoup de visiteurs. C’est pas Shinagawa ou Tōkyō. 🤣

    Hokuto no ken !… Mais non. C’est le Hokuto Limited Express.
    En fait, ces trains là, ce sont des genre de TER. Avec des chiottes propres.

    Pas grand monde ici dans ce train. Je pensais que ce serait plus affluencé. Bon, on est lundi aussi. Qui part en vacances le lundi ?!

    Le train part à l’heure, pour environ 3h44 de trajet. Ça me donne un peu de temps pour avancer sur mes articles, tout en ayant vue sur la mer.

    Une longue portion du trajet longe le littoral.
    On passe par cette gare. Les connaisseurs de Gintama devraient avoir la ref. 😉

    Le train commence enfin à se remplir un peu à Tomakomai, la station avant Minami-Chitose. (On n’est pas loin de l’aéroport de Sapporo.)

    Sapporo !

    Ouch ! Qu’il fait froid ! Pourtant, le thermomètre dit qu’il fait 8°C, que je supporte normalement sans problème. Peut-être que j’ai été trop relaxé par le trajet en train. Même à Hakodate, je n’avais pas aussi froid le matin en allant aux calamars alors qu’il faisait 4°C.

    J’ai déjà beaucoup marché, donc je ne vais pas trop bouger après avoir posé mes affaires à l’hôtel. C’est un JR Inn et ma chambre a vue sur les rails menant à la gare. Faut pas détester le bruit des trains ! Moi, ça va, je pense.

    Je sors pour faire un tour au Yodobashi à côté. En fait, j’espère secrètement trouver un contrôleur de train pour Densha de Go. J’en avais vu dans un BicCamera à Akihabara il y a 3 ans… Je ne sais plus si ça se vend encore…

    Je n’ai pas trouvé mon bonheur, mais j’ai trouvé un bouquin pour mes amis.

    Et comme j’avais la flemme, j’ai mangé au premier truc en sortie du Yodobashi, un mcdal de base.

    Allez, au dodo. Demain, je devrai encore une fois me lever pas trop tard… Pas aussi tôt que ce matin, though.

  • J+11 : La route du nord, direction Hakodate

    Le moment est enfin venu de visiter le nord du pays.

    Pour cela, je n’irai pas à Shinagawa pour prendre le Shinkansen, mais à Tōkyō, le terminus des trains du nord.

    En arrivant, je regarde le panneau des trains… Mhhh je ne vois que les noms de trains du Sud (NOZOMI, HIKARI, KODAMA, etc.). Je sors de la file d’attente pour me renseigner… Et j’ai bien fait, car les trains du nord sont à un autre portail !

    Ce n’est pas très loin. Ce n’est juste pas très bien indiqué. En fait, il y a deux sigles différents de Shinkansen, un bleu (sud) et un vert (nord). Le sud, c’est Sanyo et Tokkaidō, quais 14 à 19. Le nord, c’est Tōhoku et Hokkaidō, quais 20 à 23.

    Il y a bien moins de monde devant les portiques sur la partie nord que le sud. Bien normal, vu que les touristes veulent aller vers Ōsaka et Kyōto plutôt que Sapporo et Hakodate. Rétrospectivement, je pense qu’être près de Shinagawa plutôt que Tōkyō est un excellent choix pour éviter l’affluence monstre. Je n’ai pas eu une seule fois à attendre outre mesure à Shinagawa.

    Et autre tip concernant Shinagawa : il y a deux entrées possibles pour le Shinkansen, un nord et un sud. L’entrée sud est petite et avec beaucoup de passage, le nord est plus vivable. Je conseille de prendre l’entrée nord si on est en avance.

    Bref, je reprends le fil de l’article.

    Donc je vais embarquer dans un HAYABUSA, le 17. C’est un nom stylé, je trouve.

    Je viens de me rendre compte que je n’ai rien à manger. Heureusement, c’était assez copieux hier soir. Il faudra que je tienne jusqu’à 15h qui est l’heure d’arrivée à Shin-Hakodate, et encore ; je ne serai pas encore arrivé dans la ville de Hakodate elle-même. La gare du Shinkansen est excentrée par rapport à la ville.

    On part à l’heure. Petite note : les racks supérieurs sont un peu plus petits que dans les Shinkansen du sud. Attention si votre valise est grosse. La mienne dépasse un peu.

    Y a pas de Fuji-san de ce côté du trajet.

    Ah ! Dans ce Shinkansen, on a le chariot de boissons qui passe. Bon, ça ne m’intéresse pas vraiment, mais c’est rigolo de voir ça. C’est uniquement entre Tōkyō et Sendai.

    J’ai l’impression que ça n’avance pas hyper vite pour un train à grande vitesse. Ça reste rapide, mais pas autant que les trains du sud… Après confirmation par le GPS, on est autour de 250. (Vers Aomori.)

    Vers Aomori, il y a encore de la neige ! Il fait 11°C avec soleil embrumé… Devait y avoir de grosses chutes ici.

    Il n’y a plus grand monde ici, dans le train. Faut croire que Hokkaidō n’est pas populaire en cette saison. En tous cas, je vais avoir de la chance, il fera pas trop froid, et il fera plutôt beau.

    14h19 : on entre dans le tunnel sous-marin entre Honshū et Hokkaidō. La durée annoncée par l’annonce audio est de vingt minutes. Ça capte toujours le réseau ici !

    14h41 : on refait surface !

    On est arrivés ! Mhhh~~ le petit vent frais et humide ! 🤣

    Supportable pour l’instant, mais j’envisage de mettre la deuxième couche si ça se rafraîchit plus.

    Il faut maintenant faire la correspondance avec la ligne JR Hakodate Liner, qui est un service « Rapid ».

    Ce n’est pas un train très long pour cette fois. Et il était loin d’être plein. Plein de places assises.

    Les trains ici ont un bouton pour ouvrir et fermer les portes. Ça doit servir quand il fait très froid en hiver pour ne pas perdre de la chaleur. 🥶

    Arrivé à Hakodate.

    Je commence la visite avec de la bouffe. J’ai un peu faim.

    j’ai testé un restaurant d’une chaîne très locale, Lucky Pierrot. C’est genre un diner. Plutôt pas mal et pas cher. Leur menu est chaud à comprendre. Mais bon, j’ai pris le truc le plus classique chez eux, ça s’appelle le Chinese Chicken Burger.

    La sauce sur les frites, c’est un genre de tomate, de poutine et d’une sauce blanche. Je n’ai plus le goût en tête, mais c’était pas mal.

    Ensuite, ascension du Mont Hakodate.

    Cette excursion peut se faire du matin au soir. J’y vais maintenant pour avoir la vue sur la ville illuminée quand je serai en haut.

    Le terminal du téléphérique.

    Le trajet aller-retour coûte ¥1800. J’avais hésité à prendre le retour ou non, mais je me suis dit que le chemin du retour pouvait être un peu risqué. Après coup, c’était une bonne idée. Et de toute manière, il y a des bornes de ticket en haut.

    Je trouvais qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans les rues en ce dimanche, mais une fois dans le terminal, il y a beaucoup de monde !

    Il y a un départ toutes les 5 minutes. Le coucher de soleil est à 17h59. La vue de nuit commence à 18h26. On voit que c’est un peu brumeux.
    À partir du terminal haut, on peut encore monter.

    Il y a deux choses possibles ici qui sont difficilement compatibles : observer le coucher de soleil sur la baie et observer les illuminations de nuit.

    En effet, ils sont sur deux flancs séparés. Si on observe le soleil, il y aura beaucoup de monde déjà en place pour observer les illuminations.

    J’avais observé le coucher de soleil malgré la brume. Ça donnait une couleur rouge.

    C’était pas trop bondé côté soleil, donc où passent tous les autres gens ?

    Ils étaient tous là ! La vache. Des deux côtés, il y avait deux plateformes pleines.

    Le vent est frais et chargé d’humidité. Ce sera un jeu d’endurance.

    Bien trop longtemps plus tard…

    C’est la meilleure depuis un endroit où je pouvais m’arrêter.
    Celle là est faite un peu à l’arrache car c’est sur un escalier qui mène à la sortie. On n’a pas le droit de s’arrêter.
    Plus on attend, plus la queue pour sortir est longue ! J’ai dû attendre plus de trente minutes je pense.
    Et voici le plus beau cliché, obtenu contre une vitre panoramique sur le chemin menant au téléphérique.
    Un peu comme à l’aller, j’ai été béni par le dieu de la queue. Je serai le premier à entrer dans la cabine. Je serai idéalement positionné pour la vue.

    je suis maintenant descendu. Au lieu de rentrer tout de suite comme le fait la majorité des personnes, je poursuis en visitant une partie historique du quartier.

    Hachiman-zaka slope. J’ai attendu au moins deux-trois minutes que les gens se barrent de la route. Mais chais pas, ils restaient là…
    Y a des églises par ici ! Je crois que celle-là est orthodoxe.
    L’ancien hôtel de ville de Hakodate. Construit dans un style que j’estime américain des années 1900.
    Ce panneau me souhaite la bienvenue. Merci, M. Le panneau. La mascotte de Hakodate y est dessus. Un calamar avec une étoile du Goryōkaku de la ville sur le torse (une attraction de la ville).
    De gauche à droite, l’anciennne ambassade anglaise, l’ancienne maison du développement de Hokkaidō, et l’ancien hôtel de ville de Hakodate.
    Vue avec l’ancien hôtel de ville et le téléphérique dans l’obscurité.

    À propos de cette vue, j’étais tout seul dans le coin. Mais c’était une vue stylée, je trouve. Le lendemain, j’avais trouvé une affiche de la ville qui avait le même angle.

    L’affiche en question. L’illustration dépeint la même vue que la photo, mais de jour, en été, et avec le fameux tram. (Il passe vraiment ici, mais c’est chaud de l’avoir.)

    Après cela, je commence à prendre le chemin du retour, en longeant la baie.

    Une brique d’histoire de Hakodate parlant de son importance dans le développement de Hokkaidō.

    Je passe devant les halles de brique rouge de Kanemori. Tout est fermé vu l’heure (20h passées).

    Il y avait un Lucky Pierrot. Quasiment personne cette fois dans la queue. Allez, je vais me faire un petit Lucky Egg Burger, pour reprendre un peu d’énergie après cette longue balade. C’est que mes sacs et vêtements sont un peu lourds en fait.

    Leurs hamburgers ne ressemblent à rien mais c’est bon.

    Je ne devrais pas mourir de faim. Go hôtel qui est à une quinzaine de minutes à pied, et dodo pas trop tard car je dois me lever super tôt !

  • J+10 : Anime Japan 2026

    Aujourd’hui va être une journée expo !

    Comme je l’ai dit dans un article précédent, j’avais été devant l’entrée de Anime Japan 2023, sans avoir osé y entrer. (En tous cas, j’étais au gros panneau de pub devant le fameux immeuble pyramide inverse du Tokyo Big Sight.)

    Cette fois, j’ai pris mes billets à l’avance via l’application Trip (le seul autorisé pour les étrangers).

    Hier, j’avais lu les instructions pour y accéder. Il y a deux lignes de métro non-JR qui y vont. Comme je voulais arriver assez tôt pour ne pas manquer de goodies, je me suis donc décidé d’aller tôt pour y arriver juste avant l’ouverture. J’aurai sans doute un peu de queue.

    Donc je reprends la Yamanote direction Ōsaki.

    Puis je sors et rentre à nouveau dans la station pour utiliser la Suica pour le métro Rinkai, direction Kokusai-Tenjijō.

    Cette ligne est en double gestion ; elle est opérée par JR et le métro de Tōkyō.

    On est déjà un peu dans l’ambiance en arrivant à la station !

    Je dois dire qu’il y a déjà pas mal de monde !
    C’est pas là-dedans. Mais je passe devant parce que je suis le flux qui va à l’événement.
    Regardez la queue ! Je ne suis définitivement pas arrivé le plus tôt !

    En queue à 09h04. (Bon c’est marqué 09h06 sur la montre mais c’est le temps de penser à prendre la photo.)

    Pfiouu le soleil tape ! Les voisins sortent les parapluies qui font office de barrière anti UV. D’ailleurs, le mien est occultant également ; je pourrais l’utiliser ! Mais bon, ça va, un petit peu de soleil matinal ne me dérange pas.

    Il est 09h41. Toujours pas bougé. Faut pas avoir d’envie pressante ! Donc gros conseil : ne pas trop boire avant de partir ! J’ai retiré ma veste et l’ai mise dans mon sac. Comment font tous ces gens pour supporter la chaleur avec leurs gilets, pulls, sweaters ou hoodies ?

    10h28. On avance enfin dans notre file. Il y a encore énormément de monde qui arrive derrière moi. Quelle affluence !

    J’arrive au niveau de la sécurité. Je passe sans problème, le sac est vide et les thermos sont autorisés. Par contre, pas les bouteilles jetables opaques. J’ai vu quelqu’un qui a dû se débarrasser de sa petite bouteille.

    Comme j’avais un ticket « overseas » acheté sur Trip.com, j’ai dû passer par un comptoir spécial pour validation, et ils m’ont donné le bracelet. J’ai dû repasser la sécu.

    Je commence direct les hostilités en rentrant dans la queue d’une boîte qui fait des goodies.

    J’ai acheté des petits standees Bocchi The Rock. Ça m’a aussi donné trois cartes gratos !

    Je les ai achetés en boîte pour toutes les avoir !

    J’ai aussi été sur le stand de Egg Firm, une boîte de production, où il y avait des cellulos (je ne sais pas exactement comment ça s’appelle) de Mushoku Tensei et Onimai.

    Je ne mets pas tout, mais c’est pour vous donner une idée.

    Un planning de production sous forme de diagramme de Gantt.

    Ils avaient un joli livre d’illustrations, que j’imagine lié à leur histoire et leurs productions. Je l’ai acheté.

    J’ai aussi trouvé des goodies Lucky Star ! Une des toutes premières séries animées que j’ai regardé. (Kagami la best)

    Il y avait un peu de tout. Les grands studios et producteurs avaient leur booth, évidemment. On y trouvait Toho, Mappa, Tōei, Square Enix, Netflix, etc.

    Il y avait des booths amusants, comme celui où on pouvait se faire prendre en photo en train d’être mangé par un mimic (le coffre piégé) de Frieren.

    Il y avait bien sûr beaucoup de vente de produits dérivés. Mais ce n’est pas comme la Japan Expo par exemple. Ce ne sont que des entreprises qui ont pignon sur rue, et pas vraiment d’amateurs ou de tout petits vendeurs indépendants. Au moins, on est sûr qu’il n’y a que des produits licenciés. Et c’était beaucoup axé sur l’actualité anime.

    Des figurines et nendoroids de Good Smile Company.

    Si je voulais faire toutes les petites activités pour collectionner des goodies, ça m’aurait pris la journée. Mais la programmation de cette année ne m’excite pas assez pour justifier de passer du temps.

    Io y avait par exemple le store de WB qui demandait de tamponner en divers endroits un papier pour justifier d’avoir visité le stand. Parfois, il faut faire la queue.

    Bref. Je sors.

    Apparemment, Anime Japan 2027 sera à Ōsaka.
    Petite photo souvenir du panneau pub devant la pyramide inversée.

    Comme je suis à Odaiba, j’en profite pour chercher un sac de remplacement ; comme j’avais tenté hier soir à Ginza.

    Je commence par aller à Ariake Garden. Un centre commercial pas loin des gares Kokusai-tenjijō et Ariake.

    Malheureusement, il n’y avait pas grand chose, même dans le magasin de sport que j’avais vu sur Google Maps.

    Mais comme il était 13h30 passées, je décide de manger un bout et surtout de m’asseoir. J’ai beaucoup marché, et je ne me suis pas assis une seule fois depuis mon départ du Airbnb.

    Je me suis fait un petit Domino’s.

    Je ne t’ai pas dit ? J’ai pris un avion pour New York !

    Statue de la Liberté devant un pont suspendu et gratte-ciels.

    Je plaisante bien sûr ! Il s’agit là d’un exemplaire de taille modeste de la statue de la Liberté, qui se trouvait dans le coin.

    Petite coïncidence très peu importante mais amusante, mon étiquette de sac représente un LEGO habillé en Statue de la Liberté.

    Je poursuis ma recherche dans plusieurs centres commerciaux adjacents. Je n’ai trouvé qu’un seul sac qui avait les conditions minimales : un Samsonite vendu au Super Sports Xebio du Diver City, là où se trouve le gros Gundam et le Gundam Base.

    Marrant que le seul sac qui convienne un minimum soit un sac français… (Il me semble que la marque est française.)

    La vendeuse me propose d’acheter hors taxe. J’ai refusé mais j’aurais dû accepter. En fait, apparemment, on peut acheter hors taxe à partir d’un certain montant dans un magasin. Sauf qu’il y a quelques règles à connaître : si ça se mange, on n’a pas le droit de déballer. Si ça ne se mange pas, on peut utiliser tout de suite (<- ce que je ne savais pas) et il faut qu’on emporte la chose avec nous en rentrant (pas de revente locale ou laisser au Japon). Comme je n’ai pas l’intention de le laisser au Japon, j’aurais pu récupérer 10% du prix. Bon, le sac m’a coûté ¥9900, donc j’aurais récupéré ¥900, donc pas si grave. Mais pour les prochaines fois, j’accepterai.

    La conception est légèrement différente du sac que j’avais, mais ça fera le taf.

    J’ai les pieds en feu après toute cette recherche. Il est 17h20 par-là. Il faut que je rentre pour préparer ma valise… Enfin… Mes valises.

    Ça va demander un peu de rigueur pour tout faire : plier le linge, faire un peu de rangement, trier les déchets, transvaser les souvenirs dans l’une des valises, déposer la valise de souvenirs à Haneda, manger. Faut dire que la pizza de ce midi était petite. C’est pas une portion française. Son diamètre fait la taille de ma main. Haha

    Donc je me prends des pâtes. En fait, hier, il y avait deux sachets de sauce, et comme je n’ai pas envie de me trimballer ça jusqu’au retour en France, je me devais de finir ça. Avec les fruits de l’autre jour.

    Comme j’ai un doute sur le tri des bouteilles et que je n’ai pas de sac pour les rassembler, je les ai pris avec moi pour les jeter plus tard aux prochains hôtels.

    Après une petite douche qui fait du bien, je fais l’aller-retour à Haneda pour déposer la valise de souvenirs. Rien à signaler, j’ai déjà fait ce trajet, à la différence que j’y ai été plus tard que l’autre fois et c’était vraiment une bonne idée au vu de l’affluence plus faible !

    J’ai aussi pu prendre une photo montrant la différence entre un monorail local et express. L’express est évidemment celui qui n’a pas les petits points intermédiaires.

    J’ai aussi déterminé la chose suivante : si l’express est le train qui suit le prochain (donc le 2e train), alors il faut le prendre pour arriver plus tôt. Sinon, il faut prendre le premier qui passe. Aussi, petit tips : ne pas hésiter à utiliser le rack des bagages . Quand il y a du monde qui monte ensuite, c’est chiant.

    Bref. Je rentre. Je finis de ranger, de faire les valises… Arf, tout n’est pas encore sec. Je passe le sèche-cheveux pour limiter l’humidité.

    Faut dire que le séchage dans cet appartement s’appuie sur la ventilation de la cabine de bain.

    On accroche les vêtements comme ça, et il y a un bouton pour activer le mode séchage de vêtements. Il doit y avoir un déshumidificateur et ça souffle de l’air chaud. Ça n’a pas l’air optimal comme système, mais bon.

    Je crois que ce sera tout pour ce soir. Demain, je me tire.

    On voit un petit bout de la Tour de Tokyo depuis mon immeuble.

  • J+9 : Petit saut à Hamamatsu

    Cette journée devrait être relativement soft. Il n’y a qu’une chose de prévue, et même si je dois prendre le Shinkansen, je n’ai pas à prendre ma valise.

    Petit café réchauffé au micro-ondes (acheté la veille), petite douche, et go.

    Je rejoins encore une fois Shinagawa. Je commence à la connaître, cette gare.

    Par curiosité, comme j’avais un peu d’avance sur le prochain train, je vais voir s’il reste des sièges réservables… Oh shit! Il y en a un ! Bah je prends. 🤣

    J’embarque donc sur un Hikari. C’est effectivement plein à craquer. Il n’y a plus une place dispo, et ce ne sont même pas des touristes pour la plupart. Il y a pas mal de collégiens. Peut-être qu’il y a un évènement scolaire dans le coin.

    Le mont Fuji depuis le Shinkansen ! Je pense que c’est la première fois où je le vois ainsi. Faut dire que je ne prends quasiment jamais la place fenêtre, donc ça réduit mes chances.

    Le trajet se passe bien. J’arrive à Hamamatsu.

    Deuxième tampon de gare. J’oublie tout le temps de remplir ce carnet.

    Cette ville est historiquement connue pour ses instrumentiers. C’est apparemment le berceau de grands groupes comme Yamaha, Roland et Kawai, si vous avez entendu parler. Il y a par ailleurs un piano Kawai dès la sortie du shinkansen dans un coin promo.

    C’est pour cette raison que j’y suis. J’ai trouvé un peu par hasard une expérience d’artisanat de taiko dans un atelier. L’expérience n’est pas donnée, genre ¥67000 je crois environ, soit dans les 400€. (Comme d’hab dans ce genre d’expérience réservée, je paye le tarif pour deux personnes.) Mais je partirai avec le petit taiko que je vais fabriquer et un stand !

    J’arrive un peu en avance, donc je vais manger un petit bout. Tiens, un mcdal. Je fais genre je fais un tour du centre commercial de la gare pour voir si quelque chose interpelle mon regard, mais rien ne m’attire donc je vais revenir sur ma première idée.

    C’est donc la première fois que je m’enfile un mcdal jap.

    J’ai pris un menu en recommandation.

    Quand le serveur apporte la commande, il demande s’il ne manque rien à la commande. Sur le moment, je n’avais pas hyper capté, mais j’ai déduit du contexte que c’était ça, donc j’ai juste dit oui.

    C’est un genre de Royal avec oeuf et sauce barbecue.
    Ichigo shortcake pie. Un dessert chaud un peu comme une tarte à la crème et confiture de fraise.

    Je finis de manger. Je décolle après avoir bien verifié de ne rien oublier.

    Il fait plutôt bon et beau. Le soleil est fort, mais il fait pas chaud. Un super temps.

    Je n’ai pas le temps de faire n’importe quoi, mais j’ai quand même presque 1h devant moi. donc je vais juste me déplacer dans le quartier autour du point de rendez-vous.

    Beau temps n’est-ce pas ?

    Je me pose à un parc. Il y a des chiottes à gauche, dans un mini cabanon. Parfait ! Je commençais à avoir envie de pisser, après ce verre de cola bu. C’est vraiment cool qu’il y ait autant de chiottes publiques gratuites dans ce pays.

    Ensuite, je me rends à l’atelier.

    On commence à l’heure, dès que la traductrice, Jessica, arrive.

    Je suis accueilli par l’artisan qui va m’assister dans l’expérience. Je l’appellerai Ando-sensei.

    Il s’agit d’un atelier où trois artisans travaillent à fabriquer et restaurer des taikos. Ils travaillent notamment avec des écoles, comme celles de Hamamatsu, mais ont également des commandes venant d’aussi loin que Hokkaidō.

    Le gros tambour, c’est pour l’un des festivaux principaux à Hamamatsu qui se passe en mai.
    Ce tambour est en opération de maintenance pour une des écoles de Hamamatsu. Une opération qui coûte environ ¥500,000. Mais cet instrument sera utilisable environ une dizaine d’années, donc ce n’est pas si énorme (pourvu qu’il est utilisé).

    Les taikos sont ici faits avec de la peau de vache. La partie du dos donne un timbre plus sombre tandis que le ventre un timbre clair. Le corps des taikos est d’une pièce ; il n’y a pas de lamelles de bois collées.

    L’expérience que je fais consiste à faire l’assemblage, en particulier, poser la membrane et la fixer à l’aide des clous noirs.

    Côté outil, on a un marteau et un tasseau de bois pour travailler la membrane, un martelet pour les clous, et un tourniquet qui permet de travailler facilement tout le tour du taiko.

    Ce tourniquet a un système de cordage qui arrime fermement le taiko sur le socle tournant, en tirant sur la membrane via des bâtons qui enroulent les cordes entre elles. Je mettrai une photo quand la traductrice m’enverra les photos.

    Edit: voilà les photos !

    Bref, on commence par régler la tension de la membrane.

    Ça se passe en tapant sur les bords de la membrane avec le tasseau et le marteau pour l’étirer et l’assouplir.

    Ensuite, il faut tourner les bâtons pour enrouler les cordes, pour étirer la membrane.

    Et enfin, taper avec le marteau au centre de la membrane tout en tournant le tambour. Cela a pour effet de redistribuer les tensions.

    Une fois ceci fait, on teste le son. Si c’est pas assez tendu, on recommence le processus. On peut faire autant de fois, tant qu’on n’entend pas la membrane craquer en tournant les bâtons.

    Quand le son est bon, il faut planter les clous. Cela permet de fixer définitivement la membrane. Avant de planter ces clous, Ando-sensei utilise une équerre pour tracer une ligne autour qui va servir de guide. Ando-sensei m’apprend à bien tenir le clou pour le frapper, et ça s’enlève si c’est foiré, donc aucune crainte. C’était un peu laborieux au début de planter les clous, mais on s’y fait assez vite, quand on a le geste enregistré dans la mémoire musculaire.

    Ensuite, on fait le deuxième côté. Pour cette fois, Ando-sensei propose de faire un son plus aigu, donc avec plus de tension dans la membrane. C’est exactement le même procédé, mais il faut mettre bien plus de force au moment de tourner les bâtons. Et il y a un léger risque de casse, donc il faut bien tendre l’oreille pour écouter si la membrane est en train de craquer ; auquel cas la membrane est tendue au maximum.

    Une fois ceci fait, l’expérience est terminée. Ando-sensei s’occupe de faire le finish en nettoyant le tambour et en découpant l’excès de membrane. On retourne voir l’atelier, et déguster un petit thé vert offert.

    Le résultat. C’est beau !

    Sur la photo, il manque juste le pompon qui s’accroche dans la boucle au-dessus. Je pouvais choisir entre rouge et violet. J’ai pris violet.

    Edit: une photo finish avec le master !

    Voilà pour l’expérience. C’était très cool !

    Ando-sensei l’a emballé. Soit un sac, soit carton. J’ai opté pour le carton. Ce sera plus sûr pour le voyage… Heureusement que j’ai deux grosses valises. Mdr

    Possiblement un de mes souvenirs préférés.

    Allez, rentrage.

    Retard d’une trentaine de minutes du Shinkansen. Et ouais, ça arrive aux meilleurs.

    Je commence à réfléchir au trajet du lendemain. Mais il y a un truc que j’aimerais faire, c’est trouver un nouveau sac bandoulière. Apparemment, je cherche un sac dont le type s’appelle « Messenger ». C’est un sac en longueur, avec une contenance assez élevée, mais pas trop gros non plus. Ça compte comme un sac à main dans les transports.

    J’ai cherché sur le net, chatgpt. On me sort un magasin à Shinjuku.

    Je rentre au logement. Je mets en express les vêtements à laver dans la machine. Je dois le faire absolument aujourd’hui sinon je n’aurai pas mes vêtements secs au moment de partir du Airbnb.

    Une fois ceci fait, je fonce à Tamachi. Coup d’œil à la montre. Zut ! Le magasin est trop loin ; ce sera fermé.

    Je vais donc à Shinbashi. Ou Shimbashi. Chais pas comment c’est écrit.

    Sortie vers Ginza.

    Je ne pensais pas y foutre les pieds dans ce coin. Mais bon. J’avais besoin d’un truc.

    Je commence par regarder la section sac d’un Donki. Ils n’ont pas le type de sac que je cherche.

    Je bouge au Ginza Six, un centre commercial un peu comme la Samaritaine. (Je crois.) Mais il y a de tout, pas que des trucs de luxe chèrosse. Mais rien trouvé à ma convenance.

    Je vais au Uniqlo d’en face. Ils ont le truc qui ressemble le plus à ce que je cherche. Mais le sac est en toile molle. Je veux un sac qui conserve sa forme naturellement.

    Je continue de regarder par-ci par-là. Mais l’heure de fermeture approche ou est dépassée. Je finis par rentrer. Faut croire que mon type de sac est extrêmement rare. Même au centre commercial de Kumamoto, j’avais fait les rayons sacs d’un magasin de sport orienté rando, sans rien trouver. (Il y avait toutes sortes de sac, mais pas de messenger.)


    Petit passage au supermarché pour acheter de la sauce toute faite pour finir les pâtes. J’ai pris une pseudo carbo. C’était ok.

    Je me suis acheté aussi des petits sandwich en promo. C’était pas ouf. En fait, je n’aime pas trop leur assaisonnement. C’est trop particulier en goût et en trop grande quantité.

    Je finis sur les fruits achetés hier et quelques Kiri.

    Finalement, je peux vous dire comment utiliser les caisses automatiques. C’est un peu comme en France. On pose son panier. On appuie sur l’écran pour commencer. On prend un sac et on le scanne si besoin. On l’accroche aux poignées et on peut mettre directement dedans. Je crois qu’il n’y a pas une histoire de balance qui check. L’employé nous surveille… 👀

    Puis quand on finit de scanner, on choisit le mode de paiement (pas de liquide ici). On paie comme d’habitude. On prend le ticket. On s’en va en rangeant le panier à un endroit approprié. (Je l’ai ramené à la sortie.)

  • J+8 : Retour à Tokyo depuis Kokura

    Ça fait du bien de dormir un peu plus longtemps que d’habitude !

    Petit-déjeuner à l’hôtel (le même truc que le soir, mais sans la sauce curry), puis redistribution de quelques souvenirs dans mes bagages.

    Le poncho que j’avais mis à étendre est sec. Je le replie ; il a l’air de faire beau aujourd’hui.

    Checkout, puis go à la gare.

    Je profite d’avoir un peu de temps pour réserver les billets. Pendant mon petit-déjeuner, je m’étais renseigné sur les modalités du voyage vers Hokkaidō et le trajet Sendai > Shibata (où se trouve mon pote Joss).

    J’ai donc pris les devants pour le voyage de Hokkaidō en réservant les billets du train express Hokuto Limited Express à réservation obligatoire, qui relie Hakodate à Sapporo. Et aussi, celui de Tōkyō à Shin-Hakodate. (Il faudra prendre un train local ensuite.)

    Bref. Je monte sur les quais.

    J’ai été béni du passage du fameux Shinkansen jaune d’inspection des voies. (C’est le « Not in service » de la photo de dessus.)

    Le train jaune d’inspection. Il ne prend pas de voyageurs.

    Pfiouu la valise pèse ! Je pourrai bientôt l’alléger en utilisant la deuxième valise qui m’attend à l’aéroport. Si tout se passe bien, je devrai juste m’acquitter d’un jour supplémentaire, vu que je vais le récupérer en retard.


    Encore dans le premier train (destination Shin-Kobe pour faire la correspondance, comme à l’aller).

    Je profite de ce moment de repos pour envisager le trajet du lendemain, qui nécessite de prendre le Shinkansen à nouveau. Rien de très compliqué comme trajet. C’est même plutôt un trajet simple où il n’y a pas besoin de bus. (Je préfère marcher maintenant. Les bus m’ont traumatisé. 🥲)


    Rien de spécial à rapporter dans le train. Je suis arrivé à Shinagawa. Cette gare en travaux est un peu en confuse, mais on finit par s’en sortir. Je rejoins la partie JR, en particulier la ligne Keihin–Tōhoku, qui dessert Tamachi, ma destination.

    Je profite de ma présence en gare pour réserver un siège pour mon voyage aller retour du lendemain entre Shinagawa et Hamamatsu (à ne pas confondre avec Hamamatsuchō). Erf ! Il n’y a plus de place pour l’aller ! Bon, ben je vais essayer le siège non-réservé pour demain alors.

    Je descends à Tamachi. Il y a pas mal de monde. C’est la sortie de bureaux. On dirait bien un quartier avec beaucoup de bureaux.

    J’arrive à mon Airbnb. C’est apparemment un immeuble entier d’appartements sous Airbnb.

    Pas le temps de trop me poser. Il faut que je reparte.

    Je rentre à Paris !… Mais non. Je vais juste reprendre ma valise.

    Ah ! Une info qui peut servir. Donc j’ai pris le monorail depuis Hamamatsuchō (à 1 station de Tamachi). En prenant le premier arrivé, j’avais un gros doute si c’était le bon ou pas.

    Selon le plan de ligne, tous les trains de cette ligne desservent le terminal 3, MO-08. La différence :

    • Haneda express : va direct jusqu’au terminal depuis Hamamatsuchō.
    • Rapid : dessert les trois premières stations (MO-02 à MO-04) et saute le reste jusqu’au terminal 3.
    • Local : dessert toutes les stations.

    Par chance, j’ai pris le Haneda express sans savoir. J’ai eu un doute, mais je me suis dit tant pis si c’est pas le bon. Il finira bien par y arriver.

    Normalement, il y a un petit plan lumineux qui indique quelles stations ça dessert.

    Ma valise. 🥰

    J’ai effectivement payé le supplément. Totally worth it.

    Ah ! Vous voyez le parapluie dans la main sur cette photo ? Je l’ai acheté sur le chemin dans un Lawson. J’ai un peu monté en gamme. Et en prix aussi, certainement.

    Truc marrant, la caissière a déballé le parapluie pour que je puisse l’utiliser tout de suite. Ça m’a un peu déboussolé, car je ne pensais pas que ça se faisait, mais c’est cool. Au moins, je ne me balade pas avec une étiquette sur le parapluie comme celle qui est restée sur la housse de la première pendant trois ans.


    Je reprends le monorail. Je constate qu’il n’y a plus que des « local » si font toutes les stations. C’est peut-être comme ça à partir d’une certaine heure. Même si l’aéroport était toujours noir de monde aux arrivées. (J’ai aussi constaté que des touristes prenaient le bus. Wow. Quel courage !)

    Par contre, vu l’affluence des métros, j’ai préféré marcher depuis Hamamatsuchō. Une seule station d’écart, ça se fait à pied… Bon, faut déjà réussir à sortir de Hamamatsuchō, qui est également en travaux.

    Je passe par le dessous d’un building de bureaux… Bingo ! C’est la bonne direction.

    Je traverse donc le quartier des petites îles artificielles de Tokyo. C’est pas trop mal pour les amoureux des immeubles.

    Je passe devant de nombreuses boutiques et restaurants. Ça sentait la bouffe tout le long, surtout la grillade. Il y avait des petits supermarchés.

    Après être rentré, l’idée des supermarchés refait surface. Est-ce qu’il y en a dans le coin ? Parce qu’apparemment, c’est moins cher qu’un konbini. Cool ! Il y en a un pas loin, un Life !

    Je viens de m’offrir mes premiers vrais fruits du voyage.

    Pour les personnes intéressées, ils ont fait un mode d’emploi qu’on peut consulter en ligne : https://api.lifecorp-app.jp/v1/information/538dcc0798a2

    Mais je vais me permettre de les retranscrire ici.

    Comment faire les courses au supermarché Life

    En entrant, prenez un panier. Il y a deux tailles de panier, un petit et un gros. Il y a des chariots sur lesquels vous pouvez mettre les paniers.

    Il y a bien plus de choses que dans un konbini. Franchement, s’il y en a près de votre logement, je conseille de le faire une fois au moins, en particulier si vous avez de quoi cuire des aliments.

    Vous mettez dans le panier ce qui vous intéresse.

    Pour payer, c’est comme au Carrouf et compagnie. Il y a des caisses automates et des caisses normales.

    Je n’ai fait que la caisse normale cette fois, donc je vais parler de cette expérience.

    On commence par décider s’il faut prendre un sac ou pas. C’est payant, et le caissier le scannera si vous le prenez.

    On dépose le panier. Le caissier fait le scan et met le tout dans un autre panier.

    Ensuite, il nous dirige au bout de la caisse où se trouve la borne de paiement. On peut payer en carte ou espèces.

    Et enfin, le dernier point qui n’est pas expliqué dans la doc officielle. J’ai failli faire une connerie encore…

    Une fois payé, il faut prendre le panier rempli, et aller rejoindre une table d’emballage un peu plus loin, pour mettre les produits dans vos sacs. Dès que c’est fait, rangez le panier en l’empilant sur les autres, et sortez.

    Suite des aventures…

    Il y avait des Kiri ! 🤣

    Quelques boîtes du curry instantané pour ramener à la maison, et de la boisson histoire de boire un petit truc sucré et du café le matin.

    J’ai testé une sauce chelou au pif pour manger avec des pâtes. C’est du « taraki peperoncino ». Quand j’avais ouvert, ça sentait la mer. Et en effet, après traduction, c’est bien une sauce à base de fruits de mer, et légèrement relevée.

    Pas trop mon kif, mais c’est pas dégueu.

    Petit bain, réflexions pour le lendemain, dodo…

  • J+7 : Kumamoto et Yame

    À partir de Kokura, je vais faire une boucle dans la journée qui passera par Kumamoto et Yame.

    Après le petit-déjeuner riz et légumes (Je n’ai pas pris la sauce curry pour ne pas m’en lasser quand j’en reprendrai le soir venu.), je pars pour embarquer dans le Shinkansen direction Kumamoto.

    La journée s’annonce pluvieuse. Je m’assure d’avoir le parapluie.

    Ce n’est pas très loin, à moins d’une heure.

    Kumamoto, j’en ai entendu parler pour trois choses : l’ours mascotte, le château qui s’est en partie effondré lors d’un tremblement de terre récent (enfin, c’était il y a dix ans, en 2016), et la viande de cheval.

    Pour l’ours mascotte, sa présence, ou plutôt, son omniprésence, se marque dès l’arrivée en gare :

    Pour accéder au château depuis la gare, on a le choix entre bus, tramway et à pied, mais je recommande le tramway, ligne A, dont la station est juste en face de la sortie est de la gare.

    Le tramway a accepté ma carte IC. Pour l’utiliser, il faut scanner en entrant, et scanner en sortie, même si le tarif de ¥200 est fixe. Je me suis fait reprendre à temps par le conducteur parce que je pensais qu’il suffisait de scanner en entrant. Première boulette de la journée.

    La borne de scanner est juste là, au milieu de la photo.

    Heureusement que je n’avais que le casque audio mis à moitié pour l’entendre m’appeler. À noter que j’ai une Suica comme carte IC. Je précise pour un détail qui suivra.

    En aparté, il y avait un code QR à l’arrêt, que j’ai pris en photo, mais que je n’ai pas pris le temps de scanner avant de monter, et dont la version anglaise donne sur ce lien : https://www.kotsu-kumamoto.jp/common/UploadFileDsp.aspx?c_id=9&id=2&set_doc=1 Ça explique le fonctionnement en détail.

    On peut descendre à la station Hanabatacho ; c’est — je pense — celle qui est la plus proche de l’entrée du château. J’étais descendu avant, parce que je m’étais trompé… Mais pas d’inquiétude, les stations sont très proches, une centaine de mètres à peine. Le trajet à pied prend juste un peu plus de temps.

    J’ai décidé de ne pas prendre le chemin le plus court vers l’entrée, et de faire d’abord le tour du parc, pour mieux rentabiliser ce déplacement.

    On y trouve des alignements de blocs de pierre dans les zones touchées par les effondrements.

    Ce château sera théoriquement en travaux jusqu’en 2052.

    L’entrée du château est de ¥800 par adulte. On commence par une passerelle, qui permet de visualiser l’extérieur, avant de s’engouffrer dans l’enceinte.

    La passerelle en question, vue depuis le sommet du château. (La ville n’est pas très belle à observer, selon mon opinion.)

    Et voici le bouquet final, le château de Kumamoto :

    … Je plaisante, rhooo. Ça, c’est une des tours qui ont morflé et qu’ils ont déconstruit.

    Voici le vrai château, le donjon principal :

    Cadrage pourri. Mais il pleuvait, c’était compliqué, avec le parapluie.

    Je ne mets pas de photos de l’intérieur, qui fait musée contemporain. J’ai simplement parcouru les allées jusqu’au sommet en écoutant quelques guides audio accessibles via une application gratuite à installer.

    J’ai fait quelques achats à la boutique de souvenirs qui se trouve près de l’endroit où se trouve le banc de la photo. Un nanoblock château, et un tenugui, un drap décoratif à suspendre.

    Il n’y a plus rien à faire. Je sors. Je me dirige vers un « village » commercial. C’est la zone bouffe au pied du château, le sakuranobaba josaien (à mes souhaits).

    C’est là que je trouve une croquette curry cheval.

    C’était bon. Mais on sentait surtout le curry… C’était un mauvais plan ; il aurait mieux valu quelque chose de plus brut. Mais j’ai quand même acheté une boîte de curry cheval à la boutique derrière la devanture qui vend les croquettes, pour que des amis goûtent. Mdr

    Bref. Comme rien ne m’intéressait, je suis parti vers un terminal de bus pour ma prochaine destination, Yame.

    Je traverse la rivière et quelques centaines de mètres à peine plus loin, je trouve l’entrée du terminal.

    Je me présente à l’entrée de la porte d’embarquement.

    Comme d’habitude, il y a une tetrachiée d’infos. Je demande au conducteur si c’est le bon bus pour Yame, et il m’indique que c’est celui de 14h35. Parfait, c’est ce que m’indique Navitime, pour une arrivée à 15h54. Du coup, j’ai environ 30 minutes de temps libre.

    Ce terminal est lié à un centre commercial. Je le visite, et prends au passage un petit souvenir supplémentaire, un petit coussin de l’ours de Kumamoto. Je crois qu’il s’appelle Kumamon, d’ailleurs, l’ours. Je vais l’appeler ainsi par la suite.

    Donc l’heure arrive. Dernier petit pipi, parce que le trajet est long. Je pose le parapluie près de l’urinoir… Putain ! J’ai touché le bout de ma bite avec l’urinoir ! Deuxième connerie de la journée. Bon. Je vais dans une chiotte derrière pour mettre un coup de gel hydroalcoolique au cas où.

    J’embarque dans le bus. Je prends un ticket d’entrée par sécurité, qui indique le numéro 1, la gare de départ.

    J’essaie ensuite de passer ma Suica à la borne. Pas de bip. Bizarre. Bon, c’est peut-être à la sortie qu’il faut biper.

    Je découvre pendant le voyage que cette compagnie ne prend pas les cartes IC, sauf la carte IC locale. Donc les Suica, Pasmo et compagnie sont incompatibles. C’est pour ça que ça ne bipait pas !

    On voit la petite pancarte qui dit qu’il n’y a qu’une seule carte fonctionnelle, sous l’écran.

    Il y avait une prise, pratique pour recharger le téléphone.

    Le bus sort du terminal. Petite pluie. Je devrais peut-être utiliser ma cape de pluie pour la suite du voyage… Où est mon parapluie ? Et merde… Je l’ai oubliée dans les chiottes de tout à l’heure… C’était un souvenir de mon premier voyage au Japon… Bon. Tant pis. Ça fait bien chier quand même. Troisième connerie.

    Au moment de sortir à la station, je voulais utiliser la carte bancaire, mais je ne sais pas comment ça fonctionne. Le conducteur me demande si j’avais bipé au départ… Bah non, j’avais bipé ma Suica… Il s’arrange pour que je paye le bon montant… Quatrième connerie.

    Je descends. Finalement dénué de parapluie, je suis obligé d’utiliser mon poncho. Et je vais mettre aussi la deuxième couche de gilet, parce que le vent est un peu frais. Allez, petite marche d’une dizaine de minutes dans un coin paumé.

    Ah oui, je n’ai pas dit ce que je foutais à Yame. Cette bourgade est connue pour ses thés. C’est un pote de cours de jap, Mickaël, qui m’en a parlé. Je me suis donc dit que j’allais y faire un tour. À la base, je voulais y aller en voiture, mais comme j’avais revu un peu à la baisse mon planning, j’étais donc contraint d’y aller en transports en commun.

    On se promène parfois tout proche des pieds de thé.

    J’arrive à une boutique qui est bien référencée sur Google Maps.

    J’en profite pour faire des achats de thé pour faire plaisir aux copains (et moi, au passage, hein). Ils étaient sympas, et ont même proposé le tax free (proposé à partir de ¥5000 d’achats). Ouais, j’ai acheté pas mal de trucs, à remplir le sac à dos. Et y a pas de petites économies !

    Un sac rempli de thés achetés à Yame.
    Une collection de thés et de sucreries japonaises disposée sur une table noire.
    Mise à jour post retour : contenu du sac de Yame. Il y a une boite à mochi, du puerh, du genmaicha, d’autres thés, et des financiers au thé (+ un financier nature).

    Sachez qu’il y a une cafétéria à l’étage. Mais j’étais pas intéressé d’y aller tout seul, et j’avais une chose importante à faire : rentrer à l’hôtel.

    Vous vous rappelez que je suis dans un bled paumé, n’est-ce pas ? Bah j’ai marché une quarantaine de minutes sous la pluie, et le long d’une route moche bordée de concessionnaires et de supermarchés. Je devais rejoindre la gare la plus proche, Hainuzuka.

    Un magasin Châteraisé à Yame, visible depuis la rue, avec un ciel nuageux en arrière-plan.
    Il y avait aussi une boutique avec un nom franponais marrant. 🤣

    Selon Navitime, il paraît que je pouvais prendre des bus comme trajets alternatifs. Mais je ne voulais plus avoir à traiter avec cette carte IC. Et j’ai aussi constaté que les données de temps concernant les bus est incorrect quand il ne s’agit pas d’un arrêt de terminal de départ. (Le bus Kumamoto > Yame IC était parti à l’heure, mais Navitime le faisait arriver 15 minutes plus tôt sur un trajet de 1h35, et pourtant, il n’y avait pas de bouchon.)

    J’arrive à la gare de Hainuzuka, gérée par JR, donc le JR Pass fonctionne. L’objectif est de rejoindre une gare Shinkansen, et la plus proche est Kurume. Mhhh… C’est lequel qu’il faut prendre ? Il y a trop d’infos. J’essaie la borne, mais je ne vois que des options pour payer un ticket. Je demande à l’agent au comptoir. Il me dit que le prochain part à 18h00. Il est 17h57. Chance ! Je fonce sur le bon quai. Enfin une bonne nouvelle.

    C’est un train local qui fait toutes les stations jusqu’à Kurume, mais je suis certain qu’il va arriver, et ce n’est pas si loin, genre 3–4 stations. J’en profite pour enlever mon poncho et ma deuxième couche de gilet ; il fait chaud.

    Sortie de la gare de Kurume. Le shinkansen est à droite. Mais faut sortir pour trouver les bornes avec le système de réservation de siège avec JR Pass.

    On sort de la gare pour trouver le comptoir de réservation de siège. Cool ! Le Sakura 770 arrive dans une quinzaine de minutes ! J’aime quand c’est pas trop galère.

    Embarquement. Rien à signaler. Débarquement. Non plus.

    Je réserve mes places de shinkansen pour demain. La vache, le trajet va prendre six heures jusqu’au Airbnb qui va suivre, à Tamachi (Tōkyō). Normal en même temps vu la distance. Je ferai une nouvelle fois un transfert à Shin-Kobe. La borne suggère de prendre le train de 8h30 (environ ; je ne me souviens pas exactement l’heure) pour arriver vers 15h à Tamachi. Ça ne me tente vraiment pas après la mauvaise journée que je viens de passer. Et en plus, il était entièrement réservé, et je ne voulais pas tenter les sièges non réservés, sur un trajet aussi long, avec une grosse valise et des sacs de souvenirs pleins. Il faut que je me laisse du temps. Par contre, ça voudra dire que je récupèrerai la valise actuellement à l’aéroport en retard. Une pénalité de 1 jour supplémentaire me va, si c’est pour mon propre bien.

    Arrivée à l’hôtel. Je dépose dans la chambre les affaires.

    J’avais mis un panneau « Please Do not disturb » pour tester. Bah ils ont respecté.

    Petit curry de l’hôtel. Je finis d’écrire cet article.


    Je voulais ajouter un truc. Je constate que je fais beaucoup d’étourderies. Comment ça se fait ? Je n’étais pas comme ça avant. Déjà le sac oublié dans le Shinkansen. Le problème de parking et l’accident évité de justesse. Et les petits tracas de cette journée et mon parapluie oublié.

    J’ai l’impression que ce phénomène s’intensifie. Je suis très précautionneux normalement. Je ne comprends pas. Est-ce de l’épuisement ? Ou le signe que je change dans ma façon d’être ?

    Ça ne me fait pas plaisir.


    Aussi, j’ai reçu la réponse de Times 24 pour le problème de parking. En gros, ils n’ont pas pu confirmer quoi que ce soit niveau paiement mais m’ont dit qu’aucune action supplémentaire n’est nécessaire de ma part et que je devrai faire attention la prochaine fois, à notamment payer avant de partir et pas au début du parking. C’est noté. Si jamais je reprends le volant par ici…

    J’aime bien conduire, mais je commence à flipper un peu d’être si facilement distrait…

  • J+6 : Iga et retour de la voiture, go Kokura

    Je me réveille encore chamboulé des évènements de la veille. Ma nuit était courte, six heures à peine, et mon cerveau travaillait d’arrache pied pour limiter les problèmes de stationnement.

    Finalement, j’ai trouvé un peu de réconfort en la découverte de leur adresse courriel, dans le fait que chatgptouille et mon pote Joss qui s’est installé depuis des années au Japon m’ont dit que c’était peut-être juste la lumière de lecture de plaque en sortie…

    Pour être sûr, j’ai envoyé un email de clarification traduit avec gptouille accompagné du reçu que j’avais (toujours garder les reçus de tout, et prendre des photos).

    Je finis par prendre une douche, me changer, et prendre le petit-déjeuner. La journée précédente m’a appris une chose, c’est que c’est pas mal de prendre des gros petit-déjeuners pour avoir moins besoin de manger le midi et le soir, même pour de grosses excursions de 19500 pas en montagne.

    Donc je réitère en profitant du buffet dit continental, avec des trucs assez communs comme des pâtes, des macaronis froids, des légumes, des nuggets, des viennoiseries, des fruits qui nagent dans l’eau sucrée, des boulettes de viande, des omelettes… Je n’ai pas lésiné sur les légumes. Car vous savez, les plats que je mange en restaurant, ça manque souvent de légumes et de fruits. Ce sont des denrées rares.

    Je pars ensuite pour le château d’Iga.

    C’est à deux pâtés de maison de l’hôtel, ce qui est très cool.

    Je me gare dans un parking. Brrr encore ce système de caméra. Cette fois, je peux observer un visiteur qui s’en va. Mhhhh… il y a une lumière, jaune cette fois. Et le visiteur a ralenti pour être à l’arrêt. J’essaierai ça.

    Je rentre dans le parc du château.

    L’agent d’accueil m’a donné des prospectus, ainsi que des pliages représentant des shuriken.

    Pour celles et ceux qui ne le savent pas, Iga est connu pour son histoire avec les ninjas.

    Je commence par faire un tour du parc, avant d’entrer dans le donjon.

    Il faut savoir que ce château a été reconstruit dans les années 30 par un politicien influent.

    Il y a plein de trucs sympas comme des armures et armes de samouraï.

    J’ai ensuite pris le chemin pour le musée / théâtre ninja, toujours dans l’enceinte du parc.

    Je n’étais pas intéressé par la partie show dans le théâtre donc j’ai juste fait la partie musée + démonstration des cachettes et astuces pour que les ninjas puissent agir et se mouvoir sans être aperçus.

    Le bureau de vente du ticket. Non, ce ne sont pas des ninjas sur la photo. Ce sont des indonésiennes.

    Le ticket du musée + démonstration est de ¥1000 par adulte, et le spectacle coûte ¥600. Je n’ai pas voulu voir le show, ça devait être des interprétations de comédiens. Donc je n’ai assisté qu’à la démonstration. Celle qui fait la démo parle japonais et anglais (avec l’accent jap).

    J’ai pris la prestation en vidéo, mais je pense que c’est mieux de la garder pour moi.

    Je mets juste une frame de la vidéo pour que vous puissiez voir la tenue trop cool de la comédienne démonstratrice.

    Après la prestation, on arrive au musée.

    Il y a toute une panoplie d’objets anciens. Ça vaut le détour pour l’histoire martiale des ninja.

    Ayant fait ce qu’il fallait faire dans ce château, j’achète des souvenirs en masse pour me rattraper de la sale journée d’hier, et offrir des trucs sympas à des copains.

    Note du 2026-03-27 : Mhhh il manque quelques souvenirs de Iga… Faut que je vérifie. J’espère que je n’ai pas oublié dans la voiture.

    Emballage de biscuits en forme de ninja avec des illustrations de ninjas sur fond orange, posé sur une table.
    Note du 2026-04-18 : En fait, je les ai bien retrouvés juste après, c’était dans la valise. Là, c’est une boite de biscuits durs senbei, à tremper dans du thé ou du liquide. (C’est mon conseil, vu la dureté du machin.)

    Je retourne au parking. Je paie, et je sors… Il y a toujours une lumière allumée, mais c’était comme ça pour l’autre voiture que j’avais observée plus tôt donc c’est normal, j’imagine.

    Direction, Nagoya pour rendre la voiture. Je me décide d’utiliser le GPS intégré dans la voiture au lieu de Google Maps pour tester. Comme le loueur a indiqué quelles stations étaient obligatoires pour faire le plein pour rendre la caisse, j’ai inscrit le numéro de téléphone de l’une d’elles, et ça a géocodé.

    Le retour se passe sans encombres. Pas de ralentissement. Et pour une fois, je suivais une voiture et un camion qui roulait à la vitesse autorisée. Je continuais de me faire dépasser, hein. Mais je n’étais plus seul !

    Et je dois dire que le GPS fourni avec la voiture est un peu plus précis que Google Maps dans ses explications de voies à prendre, avec une infographie fléchée. Il est également plus pratique car il mentionne les zones de travaux qui sont sur la route.

    Bref. J’arrive à la station essence. Je demande « regura– mantan » et le staff comprendra que je veux le plein d’essence normale.

    Puis on gare la voiture dans le petit atelier du locataire. J’en profite pour raconter ma mésaventure de parking, en m’aidant d’un traducteur parce que celle qui est au comptoir n’est pas anglophone. On finit par se comprendre (je pense ?) et elle prend une photocopie de mon reçu de paiement de parking. Et au pire, elle m’a dit que je serai recontacté via WhatsApp. (On avait échangé les infos de contact au début de la location.) Allez, ça devrait le faire…

    Ça m’a coûté dans les ¥3000 d’essence pour environ 500km, ¥6885 en péages, pour arriver grosso modo à ¥60000 location incluse chez Toyota rentacar. (Environ 400€ je dirais, au taux de change actuel.) Pour 1 personne, c’est pas ouf niveau rentabilité. Mais je fais ce que je veux.


    Bon. Ben la suite !

    Je reviens avec mes affaires à la gare de Nagoya à dix minutes à pied de la location.

    Réservation du train pour Kokura.

    Pour cette fois, je vais tenter une chose : ne pas prendre le siège réservé aux grosses valises. En effet, j’ai calculé avec mon téléphone comme unité de mesure (pas la caméra, je parle des dimensions du téléphone que je reporte X fois sur chaque axe pour connaître la longueur de cet axe) que la somme des dimensions de la grosse valise était de 151cm, soit inférieure au seuil des 160cm qui auraient obligé à prendre un siège gros bagage comme j’ai fait lors de mon premier trajet Shinagawa > Nagoya.

    De toute façon, le premier train était presque complet, donc il ne restait que les places normales. Oui, j’ai dit « premier train » car il y a un changement à faire à Shin-Kobe avec un autre Shinkansen. (J’aurais pu changer aussi à d’autres gares comme Ōsaka, mais je savais que Shin-Kobe était une petite gare donc moins de risque de me perdre.)

    Le train arrive. Je teste de mettre la valise dans l’emplacement supérieur. Oups, la valise commence à peser. 🤣 Mais ça rentre easy. En tous cas, c’est vrai que ce train était bien plus rempli que toutes les autres fois que j’ai pris le shinkansen. Peut-être était-ce une heure particulière. Ou que les touristes ne prennent pas le train le vendredi… Ou qu’ils sont en train d’arriver en masse pour aller à Kyōto.

    C’est une fois assis que j’ai commencé à rattraper mes articles de ce blog…

    Je sors à Shin-Kobe. Vous savez pourquoi ? Parce que comme j’ai un ticket Nagoya–Shin-Kobe + Shin-Kobe–Kokura, je n’étais pas sûr s’il fallait descendre pour valider la sortie et entrer à nouveau. Je pense que non, mais comme je n’avais pas mis les trois billets au départ du trajet… Ah oui, on peut mettre plus de deux tickets dans la machine. En sortant, j’ai mis les trois, et récupéré deux, car le troisième était le ticket pour sortir à la gare actuelle.

    C’est de ce coin que viennent les bœufs de Kobe.

    Une fois arrivé à Kokura, je prends la sortie Nord pour rejoindre l’hôtel.

    Avant de sortir, je réserve le shinkansen pour ma prochaine destination (Je reviens à Kokura pour une deuxième nuit.).

    Je vois des statues de persos d’anime. Le genre de vieux animés de la période Albator et compagnie. (Il y a d’ailleurs une statue d’Albator.) Je croise un gars, un jap, qui a l’air de vouloir prendre des photos de ces statues. Il y avait un banc où on peut s’asseoir à côté de statues. J’entame la discussion pour lui proposer. C’était un peu fastidieux pour se comprendre, mais on finit par y arriver. Je lui prends des photos. Et il me propose de m’en prendre sur le mien. Ça donne ça :

    J’ai un peu une tête de con, mais c’est la meilleure. 🥲

    Il a aussi pris le temps de me montrer le manga à la base de ces statues : Galaxy Express 999.

    Je suis ensuite allé a l’hôtel, encore une fois à deux pas de la gare.

    Il faut savoir deux choses.

    Il y a des mangas à l’entrée qu’on pourrait emprunter.

    Il y a de tout. Du shonen, du shojo, du seinen, et même de l’érotique au vu de la tranche. 🫣

    C’est en japonais, mais c’est sympa à voir. Je parlais de la bibliothèque, pas des manga hentai, hein.

    J’ai même trouvé le Galaxy Express 999 des statues de la gare.

    La deuxième chose, c’est qu’il n’y a pas de petit déjeuner classique. Par contre, il y a du curry le soir et le matin, avec un petit choix de légumes.

    Les légumes, c’est sacré. Alors, on ne se gêne pas sur cette denrée rare. J’ai mangé pas mal de brocolis typiquement.

    Et c’est ainsi que s’achève ma journée.

  • J+5 : Chutes de Nachi, et un bon fail au Shimosenbon

    J’ai enfin un peu de temps, étant actuellement dans le Shinkansen. Donc je vais pouvoir conter la cinquième journée un peu chaotique. (Je finirai la quatrième journée juste après !)

    Donc ma journée commence à 6h52, heure à laquelle le réveil m’appelle. Je suis un peu claqué vu la petite nuit, mais pas le choix, le petit-déjeuner m’impose de me lever.

    Au menu, thon, thon grillé, petits légumes, omelette, riz blanc, soupe un peu type chinoise, une autre soupe, une gelée au yuzu (je crois)… Je ne sais pas exactement les noms des spécialités, mes excuses.

    Je me sens bien gonflé, c’était copieux ! Possiblement, je vais pas avoir besoin d’un gros repas pour le déjeuner et dîner.

    Je fais un petit saut rapide aux bains communs pour prendre une douche. Je n’ai pas plongé, ne me sentant pas très à l’aise à l’idée de m’immerger juste après le repas.

    Je range mes affaires, et je décolle, direction les chutes de Nachi. C’est pas très loin en voiture, pas plus d’une vingtaine de minutes depuis Nachikatsuura dans mes souvenirs.

    Poir visiter Nachi, il y a un bus depuis la gare JR. En ce qui concerne la voiture, je conseille de se garer au parking gratuit de Daimonsaka.

    Vous y trouverez un petit office de tourisme local pour vous aiguiller.

    Le parking où je me suis garé, entouré pas les montagnes. L’office de tourisme est le petit bâtiment au milieu de la photo.

    Si vous me souhaitez, prenez un bâton. Je pense qu’ils sont en libre-service. Mais rendez-les après, hein.

    Bâtons de marche en bambou.

    Vous en aurez peut-être besoin pour grimper, car c’est assez sportif !

    Pour information, cet endroit est le point de départ d’un long sentier de randonnée qui s’appelle le Kumano Kōdo. Il s’agit d’un sentier de pèlerinage où le bouddhisme a pris pied.

    Une photo d’une photo montrant le début du sentier.

    Le début commence tranquillement. J’ai de la chance, il fait un temps nuageux avec un peu de soleil par intermittence. Dans les 16°C. J’ai quand même décidé de retirer mes deux hauts, car le soleil tape assez fort, et la montée me chauffe.

    Après quelques centaines de mètres sur bitume, on traverse quelques habitations où vous pourrez louer des vêtements traditionnels de l’époque Heian.

    Un peu plus loin, on entre dans une longue montée sur sol pavé — ou plutôt de gros cailloux — entouré de cèdres du Japon. Heureusement qu’ils étaient là, ces grands arbres, pour me redonner de la fraîcheur, car la montée est assez raide et m’a même forcé à prendre deux petites pauses pour ne pas surchauffe. Par ailleurs, ça me fait penser que j’ai même pas mis de déodorant, j’espère que je ne vais pas être dégueulasse…

    L’entrée du chemin de cèdres.

    J’ai eu de la chance, une femme a eu l’audace de faire le cosplay Heian. Ça donne cela :

    C’est pris de loin pour préserver leur identité.

    Ce passage fait 276 marches, sur 600 mètres de longueur environ, selon le panneau d’informations.

    On arrive ensuite sur un petit village un peu moche, mais qui donne ensuite sur le premier complexe religieux, le Kumano Nachi Taisha. Cet endroit mêle de manière intéressante les deux religions shinto et bouddhistes.

    Le sanctuaire shinto semble porter une grande importance pour Yatagarasu, un corbeau à trois pattes.

    J’ai payé mes respects pour les ancêtres kamis, et j’ai acheté un premier petit souvenir, une mini statuette mignonne de Yatagarasu.

    Et parce qu’il n’y avait pas grand monde — c’était un lundi —, je me suis décidé à prendre deux kigan ema, ces plaques décorées sur lesquelles on écrit des vœux qu’on veut voir réalisés. Pourquoi deux ? Parce que je n’avais pas la monnaie pour une seule, et je me suis dit que c’était joli, donc j’en ai gardé un en souvenir. En effet, la deuxième, je ne la conserve pas ; elle sera accrochée parmi d’autres ema écrites par d’autres passants, avant d’être brûlée pour que les vœux soient envoyés aux kamis.

    Ema, avec les symboles de Yatagarasu

    Depuis que j’ai appris l’odeur du cèdre du Japon lors de mon excursion guidée aux sanctuaires de Ise, j’ai senti la plaque, et ça en était !

    Particularité de ce sanctuaire de Kumano Nachi Taisha, on peut passer dans le tronc d’un arbre accompagné du ema (On peut aussi avoir un bâton, le gomagi, qui coûte un peu moins cher et qui fait le même job.) pour que le vœu se réalise. Je l’ai fait, évidemment, parce que ça a l’air marrant ! L’entrée est assez étroite, et j’ai un peu frotté contre l’arbre avec mes épaules larges et mon sac à dos. L’entrée est accessible avec un escalier qui descend, et on sort par un autre trou via un escalier montant plus abrupt où il faut s’aider des mains pour ne pas tomber en arrière.

    Je poursuis ensuite ma visite du sanctuaire en arrivant sur la partie bouddhiste, le Nachisan Seiganto-ji, qui est genre contre le temple shinto. C’est tellement cool de voir ce genre de fusion entre deux religions, étant donné que le shintoïsme est une religion plutôt accueillante.

    L’espace frontal du temple bouddhiste. (Le temple shinto est juste derrière moi !)

    On y trouve des objets et encens à l’intérieur. Après, c’est un temple qui m’a l’air assez typique du bouddhisme à la sauce shinto.

    D’autres endroits d’offrande et de prière se trouvent dans le complexe religieux.

    Il y a souvent ces petits drapeaux près des lieux de culte. C’est assez typique du Japon.

    La suite de l’aventure, c’est cette pagode de trois étages.

    Et je l’avais annoncé dans le titre, on voit au fond les fameuses chutes de Nachi !

    Bon, pas aussi fameux pour les touristes qu’un monument de Kyotō. Mais quand même assez pour que je tombe dessus et que j’ai envie d’y aller !

    La pagode se visite moyennant une contribution financière de ¥500 pour un adulte et ¥300 pour un enfant. Je n’ai pas pris de photo de l’intérieur, qui reste un lieu où on peut prier et qui semble avoir des emplacements pour les défunts, et qui a aussi des estampes comme dans un musée.

    On voit les chutes de Nachi depuis le dernier étage. Et aussi un bout de mon doigt. Je n’ai pas fait gaffe.

    Bref. Il est temps d’aller au clou du spectacle !

    On commence par descendre de la montagne pour se rapprocher du lit de la rivière. Il y a un chemin sûr pour les pieds mais pas pour le corps (voie avec voitures), et un chemin sûr pour… pas avoir de voitures qui frôlent, mais avec des marches inconfortables. Si vous avez de bonnes chaussures, prenez donc l’escalier. Sinon, suivez le chemin voitures.

    L’escalier entre la pagode à trois étages et l’entrée du sanctuaire des chutes d’eau.

    On arrive en sortie de cet escalier à un mini village étape où s’arrête le bus qui dessert la zone touristique.

    L’entrée du sanctuaire se trouve juste en face.

    Une descente par escaliers mène enfin à l’enceinte principale du sanctuaire.

    Ici, il y a une particularité , c’est qu’on peut, moyennant quelques centaines de yens (Je reste vague parce que je ne me souviens pas du montant.), accéder à un parcours pour être encore plus près de la chute, en plus d’un petit porte-bonheur en papier cartonné.

    Durant ce parcours, on peut, en échange de ¥200, obtenir une petite assiette en faïence blanche qui permet de boire l’eau de la chute, qui est censée augmenter la longévité.

    Je ne suis pas speécialement intéressé par vivre plus longtemps, mais je voulais la petite assiette en souvenir. 🤣

    Mais j’ai quand même suivi la procédure.

    Chuis sûr qu’il y a un système genre pompe et machinerie pour faire arriver l’eau jusqu’ici… Mais bon, on va croire en la magie des lieux. 🫣

    Voilà. Maintenant, on rentre.

    J’ai fait un passage à la boutique de souvenirs.

    Petite cloche du corbeau Yatagarasu. C’est un petit rappel que Yatagarasu est une divinité qui protège les pèlerins dans leurs voyages, et devait donc éloigner les ours, j’imagine. Ouais, c’est de l’impro, mais la partie protection des pèlerins est officielle dans le shinto lore.

    Après avoir consulté les horaires du bus, j’ai décidé que je pouvais rejoindre à pied la voiture.

    J’ai donc pris un chemin « voitures », jusqu’à rejoindre le chemin de cèdres, d’où je suis reparti pour descendre jusqu’à la voiture.

    Boisson de récompense : douceur à la pêche. Je l’ai dilué avec de l’eau ensuite pour en profiter plus longtemps. Hihi

    Je pars ensuite vers ma seconde destination de la journée, le Shimosenbon ! C’est un spot à sakura connu. Il paraît que s’y trouve même le plus ancien funiculaire en fonction du Japon.

    Regardez comment c’est beau ces cerisiers qui sont presque à peine floraison !

    … J’ai menti. En fait, la photo plus haut, c’est dans un bled paumé qui s’appelle Shimokitayama, et c’était sur la route.

    La route était sinueuse, et incertaine. Il y avait de nombreux travaux tout le long.

    Je trouve que les signalisations par gestes que font les agents de régulation de trafic ne sont pas tout le temps hyper clairs. Je comprends le concept des drapeaux rouge et blanc. Rouge pour stop, blanc pour passer. Mais des fois, ils font rien. Des fois, c’est bâton à l’horizontal. Des fois, c’est drapeau agité. Au moins, dans la photo que j’ai mise, il y avait un décompteur pour savoir quand partir.

    Puis à un moment, il y avait des travaux où ils nous ont demandé de nous arrêter, et on m’a donné ce papier :

    J’ai pas super compris les instructions du gars.

    Ce que j’avais interprété, c’est que ça fermait dans un coin sur la 169 (la route que j’empruntais ou que j’allais emprunter). Et qu’il y aurait des ouvertures de 10 minutes à peu près toutes les heures, en journée.

    J’ai fait genre que je comprenais, il ne parlait probablement pas anglais, vu le coin paumé. Mais j’ai décidé de faire confiance à mon instinct et de continuer. Et j’avais raison, il n’y avait pas d’autres blocages. Je pense au final que le prospectus parlait de l’endroit où je l’avais récupéré. Et surtout, ben je n’ai pas attendu longtemps avant de partir, trente secondes au plus, d’où mon doute.

    Bref, je continue, et j’arrive au parking.

    J’entre doucement. C’est un parking sans barrière qui utilise un système de caméra pour photographier les voitures. Un peu comme ce qu’on a chez certains Indigo en France, mais sans la barrière ni borne de paiement au niveau des sorties.

    Je vois une grosse douille arriver. Déjà, l’entrée à ¥2000 yens. Mais ensuite, il n’y a personne. Le parking est quasiment désert.

    Je cherche la borne de paiement. Je demande à une commerçante du coin où ça se trouve et m’indique l’emplacement juste à côté. Ah! Rien à voir, mais en terminant la conversation, elle a fini par « okaeri ». Moi, j’ai surtout entendu ça dans les anime, quand on rentre à la maison en réponse à un « tadaima ». Mais j’ai appris ensuite sur les internets que ça peut être employé comme pour dire bienvenue.

    Bref je reprends mon histoire.

    Donc je paye. J’ai eu un instant d’hésitation car je ne savais pas si je pouvais payer tout de suite, sachant que c’est un paiement forfaitaire de 24h. Mais je me suis dit que comme je suis oublieux de certains détails importants, je préférais le faire tout de suite, sachant qu’il n’y aurait pas de barrière pour m’empêcher de sortir.

    Une fois payé, je commence à visiter l’endroit.

    Contrairement à Simokitayama qui était en fleurs, ici, les cerisiers n’étaient pas encore éclos ; tout juste il y avait des bourgeons.

    J’entame ma deuxième ascension avec des chips de patate douce.

    Pas que j’aime spécialement ça, mais ça me donnait quelque chose à mettre sous la dent. Je n’avais mangé qu’un demi melon pan acheté à un Lawson sur la route. En tous cas, les chips étaient bonnes.

    Un grand torii qui n’a pas à fleurir.

    Je poursuis mon ascension ennuyeuse. Les seules personnes que je croise sont les commerçants qui commençaient à ranger vu l’affluence, et les promeneurs de chien. J’envisageais au début d’aller au bout du chemin, mais c’était trop naze. Ce qui me motivait, c’était qu’il y avait des illuminations prévues à 18h.

    Le panneau de gauche indique qu’il y aura des illuminations.

    Donc je décide de m’arrêter à un point d’observation. Il est 17h50. Parfait, je vais attendre en m’asseyant. Je profite donc du joli coucher de soleil.

    Un des plus beaux couchers de soleil que j’ai jamais pris.

    J’étais accompagné d’un photographe avec un gros appareil, pointé sur la vallée au crépuscule. C’était sympa d’être avec quelqu’un, sans avoir à parler, et de profiter du moment à tenter de capter la beauté des choses.

    L’horloge tourne, et il est 18h passées. C’est un fail encore une fois.

    Bon. Je rentre. Il commence à faire frais. Le gilet sur j’avais rangé sur mon sac a été redéployé sur les épaules.

    J’entame la longue descente toujours aussi ennuyeuse.

    Ce sont officiellement des biches de Nara, car on est dans la préfecture de Nara.

    À plusieurs reprises, les voitures me frôlent à toute allure dans les rues étroites.

    Le genre de rue où les voitures foncent à plus de 50km/h, sans trottoir.

    J’arrive au parking. Je vais à la borne. En essayant de payer à nouveau, ça me met direct sur l’écran de confirmation car déjà payé.

    Je sors du parking doucement. Et là, dans la nuit noire, je vois une lumière rouge. Wtf ! C’est quoi ce délire ? J’entends un truc automatisé. Je recule et j’ouvre la fenêtre pour tenter de comprendre. Ça parle à un moment de « information center »… P’tin fait chier. Je ne vais pas appeler un numéro japonais quand même…

    Je continue ma route vers Iga, tout chamboulé. J’ai failli provoquer un accident. Purée, c’était pas cool comme fin de journée. Je me suis senti vraiment mal…