J-0 : Let’s go!

Finalement, j’ai pu acheter le matin même le pantacourt que je voulais il y a deux jours. Je l’ai pris chez Decathlon. 13 euros en fin de série, et compté 12 au final. Yay! 1 euro économisé. 🤣

J’ai aussi rempoté mes semis. Bon, c’est pas comme sur la photo en bas ; j’ai oublié de prendre la photo avec les nouveaux pots individuels.

J’ai dit au revoir à mes plantes et mes semis. À dans trois semaines !

Après un délicieux repas chez mes parents (du riz brisé avec de la viande de porc laminé et au nước mắm), j’ai donc été emmené en voiture à l’aéroport.

Liste des départs, et plan des boutiques détaxées. Je n’ai rien acheté cette fois.

La douane passée sans encombres et plutôt rapidement (il n’y avait pas grande affluence), je me suis donc posé près de la porte d’embarquement du JL46.

La porte d’embarquement du JL46. C’est marrant, je viens de faire le rapprochement que l’embarquement est à la porte « L46 ». Coïncidence ?

Mes oreilles se sentent déjà un peu au Japon, à l’écoute des passagers que je croise qui parlent cette belle langue. Je ne comprends pas grand chose malgré mes années d’apprentissage (2015, que j’ai commencé je crois ? C’est noté quelque part sur ce blog. 🤣), mais ça me fait plaisir.

J’en ai aussi profité pour rendre jaloux mes amis et collègues en me souhaitant un bon voyage sur les messageries. Comme le dit si bien un de mes collègues, je leur jette mon bonheur à la figure. Faut bien de temps en temps…

J’aurais bien aimé lire un peu, notamment me renseigner sur les règles de conduite au Japon. Mais je viens de me rendre compte que la liseuse est totalement déchargée. Je pense que ça a dû se décharger de manière involontaire.

Heureusement qu’il y a les bornes de rechargement sur les sièges d’attente !

Ah! Les stewards et hôtesses viennent d’arriver. Ils se sont arrêtés devant la porte, puis se sont tournés vers les passagers pour nous saluer d’une courbette. La politesse à la japonaise… 🤩 Purée, même si c’est faux cul, j’aimerais bien qu’on ait ce niveau de service par chez moi.


Quelques dizaines de minutes viennent de s’écouler. L’embarquement vient d’être retardé de 25 minutes. Va-t-on arriver à l’heure quand même ?


17h06. Ça y est. L’embarquement démarre.

On embarque de manière classique par zones, les richous avant, les sans dents et les radins à la fin. Un truc qui m’interpelle, c’est la discipline des voyageurs. On n’a pas les gens qui font la queue de manière anticipée comme sur les vols que j’ai pris pour le Montréal. Les gens restent assis, jusqu’à ce que le numéro soit appelé à entrer. Qu’est-ce que ça fait du bien…

L’avion. La bête. L’Airbus A350.

Je dois dire que pour une classe économique (je suis tout au fond de l’appareil), la place pour les jambes est appréciable !

Regardez-moi cette place !
Un des sièges des richous. Ça a l’air confort. Mais je n’arriverai sûrement pas à dormir dessus non plus.

17h30. Les portes sont fermeées. Je vois que ma voisine porte un masque chirurgical. Bon, je vais faire de même par respect.

1735. Tout le monde est assis. Les hôtesses passent vérifier que les ceintures sont bouclées. Encore une petite courbette des hôtesses.

Allez, je me mets en mode avion. Mhhh… Je me demande comment je vais enregistrer le reste de l’article. Je n’ai pas confiance dans l’enregistrement hors ligne… Je finirai l’article au retour.


Je suis installé à l’hôtel !

Je peux dire que le voyage était long et éreintant. J’ai à peine dormi, quelques dizaines de minutes. Je mets la transcription de mes pensées ci-dessous.


On vient de recevoir une lingette rafraîchissante. Et il n’y a pas que les lingettes qui sont rafraîchissantes. Les boissons qui arrivent le sont aussi.

Le bal des chariots a commencé. Il est 18h43. J’ai hâte que le chariot arrive ! Il était temps car j’ai soif. Enfin… Soif d’autre chose que l’eau qui se trouve dans mon thermos. J’ai vu dans le menu les diverses boissons proposées. Je vais me laisser tenter par un saké japonais ou un highball, alors que le soleil s’évanouit dans l’horizon…

Ou pas. Il est 19h. On vient de rentrer dans une zone de turbulence au niveau de l’Adriatique, juste après avoir franchi Venise. Nous survolons actuellement la Croatie, et on se rapproche de Sarajevo. Les turbulences sont assez fortes, assez pour renverser certains verres de voisins infortunés.

Pendant ce temps, je me suis rendu compte que la voisine de rang a fermé le volet de son hublot. Peut-être en avait-elle marre que je prenne des photos et des vidéos, notamment quand on était passés au-dessus des Alpes… Non, ne lui prêtons pas des intentions sans preuve. Désolé. Je n’aime pas penser ce genre de choses…


19h26. La perturbation est enfin terminée. C’est pas trop tôt. Boisson ou pas boisson ?… Ahhh elle arrive avec le nihonshuu (c’est comme ça qu’on dit saké en japonais, quand on parle de l’alcool de riz), ainsi que des crackers de riz.

Bon… Crackers et saké, pour moi, nécessite un divertissement visuel. Je vais donc m’attarder sur Zootopie, et je pourrai même enchainer sur le deuxième qui est également dispo.



19h46. Le service du dîner commence. Bon, je n’ai rien compris dans le message de service. J’ai toujours trouvé ces messages incompréhensibles, quelle que soit la langue. Même le français, j’ai beaucoup de mal. À en juger par le rythme d’avancement du chariot de service, la patience est de mise.

Sur la photo, il manque la glace Häagen-Dazs vanille. 🤤



21h30. Je viens de finir mon repas. C’était bon, et je suis plein ! Il y avait même un petit pain au chocolat donné juste après.



21h35. J’entends la première annonce en français. Habituellement, ce n’était qu’en japonais ou en anglais. Cette annonce concerne les cadeaux qu’on peut acheter dans l’avion (parfums, alcools, produit de beauté, etc.). J’entends la voix en double de là où je suis… L’hôtesse est derrière… C’est un peu bizarre, sa façon de tenir le combiné. Il doit y avoir un système chelou… Hey! Mais en fait, elle tenait une tablette contre le combiné ! Haha! C’est un peu de la triche !



21h42. Je me rends compte de deux choses. La première, c’est que l’heure que je mets dans cet article n’a de sens que si on reste dans le fuseau horaire français. Or, nous sommes déjà en décalage. Comme je suis en train de regarder Zootopie, et que je n’ai pas envie de déclencher une lecture de pub quand je bascule entre les apps de l’écran embarqué, je ne peux que supposer qu’on est quelque part aux alentours de la Turquie. Et la deuxième chose ? J’ai oublié.



22h05. L’éclairage intérieur est en train de se réduire progressivement pour faciliter le sommeil. Je viens de finir Zootopie. Je vais poursuivre sur le deuxième après une pause pipi et une promenade pour soulager mes jambes. Je ne supporte pas bien la position assise. Ah ! Comme j’ai fini mon film je peux voir la carte. On vient a priori de faire le virage au-dessus de la Géorgie/ Azerbaïdjan. Bakou est a notre droite, et on a enfin une trajectoire qui fait presque face à Tokyo. À en juger par la carte intéractive, il doit être aux alentours de minuit trente là où nous sommes. En ce moment, on est en train de prendre de l’altitude (+2000 pieds, à 37000 pieds en tout) pour survoler la mer caspienne. Les moteurs hurlent.



22h28. Je me suis levé pour aller aux toilettes et marcher un peu. J’ai entrevu un planning qu’un membre d’équipage était en train d’écrire. « 7h20, duty »… Je me demande à quoi cela pourrait correspondre… Ah ! Comme je me tenais dans le coin cuisine, une hôtesse est venue me demander si je voulais de l’eau. Heh! J’ai compris et j’ai répondu en jap bien sûr. 😁 Et là, il est 22h35. Cinq heures qu’on est partis. Encore au moins huit heures à tenir… Allez, je vais me rasseoir et regarder Zootopie 2.



22h39. OMG ! Alors que je cherchais l’option pour baisser la luminosité de l’écran, je viens de trouver l’option pour connecter un casque bluetooth à l’écran ! Youpi ! Le casque de la compagnie aérienne me faisait mal aux oreilles à cause de la pression continue sur le cartilage. Ahhh trop cool !



00h35. J’ai fini Zootopie 2. Sympathique animation. Je commence à être bien fatigué. Mais la position assise est toujours insupportable. Je vais marcher un peu.



01h09. Le soleil va bientôt se lever. L’hôtesse vient de passer avec une perche pour fermer le volet des hublots pour éviter les rayons du soleil. Il reste 5h39 de voyage. J’ai fermé les yeux dix minutes à peine. J’ai hâte de m’allonger quelque part.



04h12. J’ai pu dormir par micro sessions de dizaines de minutes. En tout, je devrais m’approcher de la demie-heure de repos médiocre. Cela fait déjà une trentaine de minutes que ma lumière a été remise. Le chariot de boissons est en train de repasser. J’ai le dos et les jambes fatiguées. Le fil du masque s’appuie un peu trop sur mes oreilles ; j’ai envie de les retirer.



05h05. Je viens de finir mon repas. Punaise que c’était bon. Le p’tit pseudo curry gratin bœuf était bien satisfaisant. Je finis mon repas sur du thé noir, histoire de me réveiller un peu. Allez, plus qu’1h45 de vol…



06h28. Cela fait depuis douze minutes que la descente a été amorcée. Je ne sais pas si c’est la pression, mais ça m’endort terriblement. Je pourrais presque vraiment dormir.


Je m’arrête là. Il est 21h34. Et j’ai des chutes d’attention violents alors que je suis en train d’écrire cet article.