Mon article précédent mentionnait les bonnes pluies que je m’étais prises durant la saison printanière 2023 au Japon.
Depuis quelques jours, je me suis donc intéressé aux vêtements que je pourrais porter pour éviter d’être mouillé. Je me souviens que le premier jour, j’avais déjà mes baskets Asics imbibées d’eau. C’était horrible ! Mais j’avais eu cette lucidité inhabituelle qui m’avait fait prendre une paire de chaussures supplémentaire dans mes valises, des Skechers, qui m’ont fait le reste du voyage. C’était d’ailleurs la première fois que je les portais autant, et j’ai été conquis par leur performance waterproof et leur robustesse (ville et rando en terrain un peu escarpé).

J’avais également dû acheter un parapluie sur place, car celui que j’avais emporté, un C&A acheté pas cher un ou deux ans plus tôt (Je me souviens l’avoir acheté pour aller voir mon pote Guillaume qui habite à 400 km de chez moi ; ce même Guillaume avec qui j’allais voyager plus tard au Japon ! La coïncidence est incroyable quand j’y pense.) commençait à rouiller du fait de l’humidité persistante. J’étais loin d’imaginer que c’était possible. Par conséquent, je m’en suis procuré un dans un konbini. Malheureusement pas le modèle transparent, parce que je craignais que ça ne rentre pas dans la valise !

Bref, avec toute cette expérience, me voici devant un défi : m’équiper pour mieux affronter la pluie.
Aux pieds, j’avais le souvenir de la pluie qui rentrait par l’ouverture des chaussures et qui me mouillait le bas du pantalon. Ce serait donc pertinent d’opter pour des guêtres. C’est le genre d’accessoire qu’on se réserve habituellement pour éviter la neige dans les bottines. Mais ça fonctionne aussi pour la pluie, évidemment.
Cependant, mes Skechers ne sont pas compatibles avec ces guêtres. Ces dernières nécessitent un passage sous la semelle pour faire passer l’attache, et mes Skechers sont totalement plats en-dessous. Je dois donc opter pour d’autres chaussures qui permettent ce passage, imperméables, et avec une adhérence au sol pour m’autoriser à quelques sorties en terrain glissant. Ce dernier critère a son importance car je vais cette fois m’aventurer à Hokkaido, où il n’est pas exclu qu’il neige encore en Avril ! Mais attention, je ne veux pas de bottes. C’est beaucoup trop contraignant niveau place dans la valise, et possiblement trop chaud quand je serai dans le sud. J’ai donc trouvé le bon compromis dans le modèle Colorado Sneakers Low de CAT.
Le bas des jambes est protégé. Que faire pour ce qui se trouve plus haut ?
En bon voyageur, j’avais opté précédemment pour une stratégie en oignon, avec un gilet et un manteau, pour parer à différentes situations, accompagnés d’un parapluie. Cela s’était révélé plutôt efficace, pourvu que le parapluie tienne. J’ai envisagé d’emporter mon beau ciré jaune à la place du manteau (souvenir acheté après un voyage en Bretagne), mais il est un peu plus lourd, encombrant, et généralement moins confortable à cause de sa robustesse. Non, vraiment, la stratégie en oignon était vraiment optimale.
Il restait néanmoins la zone des cuisses qui pouvait mouiller quand ça souffle, car mon manteau ne descend pas aussi bas.
Donc cette fois, je vais emporter un poncho de pluie. Il s’agit d’une toile synthétique imperméabilisée qu’on porte au-dessus de tout. C’est léger, ça ne prend pas trop de place une fois plié correctement. Je concède que ce n’est pas très élégant ni très pratique à enfiler et retirer rapidement. Je vais donc réserver cela à mes quelques excursions prolongées en extérieur (protège également un éventuel sac à dos).
Pour complément d’info, il ne faut pas prendre de poncho spécial vélo, qui ont une coupe qui donne moins d’aisance dans le mouvement des bras. J’avais acheté un Vaude. Tissu 100% polyamide, au toucher plus qualitatif que celui que je vais emporter au Japon, un Andake (polyester) (qui fera le boulot, mais qui pue au déballage ; j’ai dû le laver avec une lessive spéciale imperméables et le désodoriser). Mais il protège moins bien les bras hors session de vélo, et il est un peu moins pratique en cas de vent, car on est censés attacher ce poncho au guidon. Il aurait fallu par exemple une ceinture pour fixer le poncho au niveau de la taille pour que ce soit viable un minimum.
Voici donc ce que ça donne, une fois le tout porté.

J’ai testé la performance du tout sous la douche. J’étais quasi-totalement au sec ! Il n’y avait qu’une légère infiltration d’eau au niveau du bas des lacets des chaussures, mais je pense que ça ira sous des conditions normales de pluie.
Bref. Tout ceci m’a amusé à préparer.
Tout ce que j’ai acheté, ce sont des choses que je pourrai évidemment utiliser longtemps après le voyage, comme en témoignent mes chaussures toujours là 4 ans après leur achat.
À propos d’entretien, et en aparté de cet article, je me suis également procuré des produits d’entretien, notamment pour nettoyer les chaussures et rénover l’imperméabilité des imperméables. J’espère bien faire durer le tout le maximum de temps…
Commentaires
3 réponses à “J-33 :Équipement imperméable pour le Japon”
Ouah, je suis impressionné par cette précaution pluvieuse ! Je ne serais clairement pas équipé comme ça dans mon voyage dans 2 ans . J’aurais clairement mes mêmes baskets qui sont des éponges quand il pleut, avec juste un petit parapluie.
Ce sera juste un peu inconfortable, mais tu vas t’amuser quand même !
[…] En effet, je n’ai pas envie d’emporter pour trois semaines de vêtements. Déjà que je dois prendre des mesures particulières en raison de la diversité climatique entre le sud et le nord du pays. Mais en plus, ça prend de […]