Je viens de me rendre compte que je me suis trompé de jour dans une réservation pour un vol intérieur liant Sapporo à Sendai. Du coup, je dois revoir mon plan parfait de la boucle du nord qui m’a pris trois jours à calculer…
Je me soule, c’est chaud. Jusqu’à présent, je faisais hyper gaffe sur tout. Et comme par hasard, j’étais pressé parce que je devais sortir, et je n’ai pas bien regardé la date. Et bien sûr, ce n’est pas déplaçable ni remboursable.
Bon. Ne cédons pas à la panique. Ne prenons pas de nouveau billet, juste pour conserver le circuit parfait. Envisageons des opportunités.
Déjà, sacrifions un jour de visite de Sapporo. Il me restera donc deux demi-journées pour en profiter (réparties sur deux jours). Je pouvais aussi sacrifier Hakodate, mais cette ville a l’air trop mignonne pour que je l’ignore. Ça complique un peu la gestion de la valise, mais bon, on va essayer de se trouver un coin locker pour la laisser à la gare Shin-Hakodate, et ça devrait aller.
La question que je me pose maintenant est : comment vais-je occuper cette journée supplémentaire à Sendai ? Regardons…
Il y a apparemment le mausolée de Date Masamune, un personnage historique d’importance, fondateur de Sendai. J’ai déjà entendu de nom, cela peut valoir le coup d’y jeter un œil.
Il y a aussi une boucle touristique sous la forme d’un bus à l’allure trop cool, le Loople Sendai. Il fait le tour des sites touristiques de Sendai, ce qui est très cool !
Je ne sais pas si vous avez interprété ça de la même façon que moi. Mais ce site est tourist-mega-friendly ! Des suggestions de parcours en fonction du profil de visiteur, avec un temps de parcours estimé ! Rien qu’à cause de ça, je leur décerne la palme de ville la plus sympa à visiter !
Et puis s’il me reste du temps, j’irai faire un tour dans les centres commerciaux et le Yodobashi Camera, à la recherche de bouffe, de jeux, et de whatever.
Bon. Avec tout ça, je pense que cette partie du voyage est sauvée. Faut juste que je ne me trompe pas dans la réservation d’hôtel. N’EST-CE PAS ?!
Mon article précédent mentionnait les bonnes pluies que je m’étais prises durant la saison printanière 2023 au Japon.
Depuis quelques jours, je me suis donc intéressé aux vêtements que je pourrais porter pour éviter d’être mouillé. Je me souviens que le premier jour, j’avais déjà mes baskets Asics imbibées d’eau. C’était horrible ! Mais j’avais eu cette lucidité inhabituelle qui m’avait fait prendre une paire de chaussures supplémentaire dans mes valises, des Skechers, qui m’ont fait le reste du voyage. C’était d’ailleurs la première fois que je les portais autant, et j’ai été conquis par leur performance waterproof et leur robustesse (ville et rando en terrain un peu escarpé).
Mes Asics qui avaient pris la grosse douche les deux premiers jours, et les Skechers qui ont terminé le voyage. Photo de 2026. Je les porte encore !
J’avais également dû acheter un parapluie sur place, car celui que j’avais emporté, un C&A acheté pas cher un ou deux ans plus tôt (Je me souviens l’avoir acheté pour aller voir mon pote Guillaume qui habite à 400 km de chez moi ; ce même Guillaume avec qui j’allais voyager plus tard au Japon ! La coïncidence est incroyable quand j’y pense.) commençait à rouiller du fait de l’humidité persistante. J’étais loin d’imaginer que c’était possible. Par conséquent, je m’en suis procuré un dans un konbini. Malheureusement pas le modèle transparent, parce que je craignais que ça ne rentre pas dans la valise !
La rouille s’est installée au niveau des articulations du parapluie.
Bref, avec toute cette expérience, me voici devant un défi : m’équiper pour mieux affronter la pluie.
Aux pieds, j’avais le souvenir de la pluie qui rentrait par l’ouverture des chaussures et qui me mouillait le bas du pantalon. Ce serait donc pertinent d’opter pour des guêtres. C’est le genre d’accessoire qu’on se réserve habituellement pour éviter la neige dans les bottines. Mais ça fonctionne aussi pour la pluie, évidemment.
Cependant, mes Skechers ne sont pas compatibles avec ces guêtres. Ces dernières nécessitent un passage sous la semelle pour faire passer l’attache, et mes Skechers sont totalement plats en-dessous. Je dois donc opter pour d’autres chaussures qui permettent ce passage, imperméables, et avec une adhérence au sol pour m’autoriser à quelques sorties en terrain glissant. Ce dernier critère a son importance car je vais cette fois m’aventurer à Hokkaido, où il n’est pas exclu qu’il neige encore en Avril ! Mais attention, je ne veux pas de bottes. C’est beaucoup trop contraignant niveau place dans la valise, et possiblement trop chaud quand je serai dans le sud. J’ai donc trouvé le bon compromis dans le modèle Colorado Sneakers Low de CAT.
Le bas des jambes est protégé. Que faire pour ce qui se trouve plus haut ?
En bon voyageur, j’avais opté précédemment pour une stratégie en oignon, avec un gilet et un manteau, pour parer à différentes situations, accompagnés d’un parapluie. Cela s’était révélé plutôt efficace, pourvu que le parapluie tienne. J’ai envisagé d’emporter mon beau ciré jaune à la place du manteau (souvenir acheté après un voyage en Bretagne), mais il est un peu plus lourd, encombrant, et généralement moins confortable à cause de sa robustesse. Non, vraiment, la stratégie en oignon était vraiment optimale.
Il restait néanmoins la zone des cuisses qui pouvait mouiller quand ça souffle, car mon manteau ne descend pas aussi bas.
Donc cette fois, je vais emporter un poncho de pluie. Il s’agit d’une toile synthétique imperméabilisée qu’on porte au-dessus de tout. C’est léger, ça ne prend pas trop de place une fois plié correctement. Je concède que ce n’est pas très élégant ni très pratique à enfiler et retirer rapidement. Je vais donc réserver cela à mes quelques excursions prolongées en extérieur (protège également un éventuel sac à dos).
Pour complément d’info, il ne faut pas prendre de poncho spécial vélo, qui ont une coupe qui donne moins d’aisance dans le mouvement des bras. J’avais acheté un Vaude. Tissu 100% polyamide, au toucher plus qualitatif que celui que je vais emporter au Japon, un Andake (polyester) (qui fera le boulot, mais qui pue au déballage ; j’ai dû le laver avec une lessive spéciale imperméables et le désodoriser). Mais il protège moins bien les bras hors session de vélo, et il est un peu moins pratique en cas de vent, car on est censés attacher ce poncho au guidon. Il aurait fallu par exemple une ceinture pour fixer le poncho au niveau de la taille pour que ce soit viable un minimum.
Voici donc ce que ça donne, une fois le tout porté.
Chaussures + guêtres + bas du poncho de pluie = aucun vêtement exposé !
J’ai testé la performance du tout sous la douche. J’étais quasi-totalement au sec ! Il n’y avait qu’une légère infiltration d’eau au niveau du bas des lacets des chaussures, mais je pense que ça ira sous des conditions normales de pluie.
Bref. Tout ceci m’a amusé à préparer.
Tout ce que j’ai acheté, ce sont des choses que je pourrai évidemment utiliser longtemps après le voyage, comme en témoignent mes chaussures toujours là 4 ans après leur achat.
À propos d’entretien, et en aparté de cet article, je me suis également procuré des produits d’entretien, notamment pour nettoyer les chaussures et rénover l’imperméabilité des imperméables. J’espère bien faire durer le tout le maximum de temps…
Alors que j’étais en train d’étudier le sujet de la location de voiture pour mon voyage au Japon, une question m’est apparue : est-ce que je dois louer une voiture équipée de pneus hiver ?
Mon voyage de 2023, qui s’est également déroulé en mars et avril, m’a toujours gardé dans des zones de température agréables, malgré les grosses pluies que je me suis mangées. Mais pour ce nouveau voyage, j’ai envie de m’aventurer dans d’autres contrées, notamment les alpes japonaises et Hokkaido.
Mes recherches montrent que ces endroits seront probablement enneigés, même en avril ! Voilà qui est embêtant. Le fait de rouler en pneus hiver ou dans des conditions dégradées ne m’effraie pas. Par contre, la possibilité d’avoir des routes fermées ou impraticables au point de nécessiter des chaines, ça, c’est rédhibitoire quand on veut optimiser son temps !
Je dois me résoudre à limiter l’usage de la voiture, en évitant les zones à risque. Cela me donne donc une orientation sur comment je vais me déplacer. Je pensais pouvoir tout faire en voiture, mais voilà que le train et les transports en commun font leur grand retour dans mon plan ! Et je dois avouer que j’aime bien le train, et si ça pouvait me faire traverser des paysages enneigés de montagne, ça me plairait beaucoup…
J’ai pris un billet d’avion de la compagnie Japan Airlines en fin d’année 2025, pour mars-avril 2026. Un direct vers Haneda. C’était un choix que je justifiais par l’envie d’entrer plus rapidement dans le voyage que lors de ma précédente excursion nipponne en 2023 (dont je parlerai surement un jour sur ce blog !) où j’avais fait une correspondance à Taipei, avec pour aéroport Narita. Le prix de ce nouveau billet, environ 1200 euros, était à peine plus élevé que mon billet de l’époque, un aller-retour via EVA Air (une bonne compagnie, soit dit en passant), donc je n’ai pas trop réfléchi.
Alors que j’achetai ce billet, je n’avais aucune idée spécifique d’endroits à visiter. Rien que l’envie d’aller me confronter à l’inconnu m’a insufflé la motivation initiale de revenir dans ce beau pays, avec de nouveaux objectifs, et de nouvelles conditions : j’y serai seul cette fois. (J’étais accompagné la dernière fois de Guillaume, un bon ami.)
Nous sommes le 2 février 2026. Il ne s’est pas passé grand chose entre le moment où j’ai pris ce billet et aujourd’hui. À mon grand regret d’ailleurs. Mais les fêtes de fin d’année, les aléas de santé, les visites chez les amis et la famille, les cours de japonais, ont fait disparaitre le temps libre qui m’aurait été nécessaire pour bien planifier les choses.
Je me retrouve donc dans une configuration où je vais devoir faire les bons choix, et vite.
Il y a déjà plusieurs objectifs que je me suis fixé :
Conduire au Japon.
Aller du sud (Kyushu) vers le nord (Hokkaido).
Faire des expériences uniques, genre fabriquer des choses, aller dans des endroits moins connus.
Voir mon pote Josselin.
Relater mon voyage sur ce blog. C’est ce que je suis en train de faire. Haha !
Pour le moment, j’ai une carte OpenStreetMap avec quelques points par-ci par-là. Mais c’est bien trop loin de ce que je qualifierai d’un plan de voyage, et ce sera ma tâche principale dans les prochains jours.
Au sujet de la voiture
En attendant, j’ai déjà commencé à potasser pour savoir ce qu’il faut pour conduire une voiture au Japon. Ce qu’il faut savoir, c’est que le permis français ne fonctionne pas là-bas par défaut. Il faut le faire traduire. Pas par n’importe qui, mais par la fédération japonaise de l’automobile, ou JAF.
La procédure en l’an 2026 est à la fois plutôt simple, mais semée d’embûches. Il suffirait de remplir un formulaire sur internet, payer, d’attendre la traduction, et faire imprimer. Mais voici les dites embûches :
Le formulaire ne peut se remplir que DEPUIS le Japon. Un VPN ne fonctionne pas non plus ! J’ai tenté avec Proton, mais impossible quand même.
La traduction prend un certain temps, et de ce que j’ai compris, il faut faire imprimer cette traduction sous une semaine, dans un konbini. Le timing risque d’être très serré.
Il est également possible de demander à un ami sur place de s’occuper des démarches. Encore faut-il en avoir sur Tokyo…
À cause de cela, je vais devoir trouver des agences qui permettent d’expédier directement en France en avance. C’est un moindre mal… Si je le fais sur place, cela m’obligerait à attendre que la traduction soit faite pour pouvoir louer ; c’est un risque que je ne suis pas prêt à prendre.
À part ces histoires de permis, j’ai aussi commencé à me renseigner sur divers points réglementaires et culturels de l’usage de la route. Comment fonctionne un parking payant, les panneaux, les us et coutumes… Je me suis notamment procuré (ne me demandez pas comment) la version numérique et en anglais du livre proposé par la JAF à destination des conducteurs étrangers. Elle est normalement dispo sur amazon.co.jp, mais ils ont suspendu la commercialisation, et il ne reste que la version papier à 7xx yens… et plus d’une vingtaine d’euros d’expédition ! C’était peut-être même plus, mais le prix m’a tellement choqué que je n’ai pas réfléchi plus longtemps pour me débarrasser de cette idée d’importer le livre physique.