J+3 : On prend la voiture !

Ça y est. Le moment est venu de prendre la voiture.

Le plan initialement prévu aujourd’hui était de visiter au moins le château de Nagoya. Sauf que je ne suis pas satisfait de mon niveau de compréhension du code de la route. Après être rentré hier soir, je me suis penché sur les dernières pages de l’ebook que je lisais pour être au courant des subtilités du code japonais, ainsi que des vidéos. Mais il y a une telle variété que ça m’a pris jusqu’à 2h du matin à tout regarder. Aucune assurance d’avoir tout bien compris. Donc, je vais plutôt partir le plus rapidement de la ville pour rouler en tranquillité.

Je rejoins l’agence qui est à moins de dix minutes de l’hôtel à pied.

J’entre et assez rapidement, l’agent prend ma réservation en charge. Je fournis le numéro de réservation, le passeport, le permis et la traduction de permis pour compléter le dossier. Petit échange en anglais pour vérifier que tout est ok au niveau des dates et des services commandés.

On passe ensuite à la vérification. On ne regarde que les gros défauts, pas les rayures ou marques. Peut-être est-ce parce j’ai pris l’assurance au niveau maximum chez eux. Ou peut-être que c’est Toyota qui est conciliant. Toujours est-il que ça change des locations en France où la moindre rayure se paye !

Petite Yaris avec une petite hybridation.

L’agent met la carte ETC, et c’est terminé ! ETC, c’est le système électronique pour le péage sur autoroute. L’équivalent du badge de télépéage en France. Ça se met dans un boîtier relié au système sonore de la voiture, qui diffusera les notifications de paiement (en anglais pour moi !). La carte elle-même est en option, mais si j’en avais eu une, j’aurais pu utiliser la mienne.

Donc je me mets en route, avec prudence. Il faut que je prenne mes repères, volant à droite et conduite à gauche oblige.

J’utilise le gps de Google Maps parce que je peux pointer plus facilement sur ce que je veux, alors que le gps intégré demande une adresse forcément en japonais.

Ça faisait longtemps aussi que je n’avais pas conduit une voiture à transmission auto. Et jamais une petite comme Yaris. C’est quand même sympa à conduire. Juste les petits bips du système de vérification d’attention qui soule un peu. (Enfin c’est comme ça que j’interprète car ça disparaît quand je bouge le volant quand je suis sur le régulateur.)

Une fois passé les bouchons en sortie de Nagoya, je file sur l’autoroute. Bon j’ai pas de photos parce que je suis occupé à conduire. Mais une chose est certaine, je me fais quasiment doubler de partout. Pourtant je check bien la limitation sur les panneaux…

Je rends compte que ça peut être un problème d’avoir son téléphone en navigation sans recharge batterie. Je branche en louzedé sur la prise USB… Oh ça connecte en Android auto. Je n’ai jamais utilisé avant. Mais un peu chiant, le son n’est pas très fort.

Je décide à mi-parcours de prendre une sortie d’aire d’autoroute.

J’ai pris un karaage, un café distributeur chaud, et des conneries au minimarché.

Je pars ensuite pour tenter d’arriver dans le parking que je visais. Après un petit embouteillage à Ise en sortie d’autoroute, je me dirige au parking. Le GPS m’emmène dans des petites ruelles. Et des agents de circulation me font signe que c’est plein et qu’il faut rouler… J’essaie de faire une deuxième tentative dans un parking d’un centre commercial, mais je n’ai pas compris comment ouvrir la barrière d’entrée… Ptin que c’est con. Fallait peut-être mettre des billets dans la machine ? J’ai rebroussé chemin dépité. Donc je me suis mis en tête de vagabonder pas loin… Jusqu’à ce que je vois un panneau « Futami Public Parking » ! Je sors de l’artère pour m’immiscer dans cet voie. Et bingo ! Ça ressemble à un parking avec énormément de place.

Je demande confirmation à une vieille dame qui marchait sur le parking : « kono chūshajō wa muryō desuka ? ». Le parking est-il gratuit ? Elle me répond oui. Ouf ! Je peux enfin visiter !

Après quelques minutes de marche, j’atteins la plage.

Sur la route, des non japonais d’apparence m’abordent en japonais. Je leur réponds en japonais. Ils viennent des USA. Je leur réponds que je suis français. On bascule en anglais, et je comprends que ce sont des missionnaires mormons ! Haha on a tapé la discute sur le sujet religieux. Apparemment, ils sont envoyés deux ans en mission. Quelle chance ! J’aimerais bien être envoyé en mission par ma boîte aussi. Ils l’ont proposé de me donner un exemplaire du livre des mormons, mais je ne suis pas actuellement intéressé par son étude. Je ne me souviens plus de leurs noms… En tous cas, ils étaient cools.

Je reprends le chemin vers l’attraction du coin : le meotoiwa jingu.

C’est apparemment un lieu shinto important qui est dédié aux couples. Pas pour moi quoi.

Les deux rochers sont censés symboliser des amants.

Il y avait un monde fou. Mais en fait, on est samedi. Donc, c’est pour ça que le parking était galère, je présume.

Ce temple était aussi sur le thème des grenouilles. Là où on se purifie avec l’eau, on peut arroser des grandes statues de grenouilles. Ça doit porter chance.

En parlant de chance, comme je suis tristement seul dans ce temple pour couples, j’ai pris des petits souvenirs de chance. Sait-on jamais…

Aux alentours de 16h15, je rejoins l’auberge où je vais dormir. J’ai pu demander à un employé l’endroit où se trouve leur parking. Il m’y emmène et on tape un peu la discute en japonais basique. Il me dit que j’ai du courage d’y aller seul. 🫣

Bref, donc je ramène la voiture. Je procède à la récupération des vêtements du lendemain, car je vais laisser ma valise dans le coffre. D’ailleurs, truc chelou dans Yaris, c’est qu’il n’y a pas de plage arrière… Ou alors, j’ai mal vu.

J’entre dans la chambre. Faut que je trouve à nouveau comment mettre le yukata et le obi (ceinture). Après une quinzaine de minutes à essayer en regardant des vidéos YouTube foireuses, j’y arrive, et je vais au bain.

Je m’étais à nouveau intéressé aux us et coutumes du bain onsen dans les ryokans. Tout laisser à l’entrée dans un bac, on entre, on se lave shampoing et savon, on se rince bien, on plonge dans le bain chaud… Ah que ça fait du bien… Ensuite, on remonte se refroidir à l’eau fraîche avec l’aide du bol, et re-bain… Etc. Jusqu’à plus envie, et auquel cas faut aller se sécher avec les serviettes fournies et se rhabiller.

Je n’ai pas trop tenté de rester longtemps. Faut dire que ces bains sont intenses niveau cardiovasculaire. Ça peut être dangereux, et j’étais tout seul.

Pour finir cette journée, je vais au restaurant d’en face. Ils font des trucs assez classiques niveau bouffe jap, mais je vais tester leur spécialité locale, le ise udon. C’est un udon avec une sorte de shoyū, une sauce soja. C’était bon ! Mais ce n’était que du udon, donc pas hyper équilibré, je sais…

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