J-27 : Le casse-tête de la logistique du voyage au Japon

Depuis plus d’une semaine, je suis en train de travailler mon itinéraire.

Je dois notamment composer avec Google Maps (itinéraires de base et découverte de lieux), Rome2Rio (capable d’envisager des trajets aériens, interface un peu plus réactive et pratique, mais timetables un peu plus théoriques), et Navitime (possiblement le plus précis pour la navigation, mais bug un peu au niveau des tarifs).

La carte des points d’intérêt. C’est le bazar, et je ne ferai certainement pas tout en un seul voyage.

Il y tellement de choses à voir et à faire au Japon. Avec pour défi d’aller à Kyushu et Hokkaido dans le même voyage, je dois composer avec de nombreux facteurs tels que la météo, les distances, les moyens de locomotion, les activités datées, les valises, et les fringues.


Concernant la météo, il faut que je fasse attention à ne pas me retrouver bloqué dans une tempête de neige. C’est ce qui me pousse à décaler le voyage à Hokkaido et les Alpes japonaises vers le milieu et fin du voyage afin de réduire ces chances d’être bloqué.


Ensuite, niveau distance, le Japon a à la fois l’avantage et l’inconvénient d’être un pays longiligne.

C’est pour moi ce qui fait le succès des Shinkansen, car il n’y a besoin que d’une ligne pour desservir 70% (à vue de nez) du pays, de Kagoshima à Hakodate (bientôt jusqu’à Sapporo). En France, les lignes de TGV sont surtout en étoile, avec pour centre Paris, ce qui rend les trajets de province à province plus fastidieux et la maintenance moins optimale.

Mais pour en revenir au Japon, cette longilignité fait que je reviendrai probablement sur mes pas. En voyage, je n’aime pas faire ça. J’aime faire des boucles qui n’empruntent pas le chemin du retour sur le chemin de l’aller. Mais voilà, la topographie ne le permet pas facilement, et le temps qui m’est imparti (trois semaines) ne m’offre pas trop le loisir de me perdre sur des lignes locales parallèles. Du coup, je dois adopter des stratégies pour limiter cet effet.


Tiens ! En parlant de temps de parcours, il m’a fallu chercher à réduire ceux qui ne m’intéressent pas, ainsi qu’à joindre certaines localités mal connectées. Certaines sont en effet mal desservies par les transports en commun, ou ne sont pas optimisées en faisant beaucoup de détours ou lacets. C’est pour cela que j’ai pris l’initiative de conduire au Japon sur une partie du trajet.


Au sujet des activités datées, heureusement, je n’en ai pas beaucoup, et je pense ne pas en prévoir plus. J’ai prévu une visite guidée des temples shinto de Ise, une session à Hamamatsu où je peux m’essayer à l’artisanat du taiko, ainsi qu’une visite du salon AnimeJapan 2026 au Tokyo Big Sight. Pour ce dernier, je me souviens avoir fait l’impasse alors que j’étais passé devant au voyage précédent en 2023, redoutant de ne rien piger. Cette fois, je ne pigerai pas plus le japonais, mais j’ai envie de visiter ce lieu mythique (notamment fameux pour son Comic Market), donc j’ai pris un billet daté !

AnimeJapan 2023 au Tokyo Big Sight. Je n’étais pas entré en 2023… Mais en 2026, j’irai, pour sûr !

Les valises. Ah ! Les valises ! Ce qui est embêtant avec elles, c’est qu’il faut se les trimballer avec soi. J’ai prévu de bien les remplir de souvenirs, donc je vais en amener deux, car elles sont prévues par mon billet d’avion. Mais il est hors de question que je les prenne tout le temps avec moi.

Il y a deux possibilités :

  • Déposer dans une consigne à bagages.
  • Expédier via un service d’expédition, depuis un hôtel (voire konbini) vers un autre hôtel ou une des agences du service.

J’ai trouvé que Haneda avait plusieurs bureaux de service d’entreposage temporaire de bagages1, de sociétés différentes. Cela peut durer deux semaines pour certaines d’entre elles. Je vais donc déposer une valise ici dès mon arrivée, et emporter la deuxième avec moi, jusqu’à ce que je retourne à Tokyo après la boucle du sud, où je déposerai ma valise remplie et prendrai celle qui est vide pour la deuxième partie du voyage au nord.

Services de bagage à Haneda

Et pour des destinations intermédiaires, quand je ne serai pas en voiture, j’utiliserai des services comme takkyubin (parfois écrit « Ta-Q-Bin ») pour expédier d’hôtel à hôtel ou à l’aéroport. En fait, faut voir ça comme un genre de Mondial Relay, en bien plus intégré dans la société. L’expédition permet une livraison rapide le jour même ou suivant (en fonction des distances), et de les entreposer à leur destination (jusqu’à 7 jours depuis la date d’envoi), donc c’est un avantage certain. Cela me permettra de faire relier deux localités en transport en commun avec juste un sac à dos.


Dernier point : la gestion des vêtements ! En effet, je n’ai pas envie d’emporter pour trois semaines de vêtements. Déjà que je dois prendre des mesures particulières en raison de la diversité climatique entre le sud et le nord du pays. Mais en plus, ça prend de la place dans la valise, et ça pèse. Une semaine, ou max dix jours, c’est déjà suffisant. Mais n’étant pas un gros crado, il faut donc prévoir l’accès à une machine à laver.

En général, c’est pour cela que je cherche des Airbnb équipés pour pouvoir laver en milieu de parcours. Il y a en dernier recours les services dans les hotels, moyennant un supplément, ainsi que les blanchisseries en libre-service, mais avec l’inconvénient d’être bloqué pendant le lavage pour surveiller le linge.


Bref, ça fait pas mal de critères à prendre en compte pour un voyage bien rempli !

  1. https://tokyo-haneda.com/en/service/facilities/baggage_checkroom.html ↩︎

Commentaires

2 réponses à “J-27 : Le casse-tête de la logistique du voyage au Japon”

  1. Avatar de Elsental

    Ta carte de points d’intérêts me fait bien peur ◑﹏◐. Je trouve ça bien ambitieux de toucher aux deux des grandes îles qui s’opposent dans un même voyage de 3 semaines. Bon courage pour minimiser les allers-retours !

  2. Avatar de Dakwamine
    Dakwamine

    Merci ! Oui, c’est un sacré défi ! Je voulais voir vraiment des choses différentes. En un mot : me dépayser. 🙂