Aujourd’hui, c’est le départ.
Camille et moi nous offrons un petit brunch avec les quelques provisions achetées hier soir et des viennoiseries supplémentaires d’une boulangerie de quartier du centre de Rennes. Les disques vinyles tournent pour accompagner nos oreilles de morceaux tantôt récents, tantôt anciens.
Je prends soin de remballer mes affaires ensuite dans ma petite valise. J’avais pris mon PC portable avec moi, mais je ne m’en suis jamais servi. J’avais aussi pris ma Switch, non utilisée durant tout le voyage. Ce sera une leçon pour la suite : quand je voyagerai, je serai tellement occupé et épuisé qu’il est inutile de m’embarrasser de ces divertissements. (Note du futur : je me suis tenu à ce principe, hormis le voyage au Japon qui arrivera dans quelques mois, où j’ai pu jouer à Zelda BOTW dans l’avion du retour.)
Je n’ai pas de photo de cet instant. Et quand j’y pense, il y a pas mal de petits moments que je n’ai pas immortalisé. Il faut dire que remplir ce blog n’était pas mon intention initialement. Mais avec l’expérience de ce voyage, je saurai que c’est sympa de faire quelques clichés et vidéos pour illustrer. (Note du futur : c’est ce que je ferai dès le voyage au Japon : photos ET vidéos. D’ailleurs, il faut que je monte ces vidéos !)
Je quitte Camille et sa petite chienne. Je rejoins ma voiture garée au sec dans le parking des Lices. En m’installant, je remarque que j’ai oublié des souvenirs… Bon, je me rapproche de chez Camille une dernière fois pour qu’elle me les apporte en bas.
Une fois ceci fait, je commence à rouler en direction de Guérande. Un dernier point : je mets le GPS. Et en même temps, je propose mon trajet de Saint-Nazaire à chez moi sur BlaBlaCar. Saint-Nazaire est une grande ville proche de Guérande, donc j’imagine qu’il y aura un peu de monde. Je planifie en prenant en compte mon trajet initial et je laisse en mode acceptation automatique, puis je pars.
Je refais un plein en route histoire de ne pas avoir à le faire sur l’autoroute en rentrant. Un message arrive sur mon téléphone. Je me mets sur le bas côté. C’est un utilisateur de BlaBlaCar qui me demande si je peux le prendre. Ça devrait le faire. L’endroit proposé n’est pas trop gênant. Mais je commence à me rendre compte qu’en fait, c’est chiant de gérer les réservations tout en conduisant… Mouarf, tant pis. De toute façon, j’ai posé le trajet vraiment à la dernière minute. Ça ne devrait pas trop poser de souci. Une deuxième réservation tombe. Mh… les points de départ et d’arrivée proposés ne sont pas hyper pratiques mais c’est gérable.
J’arrive aux marais salants de Guérande.

J’espérais trouver un marchand de sel. Mais on était dimanche. C’est dommage. J’aurais volontiers pris de la fleur de sel… Je me remets en route.
Allez, on va chercher les co-voyageurs. Comme un certain temps est passé entre le voyage et le moment où j’écris ce blog, je ne sais plus exactement dans quelle ville j’ai pris mes premiers voyageurs. Probablement Nantes. Pour l’un, ça se passe bien. C’est moi qui suis un peu en retard, à cause de la gestion des passagers qu’il a fallu faire en cours de route. Pour l’autre, il est en retard, donc en retard sur mon retard.
Je fonce ensuite pour Le Mans pour déposer un voyageur. Ah ! Un appel, alors que je suis sur l’autoroute. C’est très gênant ! Comme je ne connais pas le numéro, j’imagine que c’est un autre voyageur. Celui-ci voulait savoir si j’étais encore dispo, et je lui ai répondu que oui, et qu’il fallait se rendre au point Au Mans que j’avais mis sur mon trajet. C’était un peu dangereux de faire ça. Franchement, je pense que c’est une très mauvaise idée d’avoir ses trajets ouverts à la réservation durant la conduite. Je pense que je ne ferai plus jamais ça.
En route, je m’arrête vite fait à une aire d’autoroute pour pause. J’achète des souvenirs, une boite de gâteaux et du gros sel de Guérande, histoire d’avoir quand même du sel de l’endroit que j’ai visité juste avant.
J’arrive Au Mans. Je vais chercher la nouvelle voyageuse. Mais je me rends compte qu’un des voyageurs semble déboussolé. En fait, il ne voulait pas descendre ici, mais en pleine ville… Il abuse, putain. Pffff… Comme je ne suis pas un connard, je l’emmène quand même dans le centre ville, près de la gare. Ici, il serait un peu à la merci des quelques bus du dimanche soir qui passaient dans le coin. On était à un point de covoiturage en sortie d’autoroute, en zone industrielle (au nord de la ville). En fait, c’est pas lui qui a fait la réservation, mais un membre de sa famille. Bon. Ça fait plus d’une vingtaine de minutes de retard à ajouter au trajet.
Je le dépose près de la gare, et je pars en vitesse. J’en profite pour demander aux deux passagers qui restent quelle était leur destination réelle. Comme je n’ai pas confiance dans BlaBlaCar pour les points de dépose, je préfère planifier mon GPS en conséquence plutôt que de me rendre compte trop tard que la destination est incorrecte. Ma prochaine destination devient donc Massy TGV.
Le reste du voyage se passe sans trop d’encombre, à part un petit coup de stress à cause du GPS que j’avais du mal à comprendre dans la zone autour de Massy, avec les chantiers, les innombrables bretelles que j’ai dû prendre, et les chemins douteux.

Bref, je continue pour déposer mon dernier passager, à la gare d’Ivry-sur-Seine. C’était mon passager tranquille et gentil que j’ai pris à Nantes. Passager qui a oublié son cache-cou dans ma voiture. Mais j’étais déjà rentré chez moi quand je m’en suis rendu compte. Il m’a donc légué son cache-cou, que je conserve précieusement parmi mes affaires depuis lors. C’était un chouette jeune homme qui est passé par la case foyer pour jeunes, très poli, un peu trop même, car il me vouvoyait par habitude (j’ai fait pareil pour le suivre !).
En rentrant, je passe par le McDal de base, ouvert encore à 22h40, heure à laquelle j’avais terminé mon trajet. C’est pas trop tôt !

Pour résumer cette journée, elle avait bien commencé, mais ça a un peu déconné ensuite, entre le détour par Guérande sans sel, et les trajets compliqués. Franchement, je n’aime vraiment pas gérer BlaBlaCar en dernière minute. C’est trop dangereux et relou.
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