J+7 : Kumamoto et Yame

À partir de Kokura, je vais faire une boucle dans la journée qui passera par Kumamoto et Yame.

Après le petit-déjeuner riz et légumes (Je n’ai pas pris la sauce curry pour ne pas m’en lasser quand j’en reprendrai le soir venu.), je pars pour embarquer dans le Shinkansen direction Kumamoto.

La journée s’annonce pluvieuse. Je m’assure d’avoir le parapluie.

Ce n’est pas très loin, à moins d’une heure.

Kumamoto, j’en ai entendu parler pour trois choses : l’ours mascotte, le château qui s’est en partie effondré lors d’un tremblement de terre récent (enfin, c’était il y a dix ans, en 2016), et la viande de cheval.

Pour l’ours mascotte, sa présence, ou plutôt, son omniprésence, se marque dès l’arrivée en gare :

Pour accéder au château depuis la gare, on a le choix entre bus, tramway et à pied, mais je recommande le tramway, ligne A, dont la station est juste en face de la sortie est de la gare.

Le tramway a accepté ma carte IC. Pour l’utiliser, il faut scanner en entrant, et scanner en sortie, même si le tarif de ¥200 est fixe. Je me suis fait reprendre à temps par le conducteur parce que je pensais qu’il suffisait de scanner en entrant. Première boulette de la journée.

La borne de scanner est juste là, au milieu de la photo.

Heureusement que je n’avais que le casque audio mis à moitié pour l’entendre m’appeler. À noter que j’ai une Suica comme carte IC. Je précise pour un détail qui suivra.

En aparté, il y avait un code QR à l’arrêt, que j’ai pris en photo, mais que je n’ai pas pris le temps de scanner avant de monter, et dont la version anglaise donne sur ce lien : https://www.kotsu-kumamoto.jp/common/UploadFileDsp.aspx?c_id=9&id=2&set_doc=1 Ça explique le fonctionnement en détail.

On peut descendre à la station Hanabatacho ; c’est — je pense — celle qui est la plus proche de l’entrée du château. J’étais descendu avant, parce que je m’étais trompé… Mais pas d’inquiétude, les stations sont très proches, une centaine de mètres à peine. Le trajet à pied prend juste un peu plus de temps.

J’ai décidé de ne pas prendre le chemin le plus court vers l’entrée, et de faire d’abord le tour du parc, pour mieux rentabiliser ce déplacement.

On y trouve des alignements de blocs de pierre dans les zones touchées par les effondrements.

Ce château sera théoriquement en travaux jusqu’en 2052.

L’entrée du château est de ¥800 par adulte. On commence par une passerelle, qui permet de visualiser l’extérieur, avant de s’engouffrer dans l’enceinte.

La passerelle en question, vue depuis le sommet du château. (La ville n’est pas très belle à observer, selon mon opinion.)

Et voici le bouquet final, le château de Kumamoto :

… Je plaisante, rhooo. Ça, c’est une des tours qui ont morflé et qu’ils ont déconstruit.

Voici le vrai château, le donjon principal :

Cadrage pourri. Mais il pleuvait, c’était compliqué, avec le parapluie.

Je ne mets pas de photos de l’intérieur, qui fait musée contemporain. J’ai simplement parcouru les allées jusqu’au sommet en écoutant quelques guides audio accessibles via une application gratuite à installer.

J’ai fait quelques achats à la boutique de souvenirs qui se trouve près de l’endroit où se trouve le banc de la photo. Un nanoblock château, et un tenugui, un drap décoratif à suspendre.

Il n’y a plus rien à faire. Je sors. Je me dirige vers un « village » commercial. C’est la zone bouffe au pied du château, le sakuranobaba josaien (à mes souhaits).

C’est là que je trouve une croquette curry cheval.

C’était bon. Mais on sentait surtout le curry… C’était un mauvais plan ; il aurait mieux valu quelque chose de plus brut. Mais j’ai quand même acheté une boîte de curry cheval à la boutique derrière la devanture qui vend les croquettes, pour que des amis goûtent. Mdr

Bref. Comme rien ne m’intéressait, je suis parti vers un terminal de bus pour ma prochaine destination, Yame.

Je traverse la rivière et quelques centaines de mètres à peine plus loin, je trouve l’entrée du terminal.

Je me présente à l’entrée de la porte d’embarquement.

Comme d’habitude, il y a une tetrachiée d’infos. Je demande au conducteur si c’est le bon bus pour Yame, et il m’indique que c’est celui de 14h35. Parfait, c’est ce que m’indique Navitime, pour une arrivée à 15h54. Du coup, j’ai environ 30 minutes de temps libre.

Ce terminal est lié à un centre commercial. Je le visite, et prends au passage un petit souvenir supplémentaire, un petit coussin de l’ours de Kumamoto. Je crois qu’il s’appelle Kumamon, d’ailleurs, l’ours. Je vais l’appeler ainsi par la suite.

Donc l’heure arrive. Dernier petit pipi, parce que le trajet est long. Je pose le parapluie près de l’urinoir… Putain ! J’ai touché le bout de ma bite avec l’urinoir ! Deuxième connerie de la journée. Bon. Je vais dans une chiotte derrière pour mettre un coup de gel hydroalcoolique au cas où.

J’embarque dans le bus. Je prends un ticket d’entrée par sécurité, qui indique le numéro 1, la gare de départ.

J’essaie ensuite de passer ma Suica à la borne. Pas de bip. Bizarre. Bon, c’est peut-être à la sortie qu’il faut biper.

Je découvre pendant le voyage que cette compagnie ne prend pas les cartes IC, sauf la carte IC locale. Donc les Suica, Pasmo et compagnie sont incompatibles. C’est pour ça que ça ne bipait pas !

On voit la petite pancarte qui dit qu’il n’y a qu’une seule carte fonctionnelle, sous l’écran.

Il y avait une prise, pratique pour recharger le téléphone.

Le bus sort du terminal. Petite pluie. Je devrais peut-être utiliser ma cape de pluie pour la suite du voyage… Où est mon parapluie ? Et merde… Je l’ai oubliée dans les chiottes de tout à l’heure… C’était un souvenir de mon premier voyage au Japon… Bon. Tant pis. Ça fait bien chier quand même. Troisième connerie.

Au moment de sortir à la station, je voulais utiliser la carte bancaire, mais je ne sais pas comment ça fonctionne. Le conducteur me demande si j’avais bipé au départ… Bah non, j’avais bipé ma Suica… Il s’arrange pour que je paye le bon montant… Quatrième connerie.

Je descends. Finalement dénué de parapluie, je suis obligé d’utiliser mon poncho. Et je vais mettre aussi la deuxième couche de gilet, parce que le vent est un peu frais. Allez, petite marche d’une dizaine de minutes dans un coin paumé.

Ah oui, je n’ai pas dit ce que je foutais à Yame. Cette bourgade est connue pour ses thés. C’est un pote de cours de jap, Mickaël, qui m’en a parlé. Je me suis donc dit que j’allais y faire un tour. À la base, je voulais y aller en voiture, mais comme j’avais revu un peu à la baisse mon planning, j’étais donc contraint d’y aller en transports en commun.

On se promène parfois tout proche des pieds de thé.

J’arrive à une boutique qui est bien référencée sur Google Maps.

J’en profite pour faire des achats de thé pour faire plaisir aux copains (et moi, au passage, hein). Ils étaient sympas, et ont même proposé le tax free (proposé à partir de ¥5000 d’achats). Ouais, j’ai acheté pas mal de trucs, à remplir le sac à dos. Et y a pas de petites économies !

Un sac rempli de thés achetés à Yame.
Une collection de thés et de sucreries japonaises disposée sur une table noire.
Mise à jour post retour : contenu du sac de Yame. Il y a une boite à mochi, du puerh, du genmaicha, d’autres thés, et des financiers au thé (+ un financier nature).

Sachez qu’il y a une cafétéria à l’étage. Mais j’étais pas intéressé d’y aller tout seul, et j’avais une chose importante à faire : rentrer à l’hôtel.

Vous vous rappelez que je suis dans un bled paumé, n’est-ce pas ? Bah j’ai marché une quarantaine de minutes sous la pluie, et le long d’une route moche bordée de concessionnaires et de supermarchés. Je devais rejoindre la gare la plus proche, Hainuzuka.

Un magasin Châteraisé à Yame, visible depuis la rue, avec un ciel nuageux en arrière-plan.
Il y avait aussi une boutique avec un nom franponais marrant. 🤣

Selon Navitime, il paraît que je pouvais prendre des bus comme trajets alternatifs. Mais je ne voulais plus avoir à traiter avec cette carte IC. Et j’ai aussi constaté que les données de temps concernant les bus est incorrect quand il ne s’agit pas d’un arrêt de terminal de départ. (Le bus Kumamoto > Yame IC était parti à l’heure, mais Navitime le faisait arriver 15 minutes plus tôt sur un trajet de 1h35, et pourtant, il n’y avait pas de bouchon.)

J’arrive à la gare de Hainuzuka, gérée par JR, donc le JR Pass fonctionne. L’objectif est de rejoindre une gare Shinkansen, et la plus proche est Kurume. Mhhh… C’est lequel qu’il faut prendre ? Il y a trop d’infos. J’essaie la borne, mais je ne vois que des options pour payer un ticket. Je demande à l’agent au comptoir. Il me dit que le prochain part à 18h00. Il est 17h57. Chance ! Je fonce sur le bon quai. Enfin une bonne nouvelle.

C’est un train local qui fait toutes les stations jusqu’à Kurume, mais je suis certain qu’il va arriver, et ce n’est pas si loin, genre 3–4 stations. J’en profite pour enlever mon poncho et ma deuxième couche de gilet ; il fait chaud.

Sortie de la gare de Kurume. Le shinkansen est à droite. Mais faut sortir pour trouver les bornes avec le système de réservation de siège avec JR Pass.

On sort de la gare pour trouver le comptoir de réservation de siège. Cool ! Le Sakura 770 arrive dans une quinzaine de minutes ! J’aime quand c’est pas trop galère.

Embarquement. Rien à signaler. Débarquement. Non plus.

Je réserve mes places de shinkansen pour demain. La vache, le trajet va prendre six heures jusqu’au Airbnb qui va suivre, à Tamachi (Tōkyō). Normal en même temps vu la distance. Je ferai une nouvelle fois un transfert à Shin-Kobe. La borne suggère de prendre le train de 8h30 (environ ; je ne me souviens pas exactement l’heure) pour arriver vers 15h à Tamachi. Ça ne me tente vraiment pas après la mauvaise journée que je viens de passer. Et en plus, il était entièrement réservé, et je ne voulais pas tenter les sièges non réservés, sur un trajet aussi long, avec une grosse valise et des sacs de souvenirs pleins. Il faut que je me laisse du temps. Par contre, ça voudra dire que je récupèrerai la valise actuellement à l’aéroport en retard. Une pénalité de 1 jour supplémentaire me va, si c’est pour mon propre bien.

Arrivée à l’hôtel. Je dépose dans la chambre les affaires.

J’avais mis un panneau « Please Do not disturb » pour tester. Bah ils ont respecté.

Petit curry de l’hôtel. Je finis d’écrire cet article.


Je voulais ajouter un truc. Je constate que je fais beaucoup d’étourderies. Comment ça se fait ? Je n’étais pas comme ça avant. Déjà le sac oublié dans le Shinkansen. Le problème de parking et l’accident évité de justesse. Et les petits tracas de cette journée et mon parapluie oublié.

J’ai l’impression que ce phénomène s’intensifie. Je suis très précautionneux normalement. Je ne comprends pas. Est-ce de l’épuisement ? Ou le signe que je change dans ma façon d’être ?

Ça ne me fait pas plaisir.


Aussi, j’ai reçu la réponse de Times 24 pour le problème de parking. En gros, ils n’ont pas pu confirmer quoi que ce soit niveau paiement mais m’ont dit qu’aucune action supplémentaire n’est nécessaire de ma part et que je devrai faire attention la prochaine fois, à notamment payer avant de partir et pas au début du parking. C’est noté. Si jamais je reprends le volant par ici…

J’aime bien conduire, mais je commence à flipper un peu d’être si facilement distrait…

Commentaires

2 réponses à “J+7 : Kumamoto et Yame”

  1. Avatar de Elsental

    N’empêche qu’avec tous ces tracas, ça doit bien te ménager pour ne plus reproduire ces erreurs, non ?
    Et puis, en matière de karma, c’est peut-être une bonne chose pour la suite !

    Kumamon ヾ(@⌒ー⌒@)ノ !!

  2. Avatar de Dakwamine
    Dakwamine

    Kumamon~~~~

    Au sujet de ces tracas, ben ça me fait plutôt douter. J’ai déjà eu quand j’étais ado des soucis d’oubli, et j’ai corrigé ça en étant super vigilant et exigeant avec moi-même. Mais là, en étant confronté à un environnement inconnu, où j’excellais habituellement à ne pas faire d’erreur, voilà que je recommence à en faire… Après, c’est un truc que j’ai commencé à sentir ces derniers mois. C’est plutôt une confirmation.