Étiquette : permis

  • Permis B — Heure 8

    Le beau temps était au rendez-vous en cette huitième heure, d’autant plus que je conduisais de jour. Il faut dire que conduire tout le temps la nuit ou par temps gris, ce n’est pas très agréable. Donc dès l’apparition de petits rayons de soleil, ça fait du bien au moral. 🙂

    Au programme de cette heure, j’ai fait mon premier créneau. Voici les repères visuels que le moniteur m’a donné pour effectuer cette manœuvre :

    1. se placer le long de la voiture qui se trouve à l’avant de l’emplacement ;
    2. reculer en faisant patiner l’embrayage ;
    3. lorsque l’on voit l’arrière de la voiture que l’on longe au niveau de l’arrière de la vitre côté passager, braquer à fond pour s’insérer dans l’emplacement en continuant de reculer ;
    4. lorsque l’on voit le bord du trottoir dépasser le troisième appuie-tête de la banquette arrière (celui derrière le siège conducteur), contre-braquer en fonction de la vitesse de recul.

    Bien sûr, ne pas oublier de prendre toutes les précautions nécessaires, de mettre les clignotants pendant la manœuvre et de remettre les roues droites en fin de manœuvre. Aussi, ces repères sont ceux d’une Peugeot 207, donc ils peuvent différer légèrement selon les modèles de voiture.

    J’ai également fait un tour dans le Val Maubuée (secteur 2 de Marne-la-Vallée) et j’ai emprunté la départementale D199 pour retourner à Noisy-le-Grand. Pour s’insérer dans la voie rapide, le formateur m’a indiqué qu’il fallait regarder deux fois dans l’angle mort gauche dans la voie d’accélération afin de s’assurer d’une insertion en sécurité. Aussi, il m’a demandé de faire tourner à fond le moteur en 3ème vitesse pendant l’accélération pour monter à 90 km/h… en fait, je ne suis pas sûr d’avoir bien capté ce qu’il m’avait demandé de faire sur le moment :P.

    Pendant le voyage, alors que l’on roulait à l’allure normale sur une voie rapide, le moniteur m’a demandé de lâcher le volant afin de démontrer que la voiture gigotait de droite à gauche à cause de mes bras crispés. XD

    Enfin, lorsque j’arrivai en agglomération, il m’a fait passer de la 5ème vitesse à la 2nde une à une tout en décélérant en vue d’un feu rouge… Pas facile d’enchaîner tous les mouvements !

    Pour terminer la séance, je suis passé par le quartier de Villeflix afin de refaire quelques déplacements en pente, comme à l’heure 5. La conduite était plus tranquille que la dernière fois et je n’ai pas calé une seule fois. Peut-être parce qu’il faisait beau et jour ? 😛

    Au terme de cette huitième heure, les premières cases de l’étape 3 sont barrées : E3b, E3d, E3f, E3g.

  • Permis B — Heure 7

    Cette heure-ci, j’ai conduit la nuit dans bon nombre de rues et avenues de Noisy-le-Grand et Bry-sur-Marne. Le moniteur m’a fait faire mon premier demi-tour dans une rue :

    1. clignotant droit,
    2. s’arrêter le long du trottoir de droite,
    3. mettre la première vitesse en vue de faire patiner l’embrayage,
    4. vérifier si la manœuvre peut être exécutée en sécurité,
    5. clignotant gauche,
    6. avancer en tournant le volant à fond à gauche,
    7. une fois proche du trottoir de gauche, à environ 50 cm, tourner le volant dans l’autre sens pour remettre les roues les plus droites possibles,
    8. mettre la vitesse de marche arrière,
    9. clignotant droit,
    10. faire patiner l’embrayage tout en regardant dans la lunette arrière et en tournant le volant à fond à droite,
    11. mettre la première,
    12. clignotant gauche,
    13. partir !

    Ensuite, le formateur m’a donné un moyen mnémotechnique pour savoir dans quel ordre effectuer les mouvements pour démarrer. Pour démarrer, il faut être VIF :

    • Vitesse : mettre la vitesse adéquate ;
    • Indicateur : je crois que c’est ce mot, en tous cas, c’est pour dire qu’il faut signaler son départ avec les clignotants;
    • Frein : desserrer le frein à main pour repartir.

    Aujourd’hui, le formateur m’a décerné les premières cases noires (sujet assimilé) dans l’étape 1 : E1b, E1e et E1h. 🙂 De plus, E1i est croisé et toutes les cases de l’étape 2 sont enfin barrées (sujet abordé).

  • Permis B — Heure 6

    Le moniteur m’a fait faire un parcours relativement tranquille pour cette sixième heure. Quelques routes sinueuses, quelques carrefours giratoires ainsi que de longues lignes droites, toujours en agglomération.

    À un moment donné, il m’a fait m’arrêter le bord d’une rue déserte après avoir fait un demi-tour sur une place. Il m’a appris à utiliser le «patinage» : il s’agit d’une série de mouvements permettant de rouler tout doucement afin d’effectuer des manœuvres de conduite précises :

    1. à l’arrêt, débrayer complètement,
    2. mettre la vitesse désirée (1ère ou R),
    3. monter en régime pour atteindre les 1500 tr/min environ,
    4. embrayer tout doucement afin de faire déplacer la voiture lentement.

    Ensuite, il m’a fait faire ma première manœuvre : la marche arrière le long d’un trottoir. Voici les règles principales qu’il m’a énoncées :

    • on n’est jamais prioritaire pendant la manœuvre : ne jamais effectuer la manœuvre lorsqu’il y a des usagers de la route qui circulent à côté (pour la sécurité de chacun),
    • ne pas monter sur le trottoir,
    • ne pas accrocher les voitures.

    Et en ce qui concerne la manœuvre de marche arrière :

    • pour faire cette marche arrière le long du trottoir, il faut se retourner (vision directe) puis il faut conserver la ligne du trottoir au milieu de l’appuie-tête du milieu (repère visuel, pour une 207 en tous cas).

    Au terme de cette sixième heure, les cases barrées (abordées) sont : E2a, E2b, E2c, E2d, E2g, E2h. Il reste toujours l’E1i de non croisé.

  • Permis B — Heure 5

    Le programme de cette heure était la conduite sur des pentes. Il faisait nuit et la route n’était pas très bien éclairée. J’ai dû caler une bonne dizaine de fois étant donné que je ne maîtrise pas encore très bien l’embrayage et la boîte de vitesses. Par exemple, lorsque l’on grimpe une pente, je ne sais pas à quelle vitesse minimum le moteur devrait tourner pour passer la vitesse supérieure. Je m’emmêle encore les pinceaux lorsque j’agis sur les pédales.

    Pour démarrer en côte lors d’un arrêt à un panneau STOP, il faut obligatoirement mettre le frein à main. Le moniteur m’a également conseillé d’utiliser le frein à main dans toutes les situations qui présentent un risque lorsque la voiture recule : pente raide, chaussée sableuse, givrée, «grasse», quand la voiture qui est derrière est trop proche… Dans les autres cas, par exemple un arrêt en pente pas trop raide à un feu rouge, on peut démarrer sans utiliser le frein à main en prenant soin d’embrayer en 1ère un minimum — mais pas trop sous peine de caler le moteur — pour empêcher la voiture de reculer lorsque l’on retire le pied droit de la pédale de frein.

    J’ai également encore du mal à me placer correctement sur la route, je prends beaucoup de temps pour me préparer à un démarrage en côte, je suis toujours crispé et je ne fais pas les bons contrôles et mouvements quand je change de file.

    Au retour, il m’a fallu composer avec la circulation du centre-ville comme à chaque fois.

    Au final, je ne sais pas si le moniteur se rend compte du boulot qu’il me donne à chaque fois. J’ai des frissons rien que de parler de mes heures de conduite à l’écrit. >_<

    Au terme de cette cinquième heure, toutes les cases de l’étape 1 du livret d’apprentissage ont été croisées sauf le dernier i (Diriger la voiture, en avant et en arrière, …).

  • Permis B — Heure 1

    Je retrouve le monsieur qui m’avait emmené à mon deuxième examen. J’avais des irritations terribles (eczéma ?) sur l’avant-bras gauche à cause d’un bandage qui tenait le poignet, celui-ci étant à peine remis d’une petite douleur due à une chute lors d’une partie de football.

    Lors de la première heure, le moniteur étudiait mes connaissances, ma mémoire ainsi que ma capacité d’analyse. Voici en gros, autant que ma mémoire le permet, le programme de l’heure d’évaluation que j’ai suivi :

    1. Présentations et installation dans la voiture ;
    2. Petit questionnaire auquel je réponds oui ou non à des questions techniques. Le moniteur me dit directement si je me trompe ou pas en expliquant  ;
    3. Le moniteur m’indique un nombre apparemment quelconque ;
    4. Il me présente les fonctions de base du véhicule qui serviront lors de l’heure d’évaluation ;
    5. Il m’indique comment m’installer correctement :
      1. Hauteur du siège : le plus haut possible pour moi,
      2. Avancement du siège : de façon à ce que la jambe soit un peu fléchie lorsque j’appuie sur la pédale d’embrayage,
      3. Inclinaison du dossier : de façon à ce que les poignets soient contre le volant à 10h10,
      4. Rétroviseur intérieur : de façon à voir le maximum de la vitre arrière et qu’il vaut mieux voir le bord bas de la vitre plutôt que le haut,
      5. Rétroviseurs extérieurs : de façon à ce que je voie les poignées des portes arrières dans le coin intérieur bas,
      6. Ceinture : l’attacher,
      7. Ceinture 2 : s’assurer que les passagers ont attaché leur ceinture
    6. Démarrage et sortie du parking : je ne fais que diriger la voiture ;
    7. Pendant le trajet, j’énonce tous les signaux qui se trouvent sur mon chemin ;
    8. Dans des rues quasiment désertes, je manipule pour la première fois les pédales : difficile de doser ces machins là ! >_< ;
    9. Retour à l’auto-école après quelques calages 😛 ;
    10. Le moniteur me demande si je me rappelle du numéro qu’il m’avait dit (test de mémoire)
    11. Fin de l’évaluation : le moniteur me donne une sorte de note indicative qui correspond au final au nombre d’heures que je devrais faire afin d’obtenir le permis ;

    Dans mon cas, je devrais selon les estimations faire 29 heures de conduite, soit neuf de plus que la limite minimale légale de conduite.

    En conduite, j’avais tendance à coller trop à droite. Je n’avais pas encore pris vraiment connaissance de la largeur de la voiture et j’avais tendance à ne pas rester bien droit dans un couloir. Mon moniteur me rappellait sans cesse que je suis crispé et que je devais être un peu plus détendu des bras. J’avais l’impression d’entendre mes anciens professeurs de batterie qui me disaient la même chose. XD

    Bref, c’est ainsi que ma première heure s’acheva.

  • Permis B — Examen théorique

    Voilà près de 6 mois que je me suis inscrit à la formation d’une auto-école dans le but d’obtenir le permis B. Je suis actuellement à l’auto-école Grand’Rue se trouvant au centre-ville de Noisy-le-Grand. Les premiers mois étaient consacrés au passage de l’examen théorique du code de la route. L’apprentissage se déroule de cette manière :

    1. Vous devez lire un livre de code. Ce livre contient un bon nombre d’informations sur le code de la route ainsi que des exemples de comportements à adopter dans des cas précis. Ce livre n’est pas parfaitement exhaustif et certains passages sont un peu obscurs mais il vous donne une bonne base. Vous aurez des petits questionnaires avec quelques cas pas évidents.

      Livre d'apprentissage du codeIntérieur du livret

    2. Vous disposez de 25 séances de tests de code. Les conditions sont quasiment identiques de l’examen officiel. Vous portez un boîtier dans vos mains et vous devez choisir la ou les bonnes réponses. Les questions sont en général plus difficiles et parfois sournoises que les questions officielles. Donc, pas la peine de stresser si vous voyez que vous traînez entre cinq et dix fautes.
    3. Lorsque vous vous sentez prêts, vous passez ce que les personnes de l’auto école appellent l’examen blanc. Il s’agit tout simplement d’un autre examen comme aux tests code, avec le même boîtier, mais en beaucoup plus facile. Si vous vous plantez, c’est vraiment chaud pour votre tronche !
    4. Enfin, vous passez l’examen officiel. Une personne de l’auto-école muni de votre dossier se charge de vous y emmener en voiture, à moins que vous ne leur disiez que vous préférez y aller par vos propres moyens ; le centre d’examen se situant près du centre commercial Rosny 2.

    L'auto-école en photo

    Dans mon cas, j’avais dû passer deux fois cet examen théorique.

    Je me souviens que la première fois, j’avais fait deux ou trois fautes à l’examen blanc, j’étais avec quatre autres mecs qui voulaient passer ce même examen, j’avais un T-shirt blanc et il faisait chaud en ce jour de septembre. J’avais fait six fautes… Un peu dégoûté quoi, la limite étant cinq ! 100€ la faute, c’est cher. >_< Oui, il faut payer la réinscription à l'examen en cas d'échec, que l'examen soit théorique ou pratique.

    En aparté, le prix des réinscriptions aux examens officiels est autour de 100€ dans de nombreuses auto-écoles, mais ça peut exploser chez certains. Toujours penser à bien lire le contrat avant de signer !

    Ensuite, deux semaines environ s’étaient écoulées.

    Je n’avais pas révisé entre-temps et j’avais repassé l’examen blanc avec une seule faute. Puis le jour de l’examen théorique arriva. Encore une fois, une personne de l’auto-école, qui s’avérera être mon prochain moniteur de conduite, se dévoua pour nous emmener à ce centre d’examen. Cette fois, je portais un jean, un pull noir, ce qui était assez léger pour faire face au froid de canard qui était tombé rapidement, et j’étais avec trois demoiselles avec qui j’ai pu converser un peu plus longuement que la première fois. Ça parlait clope, stress de l’examen et peur de l’échec entre autres sujets torrides sur nos désirs charnels refoulés… Non je plaisante. Vous n’êtes pas sur un blog qui parle de rencontres amoureuses, que je sache ! XD

    Reprenons. Pendant le test, j’étais beaucoup plus concentré que la première fois. Je comptais même le nombre de fautes potentielles que je faisais (réponses incertaines). Finalement, j’ai réussi à passer l’examen théorique. Lorsqu’on le réussit, on ne sait pas combien de fautes on fait. Un peu frustrant. Tout ce que je sais, c’est qu’il n’y avait qu’une seule des trois femmes qui avait échoué. Je ne connais pas son nom, mais je lui souhaite bonne chance pour sa prochaine fois ! (et aussi bon courage pour les raisons qu’elle connaît)

    Il était temps de rentrer. Enfin, pas pour moi, où j’avais un rendez-vous à Levallois-Perret pour bosser sur un projet. Mais manque de bol, alors que j’arrivai à Magenta, un de mes camarades m’appelle pour me dire qu’il s’était trompé de jour et que le rendez-vous était le lendemain. J’aurais bien aimé rentrer en voiture, moi. 🙁

    Enfin, nous arrivons à la phase II de mon plan de conquête du monde d’obtention du permis B : la conduite !